Archives mensuelles : octobre 2014
Le Pollinarium sentinelle du Havre
La ville du Havre vient de créer un pollinarium Sentinelle aux Jardins Suspendus.
Qu’est-ce-qu’un Pollinarium ?
- C’est un espace expérimental où sont étudiés les dates d’émission de pollens des plantes locales les plus allergènes. Ces plantes sont « cultivées » dans le pollinarium.
Quelles sont les plantes étudiées ?
- 11 espèces herbacées tels que le Plantain ou le vulpin des prés.
- 8 espèces ligneuses : Noisetier, cyprès….
Ou est situé ce pollinarium ?
- Au niveau de l’entrée Nord des Jardins Suspendus
Quels sont les objectifs ?
- Prévenir les risques en transmettant l’information aux praticiens et au public.
- Sensibiliser le public en informant sur le risque allergique, par des panneaux explicatifs sur place.
- Suivre les évolutions du climat : cette démarche consiste à accumuler les données des différents pollinariums sur de très nombreuses années et étudier l’évolution des dates d’émission des pollens. Des décalages dans le temps pourraient témoigner de l’évolution du climat sur le long terme.
Est-ce-une démarche isolée ?
- Il existe déjà des pollinariums comme à Nantes ou à Laval. Le pollinarium du Havre est unique en seine-maritime.
- L’implantation du pollinarium du Havre se fait en collaboration avec les allergologues haut-normands, l’ARS, Air Normand, la CODAH, l’Association des pollinariums sentinelle de France où chacun tient son rôle :
- la ville du Havre : suivi des relevés des émissions de pollens et entretien du pollinarium.
- CODAH, Air Normand, Agence Régionale de Santé : diffusion de l’information.
- Allergologues hauts-normands et association des pollinariums sentinelles de France : Validation des observations et confrontation des observations à la pratique clinique.
Pourquoi ne pas reprendre les informations des pollinariums existants en Bretagne ?
L’activité pollinique d’une plante varie d’une région à l’autre ; par exemple il peut exister 2 semaine de décalage entre Nantes et Le Havre.
*Sélection des espèces de plantes à pollen allergisant pour le pollinarium sentinelle du Havre.
GRAMINEES
Dactyle : Dactylis glomerata / Fléole : Phleum partense / Flouve odorante : Anthoxanthum odorantum / Ray-grass anglais : Lolium perenne/ Houlque laineuse : Holcus lanatus / Fromental bulbeux : Arrhenatherum elatius / Vulpin des prés : Alopecurus pratensis
HERBACEES
Plantain majeur : Plantago major/ Plantain lancéolé : Plantago lanceolat / Armoise : Artemisia vulgaris / Pissenlit : Taraxacum officinale
ARBRES
Bouleau pleureur : Betula pendula / Noisetier : Corylus avellana / Charme commun : Carpinus betulus / Aulne glutineux : Alnus glutinosa / Hêtre commun : Fagus sylvatica / Chêne rouvre : Quercus robur / Châtaignier : Castanea sativa / Frêne commun : Fraxinus excelsior / Saule marsault : Salix caprea
Estuaire de la Seine
Mardi 9 septembre j’ai eu le plaisir de visiter la réserve naturelle de l’Estuaire avec les responsables de la maison de l’Estuaire.
La réserve naturelle de l’Estuaire de la Seine a été promulguée en 1997. Elle comprend 8500 hectares dont 4500 de surfaces terrestres.
Les surfaces terrestres sont composées :
- Roselière : 1000 hectares de roseaux : la plus grande roselière en eaux saumâtre de
France après la Camargue. Elle contient également plusieurs plantes rares : la grande angelique, l’oenanthe safrani et surtout la Liparis de loesel : orchidée rare. Sa présence dans l’Estuaire de la Seine est unique en Haute-Normandie mais assez répandue dans le Nord de la France. 16 espèces sont déclarées envahissantes dans la réserve dont la renouée du japon, la verge d’or….
Le creusement du chenal de Rouen et le comblement de l’appontement (ou estacade) du bac du Hode dans les années 60 ont été responsable de la disparition de nombreuses vasières transformées en roselière.
- Zone subhalophile (200 hectares) : contient des roseaux et des prairies – d’une biodiversité très riche car contient de l’eau saumâtre de salinité intermédiaire. Des sondes permettent le suivi de ces paramètres.
- Les mares orphelines (non chasse) ou mares de chasse : gabions.
- Marais de Cressenval : entre l’autoroute et le canal de tancarville : Le marais est alimenté par des sources d’eau douce venant du pays de caux.
- Prairie humide (1684 ha de pâturage).
- Surfaces cultivées : 230 ha
- Reposoir sur Dunes : zone classée « réserve tampon » avec la réserve naturelle
située en aval du pont de Normandie– plusieurs dunes, reposoirs d’oiseaux migrateurs : limicoles (oiseaux des vasières), canard, cignes, cormoran, spatules, hérons, avocettes. Ces dunes ou îlots sont entourés d’eaux dont le niveau est fixe (mais peu varié). L’accès à l’observatoire se fait sur un chemin entouré de douves. La présence de libellules et de nombreuses grenouilles témoignent de la qualité de la biodiversité.
