Archives pour la catégorie Education et Société

Drame de Charlie Hebdo : Maintenant on fait quoi ?

charlie_hebdoComme tous les français j’ai été bouleversé par les drames de Charlie Hebdo et de l’hypercasher de Vincennes.
Ces événements tragiques sont, malheureusement, le résultat d’un mélange explosif : Intégrisme musulman et Echec de l’intégration à la française laissant des jeunes sans emploi, sans formation et totalement désœuvrés.

A la suite des émeutes de 2005 de lourds investissements ont été fait pour améliorer l’urbanisme des quartiers périphériques de nos villes et des banlieues. Mais rien n’a été fait pour favoriser l’intégration des jeunes issus de l’immigration.

La question reste entière : Maintenant on fait quoi ?

Un certain nombre de réformes est, à mon sens, nécessaires :

  • Un 1er groupe de réformes consiste à renforcer les prérogatives régaliennes (Police, Armée, Justice) de l’Etat et réduire l’Etat providence (moins de dépenses sociales à l’exception de l’éducation) afin de compenser le coût du renforcement des fonctions régaliennes car il est impossible de s’affranchir des contraintes budgétaires.

Le 2ème groupe de réformes demande au préalable d‘accepter une réalité que nous ne voulons pas admettre. Manuel Valls a eu le courage d’asséner un certain nombre de vérités lors de ses voeux à la presse, la semaine dernière.

Il faut, à mes yeux, admettre 3 constats à partir desquels des mesures pragmatiques pourront être prises :

1) Dans nos villes françaises cohabitent des communautés sociales ou ethniques, loin de l’idéal républicain de mixité sociale.

2) L’intégration à la Française laisse de côté beaucoup trop de jeunes issus de l’immigration, ou issus de milieux défavorisés sans espoir d’insertion dans la société française. Les plus fragiles d’entre eux sont la proie des intégristes.

3) L’égalitarisme en matière d’éducation ne corrige pas les inégalités sociales.

Accepter ces constats signifie qu’il est possible d’étudier finement les attentes et les difficultés des communautés pour y apporter des réponses précises.

Notre idéal républicain de mixité sociale, d’égalité des chances et de promotion sociale par la méritocratie n’est pas perdu, bien au contraire, mais notre modèle d’intégration et de promotion sociale doit se réformer en urgence.
Ce modèle est fondé (trop ?) sur la réussite scolaire qui permet, heureusement, à de nombreux jeunes de s’insérer correctement dans la société française mais qui produit chaque année 60 000 illettrés et 150 000 jeunes sortant du système scolaire sans formation.

  • C’est pourquoi un 2ème groupe de réformes consiste à lutter contre le décrochage scolaire. En France l’intégration passe avant tout par l’Education Nationale. Le décrochage scolaire est un drame plus important que dans d’autres pays où l’insertion sociale et l’emploi passent par la scolarité mais aussi par la « formation sur le tas » dans des entreprises grâce à une flexibilité beaucoup plus forte du travail.

La lutte contre le décrochage scolaire est décisive car le décrochage scolaire est source de chômage et de délinquance. Les événements récents ont montré le passage de la délinquance au djihad intégriste.

A cause du manque de mixité sociale le recrutement des écoles est relativement homogène en fonction de leur localisation. Ainsi il est relativement facile d’adapter la pédagogie et l’enseignement en fonction des écoles. Malgré toutes les actions sociales des collectivités locales, l’environnement culturel d’un enfant du centre-ville est très différent de l’environnement culturel d’un enfant habitant dans un quartier périphérique.
Corriger cet environnement culturel inégal pour conserver l’égalité des chances demande une adaptation de l’éducation bien plus importante que celle existante à travers les Réseaux d’Education Prioritaire.
En tant qu’élu local j’attends du gouvernement et des enseignants une adaptation de la pédagogie et de l’enseignement en fonction des écoles et du niveau des élèves avec l’objectif de donner à tous un socle de connaissances fondamentales et une formation. 1er pierres à l’intégration.

