Archives mensuelles : janvier 2014

Présidence du conseil de surveillance du Port du Havre : la mystérieuse inconnue !

pah_blogTraditionnellement la présidence du Port du Havre est réservée à une personnalité locale afin de porter la voix du monde économique havrais au sein du conseil de surveillance du Grand Port Maritime du Havre : c’était une tradition de 50 ans pleine de bon sens et bien utile au Président du Directoire du GPMH (ex-Directeur Général du PAH).

En proposant, cet après-midi, à la tête du conseil de surveillance du GPMH, Emmanuele PERRON, issue d’un milieu économique non-portuaire du Sud-Ouest de la France, le gouvernement rompt avec cette tradition sans beaucoup d’explications….

emmanuele_perronQuoiqu’il en soit, bienvenue au Havre à Emmanuele PERRON, nous comptons sur Mme PERRON pour développer ensemble notre port, son trafic, ses infrastructures et ses emplois.

vous trouverez sur ce lien 2014-31-01 -Nouvelle gouvernance HAROPA-Port du Havre le communiqué de presse du GPMH concernant l’élection de Mme PERRON à la présidence du conseil de surveillance.

Les Ports d’Haropa gagnent des parts de marché

port_fevd_blogVous trouverez sur ce lien : bilan_haropa le millésime 2013 des Ports du Havre, de Rouen et de Paris.

Quelques remarques :

  1. HAROPA, est en croissance de 6% et gagne des parts de marché par rapport à ces concurrents du range Nord : +0,4% (Anvers : -1% / Rotterdam : -2%).
  2. Spécification accrue du Havre pour le Conteneur (+9%) et de Rouen pour les Vracs solide (céréales) : +35%.
  3. Le trafic conteneur du Havre est tiré par l’activité de transbordement. En effet le trafic vers l’hinterland a connu une baisse significative probablement liée à la baisse de la consommation française (l’Ile de France) liée à la crise économique car cette baisse ne se traduit pas par une croissance d’Anvers ou de Rotterdam.
    La plateforme multimodale devrait nettement favoriser la croissance du trafic de l’hinterland du Havre.
  4. Forte croissance du trafic charbon : +46% pour le port du Havre. Le charbon n’est pas une énergie fossile dépassée.
  5. Baisse du trafic pétrole à Rouen avec la fermeture de la raffinerie pétroplus et au Havre où les raffineries de Total et ExonMobil sont désormais tournés vers le marché intérieur contrairement à l’activité exportatrice d’essence vers les USA il y a quelques années.

Hervé Martel commente ces bons résultats ainsi : « Beaucoup de facteurs expliquent cette progression, la mise en place de la réforme, une bonne productivité, la montée en puissance de Port 2000 mais aussi et surtout beaucoup des décisions d’armateurs, comme MSC qui s’est renforcé au Havre en 2013 ».

 

 

Pourquoi une Normandie réunifiée ?

Après Nicolas SARKOZY, voici François HOLLANDE qui suggère dans son discours de Janvier 2014 de réunir la Haute et Basse Normandie.
C’est une bonne nouvelle que deux présidents de la République poussent dans cette direction. Mais pourquoi faudrait-il réunir les 2 Normandie ?

