Archives mensuelles : décembre 2013

Bonne année 2014

mandeladPour l’année 2014 souhaitons :
  1. à notre pays de trouver le chemin des réformes en évitant l’explosion sociale qui menace.
  2. à l‘UDI de grandir pour peser dans le débat politique et faire valoir : a) l’Europe comme levier pour s’adapter à la mondialisation et b) une nouvelle façon de concevoir le rôle de l’Etat moins omnipotent et plus concentré sur la défense de l’intérêt général contre les différentes corporations qui ne cessent d’imposer leur intérêt.
  3. au Havre de poursuivre son mouvement de modernisation entrepris depuis 1995.
A toutes et à tous une bonne et heureuse année 2014.
Marc Migraine

La république des mots

drapeau_fr_bDepuis bientôt 2 ans, notre gouvernement utilise un double langage :
d’un côté les discours égrenés d’appels au « courage », à « l’effort » ou à la « réforme » et de l’autre, l’absence de mesures significatives capable de redresser l’économie française.
Les français ne sont pas dupes, ils sentent bien que le gouvernement se paye de mots et tente d’illusionner l’opinion publique car l’objectif du gouvernement n’est pas de rétablir l’économie française et du même coup la société française mais son horizon se limite à la prochaine élection - comment franchir la prochaine élection sans trop d’encombre ? voilà le vrai objectif gouvernemental ! C’est inquiétant.
Ainsi, en matière de réduction du déficit budgétaire le gouvernement prétend réduire les dépenses alors qu’en réalité il augmente surtout les impôts. C’est ce que la communauté européenne a démontré lors de la validation, en novembre dernier, du budget de la France (en déficit de 86 Milliards € , avec 1 millions de foyers imposés supplémentaires).
Dans leurs avis, les experts de la Commission démontent l’un des principaux arguments de Pierre Moscovici : les économies budgétaires représenteront «moins de la moitié» de l’effort engagé l’an prochain, au lieu des 80% proclamés par le gouvernement. Implicitement, la différence se trouvera financée par des recettes supplémentaires, ou viendra creuser à nouveau le déficit.

Le raffinage français perd de l’argent car l’Europe décarbone son énergie

images_raffineries_blogA l’occasion de la conférence sur les grands investissements du territoire jeudi 28 novembre 2013 à la CCI du Havre, E Dufour responsable de la division projets et grands arrêts de la Plate-forme Normandie Total déclarait  »La raffinerie se modernise mais perd de l’argent. Nous sommes sur une stratégie défensive ». Gérard Roussel directeur de la Plate-forme Normandie Total revient sur ces propos. Il rappelle  »Que la raffinerie perde de l’argent, ce n’est pas nouveau. C’est le cas depuis 2009 » et replace la situation locale dans un contexte national et international  »Le raffinage français perd de l’argent car l’Europe décarbone son énergie (…) ». Face à cette situation, le pétrolier a engagé des investissements de modernisation des installations (le programme RN 2012 par exemple).

A l’occasion de cette conférence. Chevron Oronite, EDF, le GPMH, LBC-Sogestrol, Total ont présenté leurs programmes d’investissements et leurs besoins en matière de main d’oeuvre. Sur les trois ans à venir, ce programme d’investissements représente 500 M d’euros.

 

Bilan des 9 premiers mois du Port du Havre

port_fevd_blogRésultats des 9 premiers mois du trafic du Port du Havre :

  • Le trafic conteneurs est en hausse de 7% sur les neuf premiers mois de l’année par rapport à la même période de 2012, grâce notamment à la hausse des opérations de transbordement au Havre.
  • les trafics céréales, +8,8% à 6,6 millions de tonnes pour la campagne 2012-2013 achevée en juin.
  • le trafic charbon +47% à 1,2 million de tonnes.
  • En baisse : les trafics pétroliers raffinés (-7% à 5,2 M de tonnes pour les neuf premiers mois de l’année), l’automobile (-11%, 223 190 véhicules à fin septembre), les matériaux de construction.

D’autre part, 2014 verra l’aboutissement de quatre grands projets :

- la plate-forme multimodale du Havre,
- les lignes P3 (CMA-CGM, Maersk Lines, MSC),
- le débat public lancé à Achères (plate-forme fluviale),
- une nouvelle offre commune avec REALGR AIN (amélioration de l’efficacité du système de transport des céréales).

Pour finir, La réouverture de la ligne Serqueux-Gisors s’est déroulée le 16 décembre, après quatre années d’interruption. 105 millions d’euros ont été engagés dans la rénovation des 50 kilomètres de voies, La modernisation de la ligne pour le fret ferroviaire sera la seconde étape du programme (250 à 300 millions d’euros) ; elle est vitale pour le GPMH.

des factures d’eau équitables au sein de l’agglomération havraise

robinet_eauDans l’étude démontrant l’inégalité des français vis à vis de leurs factures d’eau, l’agglomération du Havre est classée dans les villes où le prix de l’eau est élevé. Cette étude ne compare les tarifs que pour une consommation de 120 m3/an, non représentative, de la consommation des Havrais.

Alors que :

1) 92% des consommateurs de l’agglomération paient un prix égal ou inférieur à la moyenne nationale.
a. La facture d’eau est composée d’une part variable, d’une part fixe et d’une taxe de l’agence de l’eau.
La CODAH a fait le choix d’une part fixe faible pour avantager les moyens et petits consommateurs (foyer monoparental, personnes agées, personnes seules,..).
b. Les consommateurs à 50 m3 (soit 52% des usagers) paient un prix inférieur d’au moins 2,5 % à la moyenne nationale (184 € au lieu de 188,50€, hors taxe agence de l’eau). Les consommateurs à 40 m3 (soit un peu plus de 40% des usagers) paient un prix inférieur d’au moins 7 % à la moyenne nationale (152,80 € au lieu de 163,80€ hors taxe agence de l’eau).