Le Havre, Rouen et Caen ont un taux de pauvreté comparable et supérieur à la moyenne nationale

APPEL À LA VIGILANCE EN CETTE PÉRIODE DE GRAND FROIDLe Centre d’Observation et de Mesure des Politiques sociales (le compas) a mis en ligne ses estimations du taux de pauvreté des 100 plus grandes villes de France.
La pauvreté a déjà fait l’objet de plusieurs statistiques par âges, catégories sociales …. l’originalité de cette étude est d’établir le taux de pauvreté en fonction des territoires.

Définition

8,2 millions de français disposent de moins de 60% du revenu médian (954€ euros pour une personne seule, après prestations sociales). Cela fait 14% de la population, selon l’Insee. Si l’on considère le seuil de pauvreté à 50 % du niveau de vie médian, la France compte 4,5 millions de pauvres. soit 7,5% de la population.

Evolution

En baisse dans les années 70 et 80, stable dans les années 90 la pauvreté augmente, depuis 2000, même si la France demeure l’un des pays qui compte le moins de pauvres en Europe.

Chiffres ville par ville

En France métropolitaine, toutes les grandes villes du Sud ont un taux de pauvreté (critère retenu moins de 60% du revenu médian) supérieur à la moyenne nationale (15%), à l’exception d’Aix-en-Provence et d’Antibes. Dans l’ordre, Perpignan et Béziers (32%), Avignon (30%), Nîmes (29%), Montpellier (27%), Marseille (26%) et même Nice (20%).

Roubaix et Versailles avec respectivement 46% et 7% de ménages pauvres sont les villes où le taux de pauvreté est le plus fort et le plus faible de France.

« Contrairement à un discours aujourd’hui répandu, les petites villes et les villages ne sont pas là où l’on trouve le plus de ménages pauvres, même si les deux tiers des ménages pauvres n’habitent pas dans les 100 plus grandes villes. »

En revanche « les 100 plus grandes villes rassemblent un tiers des ménages pauvres, alors qu’elles ne regroupent qu’1/5 de la population…… La ville attire les plus démunis, car on y trouve le plus d’opportunités de logement (social) et d’emploi. »

En Normandie, le Havre a un taux de pauvreté de 22%, Rouen de 21% et Caen de 19%.
Le Havre figure en trente-troisième position au même rang que Saint-Étienne, Toulon, Poitiers et Clichy. Rouen est trente-huitième avec un taux de 21 %, identique à Limoges Metz, Dunkerque, Vitry-sur-Seine ou Valence.
Paris, une des communes les plus riches de France compte 16% de ménages.

 

Edouard Philippe et Nicolas Mayer-Rossignol ont obtenu 3 avancées au CA de l’ENSM (hydro)

Edouard Philippe, Maire du Havre et Président de la CODAH, et Nicolas Mayer Rossignol, Président du Conseil régional, ont planché ce matin devant le Conseil d’administration de l’Ecole Nationale Supérieure Maritime. Les deux élus avaient conjointement demandé à être entendus pour défendre l’Hydro, menacée par un projet pédagogique en forte contradiction avec les ambitions défendues pour l’école jusque là.

Si le transfert à Marseille des premières années est confirmé, Edouard Philippe et Nicolas Mayer-Rossignol ont obtenu une évolution significative du projet pédagogique, préservant le site havrais et sa montée en puissance. Trois avancées majeures ont été validées par le Conseil d’administration de l’ENSM :

  • un principe d‘équivalence d’effectifs présents entre Le Havre et Marseille a été obtenu
  • la confirmation de la création de nouvelles filières et de nouveaux enseignements (licences et masters ) a été entérinée
  • aucun transfert d’élèves ne sera réalisé sans avoir été préalablement compensé par l’arrivée effective d’étudiants dans le cadre des nouvelles filières.

Rappelons, en outre, que le site Havrais accueillera le siège de l ENSM, conformément à ce qu’avait annoncé le Ministre Frédéric Cuvillier.

Un comité de suivi composé des représentants de l’Etat, de l’ENSM et des collectivités vérifiera mensuellement la progression du projet pédagogique de l’ENSM et la réalité de cet engagement. « Nous veillerons à ce que les engagements pris soient effectivement, et dès maintenant, tenus, notamment dans le cadre du contrat d objectifs qui liera l’Ecole et l ‘Etat dans les trois années à venir », ont indiqué MM. Philippe et Mayer-Rossignol. Et les deux élus d’ajouter « dans le cas contraire, les collectivités en tireraient toutes les conséquences et reconsidèreraient naturellement leur soutien financier ».