  1. Contrairement à d’autres régions, ce n’est pas le  » régionalisme  » qui prime, ni une reconnaissance culturelle et linguistique. En Normandie, l’intérêt est surtout économique.
  2. Atteindre une taille critique et le poids politique nous permettant de prendre notre destin en main, de décider nous-mêmes les politiques et les infrastructures, que nous souhaitons (voies de communication, nouvelles technologies, centres de recherche…). Une Normandie réunifiée contiendrait 3,2 millions d’habitants et ne serait pas plus que la 6ième région française.
  3. Simplifier le réseau des collectivités locales et donc de faire des économies de fonctionnement grâce à l’économie des structures : quel est le sens d’une région à deux départements ou à trois départements où les gros départements pèsent financièrement plus que la région toute entière ?
  4. la Haute Normandie compte 2 départements et la Basse 3 départements, soit 5 pour une Normandie réunifiée comme la Bretagne ou bien le Languedoc Roussillon ou la région Midi-Pyrénées qui comptent 5 départements. Il n’y a guère qu’en Alsace ou Corse ou l’on compte 2 départements. Mais la problématique est différente dans ces deux régions ….
  5. Créer une région pilote, chef de file du développement, en charge de l’aménagement du territoire, tandis que les départements mènent les politiques de proximité (routes, aides aux communes, social …) et adaptent les grands projets régionaux à leurs spécificités.
  6. Réduire les coûts et d’être plus efficaces en mettant nos atouts en commun. On estime le nombre de fonctionnaires de nos deux régions actuelles 30% plus important que pour les Pays de Loire.
    La réunification aurait donc un impact non négligeable sur nos impôts locaux.
  7. Unis, nous aborderons ensemble les grandes questions : développement économique, développement durable, ruralité, attractivité du territoire, desserte aéroportuaire, politique maritime et portuaire autour de Port 2000, centres de recherche et universités visibles au niveau européen…
  8. D’autre part la Normandie a une histoire commune, riche de plus de dix siècles, et elle est une des plus ancienne régions françaises.

La Normandie a une culture et une identité communes ; son patrimoine bâti, ses abbayes, ses paysages, sa lumière, ses manoirs, ses rivages, en font une région singulière et unique.
On retrouve dans chaque Normand, du Cotentin au Pays de Bray, des traits de caractère communs.

La Normandie est connue dans le monde entier, autant que Paris, Rome ou Londres. Qui connait à l’étranger la distinction entre la Haute de la Basse Normandie ? alors que La Normandie n’est étrangère pour personne. Elle est synonyme de qualité de vie, de douceur de ses paysages, de gastronomie…
La Scission de la Normandie date de Vichy où une division voit peu à peu le jour. Puis des circonscriptions d’actions régionales furent mises en place, fixées par des décrets d’application en 1960 et 1964, puis intégrées dans les plans. En 1982, la constitution de deux assemblées régionales entérine l’existence de deux régions.

Réunification de la Normandie : le peu d’enthousiasme du président région Haute-Normandie

francois_hollande_bOuverte mardi lors de la conférence de presse du Président de la République, la perspective de voir le nombre de régions diminuer en France métropolitaine ne fait pas l’unanimité chez les élus locaux.

  • Pour N Mayer-Rossignol président de la région Haute-Normandie, un rapprochement  »institutionnel » de la région avec la Basse-Normandie  »supposerait que quelques conditions de bon sens soient réunies » parmi lesquelles pas de hausse d’impôts, un maintien du niveau des services publics, une consultation par référendum de la population.
    Cette dernière condition montre l’absence d’enthousiasme (voire la duplicité) du Président du Conseil Régional de Haute-Normandie car toutes les consultations sur ce sujet (fusion des départements du haut et du bas-Rhin, création d’une collectivité unique Corse) se sont soldées par un refus.
  • L Beauvais président de la Basse-Normandie est favorable à la réunification des deux régions « A côté de la métropole rouennaise et des pôles métropolitains de Caen et du Havre, seule une grande Normandie peut déployer une action cohérente et solidaire en faveur de tous les territoires normands (…).
  • Le député-maire du Havre E Philippe se montre favorable au projet de réunion des deux régions.
  • Je milite depuis 10 ans en faveur de la réunification de la Normandie et je suis très satisfait que François Hollande ait mis la réforme du « mille-feuille » des collectivités…. A lui de l’imposer à sa majorité.

Démographie médicale : la question « too much » de Catherine Troallic

A l’assemblée nationale, Catherine Troallic interpelle la ministre de la Santé à propos de démographie médicale, désastreuse, dans la région havraise et en Haute-Normandie.

caduce_bCette question est un peu too much de la part d’une conseillère régionale PS de Haute-Normandie, car la CODAH se sent bien seule dans ses actions pour favoriser l’implantation de professionnels de santé dans la région havraise. En effet, la CODAH ne reçoit aucune aide de la région Haute-Normandie alors que le soutien à l’enseignement supérieur fait parti de ses compétences.

