Lors de la soirée du Développement Durable au Théatre de l’Hotel de ville, le 31 mars dernier, François Haas, vice-président chargé de l’industrie à la CCI, a précisé que les industriels gagnent « en compétitivité en économisant les ressources » et que le développement durable était un des domaines de croissance à venir.
Concrètement cette conviction se traduit par le projet PS2E (Paris Saclay Efficacité Energétique) réunissant les chercheurs de Paris-Saclay et les industriels havrais pour que la Zone Industrielle et Portuaire étendue à Port-Jerôme devienne un terrain d’expérimentation de l’écologie industrielle.
L’écologie industrielle est une approche novatrice qui cherche à minimiser les pertes de matières dans les processus de consommation et de production.
L’objectif de l’écologie industrielle est de favoriser l’émergence de synergies entre les entreprises de sorte qu’elles réutilisent entre-elles, ou avec les collectivités, leurs résidus de production (vapeurs, eau, déchets…) ou encore que leur consommation d’énergie soit plus intelligente (gestion intelligente de leur potentiel électrique).
D’autre part un certain nombre d’entreprises de l’agglomération havraise s’inscrivent dans une démarche environnementale, comme la SHMPP, Serep, Sedibex, Yara, Osilub, Morphosis ou encore la centrale thermique EDF qui s’est dotée d’un prototype de captage de CO2.
Je souhaite rappeler également que les émissions de dioxyde de Soufre (indicateur de la pollution industrielle) sont en forte baisse, du fait des mesures techniques et réglementaires prises ces 20 dernières années. Air Normand indique, ainsi, sur son site internet : « Depuis 2009 les valeurs limites réglementaires sur le dioxyde de soufre dans l’air ambiant sont largement respectées sur toutes les stations de mesure de la Haute-Normandie« .
De son côté le GPMH a fait des efforts également pour l’environnement qui ont d’ailleurs été récompensés par la certification PERS (Port Environemental Review System) de la fondation EcoPorts.
Néanmoins la desserte du Port du Havre se fait très majoritairement par camions et d’ importantes marges de progression sont encore possibles.