Pour plus d’information : je vous invite à voir l’itw vidéo d’Edouard Philippe à ce sujet en cliquant ici

Lire également le compte rendu du CA de l’ENSM par le site Mer et Marine en cliquant ici

Tous à la manif demain pour soutenir l’Hydro au Havre

Demain à 14h, j’irai manifester avec les étudiants de l’école nationale supérieur de la Marine Marchande du Havre qui se réuniront sur le site de la nouvelle école, quai du Cameroun, au Havre à 14 h jeudi 21 novembre.
Il s’agit de marquer son refus au transfert des 3 premières années de l’école du Havre vers celle de Marseille.

L’annonce par le gouvernement de transférer les 3 premières années de l’ENSM à Marseille est incohérente, lui qui participe au 1/3 de l’investissement (soit 9 millions d’euros) avec la codah et la région Haute-Normandie pour construire un bâtiment pouvant accueillir 1000 étudiants. Le gouvernement ne peut pas en même temps réduire les effectifs de l’ENSM.

Le bâtiment de l’Ecole est en cours de construction et sera livré dans 1 an.

Venez nombreux soutenir les étudiants de l’ENSM, demain, jeudi 21 novembre à 14h sur le site de construction de la nouvelle école, quai du cameroun, le long du bassin de l’eure, à proximité du rond-point des ferries.

Les inégalités sociales progressent, mais moins en France que dans le reste du Monde

APPEL À LA VIGILANCE EN CETTE PÉRIODE DE GRAND FROIDLe Centre d’Observation et de Mesure des Politiques sociales (le compas) a mis en ligne ses estimations du taux de pauvreté des 100 plus grandes villes de France.
La pauvreté a déjà fait l’objet de plusieurs statistiques par âges, catégories sociales …. l’originalité de cette étude est d’établir le taux de pauvreté en fonction des territoires.

Définition

8,2 millions de français disposent de moins de 60% du revenu médian (954€ euros pour une personne seule, après prestations sociales). Cela fait 14% de la population, selon l’Insee. Si l’on considère le seuil de pauvreté à 50 % du niveau de vie médian, la France compte 4,5 millions de pauvres. soit 7,5% de la population.

Evolution

En baisse dans les années 70 et 80, stable dans les années 90 la pauvreté augmente, depuis 2000, même si la France demeure l’un des pays qui compte le moins de pauvres en Europe.

Chiffres ville par ville

En France métropolitaine, toutes les grandes villes du Sud ont un taux de pauvreté (critère retenu moins de 60% du revenu médian) supérieur à la moyenne nationale (15%), à l’exception d’Aix-en-Provence et d’Antibes. Dans l’ordre, Perpignan et Béziers (32%), Avignon (30%), Nîmes (29%), Montpellier (27%), Marseille (26%) et même Nice (20%).

Roubaix et Versailles avec respectivement 46% et 7% de ménages pauvres sont les villes où le taux de pauvreté est le plus fort et le plus faible de France.

« Contrairement à un discours aujourd’hui répandu, les petites villes et les villages ne sont pas là où l’on trouve le plus de ménages pauvres, même si les deux tiers des ménages pauvres n’habitent pas dans les 100 plus grandes villes. »

En revanche « les 100 plus grandes villes rassemblent un tiers des ménages pauvres, alors qu’elles ne regroupent qu’1/5 de la population…… La ville attire les plus démunis, car on y trouve le plus d’opportunités de logement (social) et d’emploi. »

En Normandie, le Havre a un taux de pauvreté de 22%, Rouen de 21% et Caen de 19%.

Paris, une des communes les plus riches de France compte 16% de ménages.