Beaucoup de terrains sont la propriété des ports du Havre et de Rouen.
Le niveau d’eau des marais est géré, artificiellement par des vannes. Pour plus d’explications cliquez ici
- Les 5 zones maritimes de l’Estuaire de la Seine : feront l’objet d’un prochain billet.
La Maison de l’Estuaire a pour rôle de faire découvrir la réserve au public (accueil de nombreux scolaires, salle pédagogique au pont de normandie) et de gérer la réserve naturelle de l’estuaire en essayant de faire cohabiter les différents acteurs de la réserve. Ce n’est pas une tâche facile - les dégradations régulières de vannes ou le saccage des locaux de la maison de l’estuaire l’été dernier témoignent de tensions importantes. Un recours a été déposé (par les associations écologistes) contre le nouveau plan de gestion de la réserve naturelle.(en attente du jugement)
Le gouvernement met les collectivités locales à la diete
Dans un entretien , samedi 4 octobre, à la presse havraise, Edouard Philippe évoque le « coup de vis » du gouvernement aux collectivités territoriales faisant passer, la dotation annuelle de l’Etat au budget municipal du Havre de 61 millions en 2014 à 45 millions en 2017 (après avoir baisser de 70 millions en 2008 à 61 millions en 2014) avec des charges nouvelles (2,5 M d’€ annuels) liées à la réforme des rythmes scolaires et à la solidarité des villes entre elles (fond de péréquation dont le coût est de 1,4 M € en 2014 et 3M € en 2016) .
Le Havre n’est pas une exception et toutes les collectivités territoriales sont soumises au même régime. Ce régime est inédit - du jamais vu - il aura des conséquences sur l’investissement public (et le secteur du bâtiment).
Cette diète constitue la contribution des collectivités locales à l’effort indispensable de redressement des comptes publics (réduction de 11 milliards d’euros de 2015 à 2017) décidé par le gouvernement.
C’est surtout la fin d’une époque où les collectivités bien gérées, comme le Havre, apportaient toujours plus de services à la population et où celles mal gérées se perdaient dans des frais de fonctionnement toujours plus élevés (conseil général de Seine-Maritime). Dans les deux cas la baisse des dotations de l’Etat imposera des décisions et des choix difficiles pouvant se traduire par une diminution des services à nos concitoyens.
Le Havre n’est pas prise au dépourvu car elle fait des efforts importants depuis 2008 pour limiter ses dépenses de fonctionnement afin de garder une capacité à investir, vitale pour l’avenir de notre agglomération.
Le Havre : une grande agglomération à venir
Les critiques ne manquent pas sur l’évolution du secteur des collectivités locales et de la fonction publique territoriale depuis 20 ans : inflation des dépenses, du nombre d’agents, juxtaposition de structures intercommunales sans réel réduction de coût de gestion, des impôts en hausse.
Tout ça est exact…. mais ces dépenses n’ont pas été vaines : elles ont permis la création de grandes agglomérations rayonnantes sur le plan culturel, universitaire, économique, touristique, sportif. Citons Lyon, Bordeaux, Marseille, Nantes, Toulouse, Nice, Strasbourg, Lille , Rennes et à moindre degré Montpellier, Rouen et Caen etc..
La France, pays ultra-centralisé, avait besoin de ces points d’ancrage territoriaux. Actuellement seuls ces pôles métropolitains accrochent l’activité économique ; Les villes moyennes ont perdu leurs usines et sont en grande difficulté.
Le Havre revient de loin. Sans Antoine Rufenacht elle aurait pu connaitre le sort des villes industrielles du bassin minier du nord de la France.
Le Havre est une grosse ville moyenne qui pourrait par ses projets institutionnels (fusion de la CODAH avec la communauté de criquetôt et de St Romain, pôle métropolitain de l’Estuaire) portés par Edouard Philippe basculée dans la catégorie des grandes agglomérations.
Une bonne entente institutionnelle entre Rouen, Caen, Le Havre dans le cadre de la fusion de la Haute et Basse Normandie permettrait un accompagnement efficace de la réalisation de la Ligne Nouvelle ferroviaire Paris-Normandie et d’assurer le développement économique des 3 grandes agglomérations normandes auxquelles s’aimanteront les villes moyennes.
carlos Ghosn confirme la production de l’utilitaire Scudo de Fiat sur l’usine de Sandouville
C Ghosn a inauguré, la semaine dernière, la fabrication du véhicule Trafic à l’usine Sandouville.
A cette occasion il a confirmé la production à partir de mi-2016 du véhicule utilitaire Scudo de Fiat.
Les deux véhicules produits représentent selon le PDG de Renault un objectif ‘’raisonnable’’ de 80 à 100 000 véhicules par an.