Parts de marché des ports du range nord dans le trafic conteneur 2014 :
- Rotterdam : 29,7%
- Hambourg : 23,5%
- Anvers : 21,6%
- Bremer -Haven : 13,9%
- Haropa* : 6,4%
- Zeebrugge : 5%
Lu dans les échos
Comme tous les français j’ai été bouleversé par les drames de Charlie Hebdo et de l’hypercasher de Vincennes.
Ces événements tragiques sont, malheureusement, le résultat d’un mélange explosif : Intégrisme musulman et Echec de l’intégration à la française laissant des jeunes sans emploi, sans formation et totalement désœuvrés.
A la suite des émeutes de 2005 de lourds investissements ont été fait pour améliorer l’urbanisme des quartiers périphériques de nos villes et des banlieues. Mais rien n’a été fait pour favoriser l’intégration des jeunes issus de l’immigration.
La question reste entière : Maintenant on fait quoi ?
Un certain nombre de réformes est, à mon sens, nécessaires :
Le 2ème groupe de réformes demande au préalable d‘accepter une réalité que nous ne voulons pas admettre. Manuel Valls a eu le courage d’asséner un certain nombre de vérités lors de ses voeux à la presse, la semaine dernière.
Il faut, à mes yeux, admettre 3 constats à partir desquels des mesures pragmatiques pourront être prises :
1) Dans nos villes françaises cohabitent des communautés sociales ou ethniques, loin de l’idéal républicain de mixité sociale.
2) L’intégration à la Française laisse de côté beaucoup trop de jeunes issus de l’immigration, ou issus de milieux défavorisés sans espoir d’insertion dans la société française. Les plus fragiles d’entre eux sont la proie des intégristes.
3) L’égalitarisme en matière d’éducation ne corrige pas les inégalités sociales.
Accepter ces constats signifie qu’il est possible d’étudier finement les attentes et les difficultés des communautés pour y apporter des réponses précises.
Notre idéal républicain de mixité sociale, d’égalité des chances et de promotion sociale par la méritocratie n’est pas perdu, bien au contraire, mais notre modèle d’intégration et de promotion sociale doit se réformer en urgence.
Ce modèle est fondé (trop ?) sur la réussite scolaire qui permet, heureusement, à de nombreux jeunes de s’insérer correctement dans la société française mais qui produit chaque année 60 000 illettrés et 150 000 jeunes sortant du système scolaire sans formation.
La lutte contre le décrochage scolaire est décisive car le décrochage scolaire est source de chômage et de délinquance. Les événements récents ont montré le passage de la délinquance au djihad intégriste.
A cause du manque de mixité sociale le recrutement des écoles est relativement homogène en fonction de leur localisation. Ainsi il est relativement facile d’adapter la pédagogie et l’enseignement en fonction des écoles. Malgré toutes les actions sociales des collectivités locales, l’environnement culturel d’un enfant du centre-ville est très différent de l’environnement culturel d’un enfant habitant dans un quartier périphérique.
Corriger cet environnement culturel inégal pour conserver l’égalité des chances demande une adaptation de l’éducation bien plus importante que celle existante à travers les Réseaux d’Education Prioritaire.
En tant qu’élu local j’attends du gouvernement et des enseignants une adaptation de la pédagogie et de l’enseignement en fonction des écoles et du niveau des élèves avec l’objectif de donner à tous un socle de connaissances fondamentales et une formation. 1er pierres à l’intégration.
Haropa vient de signer une convention de partenariat triennal avec Ports Normands Associés (PNA), un syndicat mixte regroupant les ports de Caen et Cherbourg. Objectif : faire face à la concurrence des ports du Benelux.
Axes de travail retenus : le projet de navettes de transport maritime de conteneurs Caen/Le Havre, les croisières, le gaz naturel liquéfié et les énergies marines renouvelables. L’objectif est qu’il n’y ait pas de concurrence entre ces différents ports français mais bien un travail concerté.
Au cours de la cérémonie de début d’année organisée par le Groupement havrais des armateurs et agents maritimes (Gham), les représentants des 42 armateurs et agents maritimes membres, ont exprimé leur espoir de voir le port du Havre dépasser les 2.5 millions d’EVP en 2015 et pourquoi pas franchir le cap symbolique de 3 millions d’EVP. Ils fondent de grands espoirs sur la nouvelle plateforme multimodale qui devrait être opérationnelle en avril. Le Gham est optimiste pour les mois à venir en raison de la capacité du port à accueillir les très grands navires dont les derniers MSC qui dépassent 19 000 EVP.
La communauté de communes de Pont l’Evêque* (16 000 habitants) vient de demander son adhésion à l’association de préfiguration du projet de pôle métropolitain, ce qui porterait à 496 000 le nombre d’habitants compris dans le périmètre du pôle.
Hubert Courseaux, président de l’intercommunalité justifie le changement d’attitude de l’intercommunalité en expliquant que la fusion prochaine des 2 Normandie change les conditions : Pont l’Evêque se trouve au centre de la nouvelle région et les « subventions de l’Etat et les subventions européennes iront vers l’Axe Seine ».
Il faudra ensuite que le préfet Maccioni agrée le nouveau périmètre.
* Lu sur une dépêche de l’agence normande d’information.
La période de décembre est marquée par la présentation des budgets. L’occasion de donner un ordre de grandeur des budgets de nos différentes collectivités locales :
Les budgets de fonctionnement des collectivités françaises ne peuvent pas être déficitaires et ne font donc pas appel aux banques pour financer leur train de vie (contrairement à l’Etat) . En revanche elles financent leur investissement par l’emprunt.
L’enjeu budgétaire d’une collectivité locale (à l’exception du département qui a des dépenses sociales très importantes) est de contenir les dépenses pour préserver l’investissement. C’est l’investissement qui prépare l’avenir.
La France attend depuis tant d’année des réformes de structure : Code du travail, Fiscalité, Education, Etat providence, Relance de l’Europe…
Beaucoup de forces politiques portent ces réformes :
Ces réformes seront difficiles à faire accepter aux français car elles leur demandent dans un 1er temps des sacrifices pour en tirer les bénéfices sur le long terme. Au lieu d’être unis les porteurs de ces réformes sont divisés car placés sur la frontière droite-gauche.
La présidence SARKOZY a montré qu’il était impossible de réaliser ces réformes en réunissant toute la Droite tandis que les piétinements de François HOLLANDE témoignent de difficultés encore plus importantes avec l’union de la Gauche. En effet l’électorat le plus radical de l’UMP ou du PS de gouvernement freine la mise en place des réformes structurelles.
Le diagnostic de BAYROU fait dès 2007 à la fois sur le besoin de réforme de structures (Sarkozy a découvert le manque de compétitivité des entreprises en 2011) et sur l’incapacité de la Droite et de la Gauche à réformer le pays séparément s’avère aujourd’hui évident et de plus en plus de personnes lui donnent raison.
François BAYROU a eu tort d’avoir raison avant les autres, mais en 2017 c’est lui qui aura la plus grande légitimité à réunir cette force politique et à mettre en oeuvre en tant que Président de la République les réformes de structure indispensables si la France veut se développer tout en préservant son modèle social.
Après cette belle tirade politique, je vous souhaite une très bonne année 2015
Marc Migraine
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