2) Le classement indiquant que Le Havre constitue une agglomération chère s’agissant du prix de l’eau est malhonnête. La comparaison nationale est calculée sur la base d’une facture de 120 m3 qui n’est pas représentative de la majorité des foyers présents sur le territoire (8% des usagers !).

Edouard Philippe et Nicolas Mayer-Rossignol ont obtenu 3 avancées au CA de l’ENSM (hydro)

Edouard Philippe, Maire du Havre et Président de la CODAH, et Nicolas Mayer Rossignol, Président du Conseil régional, ont planché ce matin devant le Conseil d’administration de l’Ecole Nationale Supérieure Maritime. Les deux élus avaient conjointement demandé à être entendus pour défendre l’Hydro, menacée par un projet pédagogique en forte contradiction avec les ambitions défendues pour l’école jusque là.

Si le transfert à Marseille des premières années est confirmé, Edouard Philippe et Nicolas Mayer-Rossignol ont obtenu une évolution significative du projet pédagogique, préservant le site havrais et sa montée en puissance. Trois avancées majeures ont été validées par le Conseil d’administration de l’ENSM :

  • un principe d‘équivalence d’effectifs présents entre Le Havre et Marseille a été obtenu
  • la confirmation de la création de nouvelles filières et de nouveaux enseignements (licences et masters ) a été entérinée
  • aucun transfert d’élèves ne sera réalisé sans avoir été préalablement compensé par l’arrivée effective d’étudiants dans le cadre des nouvelles filières.

Rappelons, en outre, que le site Havrais accueillera le siège de l ENSM, conformément à ce qu’avait annoncé le Ministre Frédéric Cuvillier.

Un comité de suivi composé des représentants de l’Etat, de l’ENSM et des collectivités vérifiera mensuellement la progression du projet pédagogique de l’ENSM et la réalité de cet engagement. « Nous veillerons à ce que les engagements pris soient effectivement, et dès maintenant, tenus, notamment dans le cadre du contrat d objectifs qui liera l’Ecole et l ‘Etat dans les trois années à venir », ont indiqué MM. Philippe et Mayer-Rossignol. Et les deux élus d’ajouter « dans le cas contraire, les collectivités en tireraient toutes les conséquences et reconsidèreraient naturellement leur soutien financier ».

Pour plus d’information : je vous invite à voir l’itw vidéo d’Edouard Philippe à ce sujet en cliquant ici

Lire également le compte rendu du CA de l’ENSM par le site Mer et Marine en cliquant ici

Pourquoi le Havre perd des habitants ?

hdv_rue_pietonne_ble Havre perd des habitants depuis les années 1970 - 80 pour de multiples raisons :

  1. Un mouvement national de déplacement des retraités du Nord de la France vers le Sud de la France auquel le Havre est soumis,
  2. Le chômage supérieur à la moyenne nationale
  3. L’aménagement de l’agglomération par les décideurs des années 1970. Involontairement les décideurs de l’époque au Havre ont favorisé la périphérie au détriment du Havre.

En 1995 Antoine Rufenacht et son équipe ont trouvé une agglomération où Habiter dans une commune autour du Havre cumulait les avantages : faibles taxes foncières, proximité des commerces, de l’hôpital, rapidité d’entrer et sortir du Havre.

En effet :
Ou se trouvait le dynamisme commercial avant 1995 ?
Dans les centre commerciaux de la Lézarde à Montivilliers et Océane à Gonfreville.

Ou a été construit L’hôpital Jacques Monod ?
A Montivilliers.

A quoi ressemblait l’entrée de ville (avant l’aménagement récent)?
Une autoroute permettant aux habitants de l’agglomération d’entrer et sortir (à toute vitesse) de la ville-centre.

Ou sont localisés les équipements culturels, coûteux, pesant sur les finances de la ville ?
Au centre du Havre. Sur ce point, le Havre ne s’individualise pas des autres villes où les équipements culturels sont très souvent dans la ville-centre.

Le niveau des taxes foncières et d’habitation ?
très élevé dont l’origine remonte à la période du Parti Communiste à la mairie.

 

Que fait la municipalité actuelle pour remédier à la perte d’habitants ?

L’inverse de ce qui se faisait dans les années 70 et 80 : Renforcer l’attractivité du centre-ville par la restructuration du commerce du centre-ville (centre coty, Docks vauban, rénovation des rues commerçantes), la rénovation urbaine de la quasi-totalité des quartiers depuis 15 ans, la rénovation des transports publics, le renforcement des équipements culturels et sportifs du Havre (tétris, volcan, sirius, conservatoire de musique, grand stade, piscine des docks, du cours de la république), rénovation de l’entrée de ville, pas d’augmentation des impôts en 19 ans à l’exception d’une seule augmentation en 2009. En un mot rendre le centre-ville plus attractif.

le dynamisme économique depuis 1995 a permis de réduire l’écart entre le taux de chômage havrais et le taux de chômage national passant de 6% en 1995 à 3% aujourd’hui sachant qu’avant la crise l’écart n’était que de 1%. lire à ce propos mon billet consacré au chômage.