Vous trouverez ci-dessous le communiqué de presse de Valérie EGLOFF :

dent_blogPour lutter contre le déficit de certaines professions médicales, les maires de la CODAH ont lancé et financé plusieurs initiatives visant à inverser la tendance de la démographie médicale de l’ agglomération:

  • création au Havre d’une antenne de la faculté d’odontologie de Lille, LH dentaire, qui permet de former au GHH près de 8 étudiants en soins dentaire par an : Trois étudiants de la promotion 2013 ont choisi de s’installer en Haute-Normandie !
  • financement de formation de futurs médecins : 103 étudiants en médecine ont vu leur formation médicale à Rouen soutenue par la CODAH en 7 ans ;
  • instauration dès septembre 2014 de la première année de médecine (médecine générale, pharmacie, dentaire et kiné) à l’Université du Havre.

Je m’étonne donc de la question posée par la conseillère régionale Catherine Troallic au gouvernement, alors que ces dispositifs existent déjà. Ces propos visent-ils à masquer l’immobilisme du Conseil régional de Haute-Normandie sur ces questions ? Collectivité compétente en matière d’enseignement supérieur, le Conseil régional ne finance en effet aucune de ces initiatives ! La Région avait même refusé de soutenir LH dentaire à sa création en 2012, alors qu’une aide de sa part aurait permis d’accroître le nombre de « fauteuils dentaires » et ainsi le nombre de futurs dentistes implantés sur notre territoire !

Le renforcement de la présence médicale constitue un dossier essentiel pour notre agglomération. Il représente un sujet de préoccupation important pour nos concitoyens. C’est un dossier sérieux qui mérite mieux que des prises de parole politiciennes visant à la mousse médiatique à près de 2 mois des élections municipales.

Valérie Egloff

Conseillère régionale de haute-Normandie

Vice-Président de la CODAH, en charge du développement durable et de la santé publique

L’INSEE révèle les opportunités d’emplois offerte par la Zone Industrielle et Portuaire du Havre

port_fevd_blogL’INSEE, en partenariat avec l’AURH et le GPMH, dresse le portrait des 32 000 hommes et femmes qui travaillent sur la Zone Industrielle et Portuaire du Havre.
Parmi les grandes tendances on peut noter : une meilleure stabilité des emplois, des salaires les plus élevés de la zone d’emploi du havre, des recrutements issus du bassin d’emplois havrais et des opportunités de carrières avec un taux élevé de cadres non diplômés.

Pour accéder à l’étude de l’INSEE cliquez ici

Pôle métropolitain de l’Estuaire : Face au véto préfectoral, les élus réagissent

OLYMPUS DIGITAL CAMERALes élus désignés par les 11 communautés d’agglomération et de communes pour siéger au sein du conseil du Pôle Métropolitain de l’Estuaire se sont réunis aujourd’hui 7 janvier au Havre. Ils ont pris acte de la décision du 20 décembre 2013 par laquelle le Préfet de Haute Normandie a refusé de signer l’arrêté de création d’un Pôle Métropolitain de l’Estuaire.
Regrettant cette décision, et soucieux de poursuivre le travail engagé depuis de nombreuses années dans le cadre du comité des Elus de l’Estuaire, afin notamment de mieux coordonner les politiques publiques sur leurs territoires et de favoriser le développement économique et touristique de l’estuaire, les 54 élus réunis ont décidé de :

1°) saisir le ministre de l’Intérieur afin que soit reconsidérée la décision de créer le Pôle Métropolitain de l’Estuaire ;

2°) créer une Association du Pôle Métropolitain de l’Estuaire, association soumise à la loi de 1901, regroupant dans un premier temps les 11 EPCI d’ores et déjà volontaires ;

3°) relancer la procédure de création d’un Pôle Métropolitain en favorisant l’ouverture du futur pôle à tous les EPCI désirant l’intégrer.

Pour mémoire, le projet de pôle métropolitain est aujourd’hui soutenu par 11 communautés de communes et d’agglomération dont Le Havre, Fécamp, Deauville-Trouville, Beuzeville ou encore Lisieux. Il couvre un territoire de plus de 480 000 habitants répartis sur deux régions, la Haute-Normandie et la Basse-Normandie, et 3 départements, la Seine-Maritime, l’Eure et le Calvados.