Edouard Philippe à propos de l’université du Havre : « je ne peux pas m’empêcher de penser que…. »

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 » Je ne peux pas m’empêcher de penser que les problèmes de l’université du Havre ne résultent pas seulement de transferts financiers insuffisants de l’Etat « . C’est en ces termes qu’Edouard Philippe a, abordé les difficultés financières de l’Université du Havre, lors du conseil municipal de mai 2013. S’exprimant sur le vœu formulé par l’Opposition  » demandant les moyens nécessaires pour que l’université du Havre puisse correctement assurer les missions qui lui sont assignées « , le maire du Havre a estimé  » réducteur donc un peu faux  » le principe d’assistance de l’Etat à tout prix :  » c‘est facile et cela m’inquiète de se retourner vers l’Etat en disant :  » vous ne donnez pas assez d’argent, vous devriez en donner plus parce que c’est là la source unique des problèmes de l’université du Havre « . Le maire a évoqué d’autres solutions fondées sur d’autres stratégies : des réorganisations « qui ont un peu attendu« . Dans une série d’actions ou de développements « qui ne sont pas encore au rendez-vous » . Une gouvernance différente « .

Quoi qu’il en soit,  » nous pouvons faire mieux «  a conclu Philippe qui n’ a pas manqué de rappeler les soutiens des différentes municipalités du Havre - et aujourd’hui de la CODAH - au développement de l’enseignement supérieur . Pour preuve, le bâtiment universitaire-INSA adossé à Sciences Po ainsi que le développement du nouveau pôle de l’ISEL.,  » Nous pouvons voter ce vœu mais ayons conscience entre nous que la solution est peut être ailleurs  » que dans la seule optique d’assistance financière de l’Etat. A fortiori en temps de crise économique.

Les 3 1er années de l’Ecole Nationale Supérieure Maritime du Havre dans le collimateur du gouvernement

emm_bQuai du Cameroun, le chantier de construction de la future École nationale supérieure maritime (ENSM), celle amenée à remplacer l’Hydro installée sur le plateau de La Hève à Sainte-Adresse, a débuté lundi.La pose de la première pierre devrait intervenir à la fin du mois de novembre.

Les élèves officiers, au nombre de 400 actuellement sur le site dionysien, pourraient, eux, prendre possession des lieux à la rentrée de septembre 2015.

ecole_marine_marchande_du_havre_blogCe démarrage des travaux coïncide avec l’envoi, hier, d’un courrier adressé au Premier ministre daté du 30 septembre, cosigné par Alain Le Vern, encore président PS de la Région Haute-Normandie, et Édouard Philippe, député-maire UMP du Havre et président de la Codah. Les deux élus s’étonnent des premiers éléments parus dans la presse s’agissant du projet pédagogique 2013-2016 de l’École nationale supérieure maritime, qui sera présenté lors du prochain conseil d’administration le 23 octobre. Selon ce document, Le Havre pourrait perdre les trois premières années de formation (sur 5 au total).

les écoliers havrais travailleront le mercredi matin à partir de la rentrée 2014

En tirant les leçons du résultat de la concertation, réalisée depuis janvier 2013 avec les parents d’élève et les enseignants, le conseil municipal a décidé, lors de sa séance du 23 septembre 2013, que les 15 000 écoliers (maternelle ou primaire) travailleront le mercredi matin et l’organisation journalière (lundi-mardi-jeudi-vendredi) sera la suivante :

  • de 7h30 à 8h45 : accueil péri-scolaire
  • de 8h45 à 12h : Enseignement.
  • de 12h à 14h : Pause méridienne.
  • de 14h à 16h (vendredi : 15h45) : Enseignement.
  • de 16h à 18h30 : accueil péri-scolaire.

Cette réforme sera appliquée à la rentrée 2014 et le tarif de l’accueil péri-scolaire (goûter compris) sera facturé entre : 6 et 10€/trimestre. (Rouen : 7€/mois) sans modification par rapport à la situation actuelle.
En effet l’accueil péri-scolaire existe, déjà, au Havre (peu de municipalité offre un accueil péri-scolaire) il s’est généralisé à l’ensemble des écoles.

Une 2ème phase de la concertation traitera - d’octobre à mai 2014 - du contenu des activités péri-scolaires sachant que le contenu de la concertation pourra être adapter à chaque école.

Edouard PHILIPPE précise que cet accueil péri-scolaire devra être ambitieux et laisser le plus grand choix possible aux familles : Ainsi l’accueil péri-scolaire pourra être :

  • une garde,
  • une aide pédagogique,
  • une découverte culturelle, sportive ou de loisir.