Archives pour la catégorie Economie non portuaire

Lettre à mes concitoyens : Le Havre est au cœur de la mondialisation

maersk_magleby1Difficile d’être élu au conseil municipal du Havre et de ne pas exprimer un message à nos concitoyens lorsque l’on sent profondément la gravité de la situation dans laquelle notre ville pourrait s’enfoncer si ces grèves et ces blocages se poursuivaient.

L’économie du Havre avec son port, ses grandes industries, ses filiales de grands groupes - dont le siège n’est pas havrais - se trouve au cœur de la mondialisation. C’est un très grand avantage que d’autres villes en marge des flux mondiaux nous envient mais c’est aussi une fragilité car cette activité économique est volatile. Elle peut quitter le Havre. Bien sur pas demain ; mais dans les années à venir si nous Havrais n’avons pas conscience de notre environnement concurrentiel, si imprudemment nous scellons notre sort à des organisations syndicales dans un combat plus politique que syndical, si nous pensons que les blocages protègent notre avenir, alors nous irons de désillusions en désillusions et nous diminuerons fortement notre développement économique et nos emplois.

 

Les entreprises havraises victimes des blocages routiers

images_raffineries_blogLes entreprises du Havre et de la zone industrielle subissent lourdement les blocages des axes routiers. Les chefs d’entreprises havrais ont été reçus hier en préfecture à Rouen pour faire part de leurs inquiétudes face à la poursuite du mouvement.

L’Umep (600 entreprises, 32 000 salariés) dénonce les effets des mouvements, selon ses estimations 10% des volumes auraient été déroutés vers les ports concurrents.
Chez Renault à Sandouville, la production de 2 000 Trafics a été empêchée.
Chez Aircelle, le directeur d’établissement JM Dubos dénonce les effets néfastes de ce mouvement en terme d’image de marque.
L’Uimm du Havre (300 entreprises, 12 500 salariés) s’inquiète également « Notre activité est totalement désorganisée. Nos PME, 80% des emplois en France, souffrent déjà énormément. (…) ».
Chez Chevron Oronite, le directeur O Clavaud condamne  »l’escalade de violence », après l’incendie déclenché aux abords de l’entreprise dans la nuit de mardi à mercredi.

Dans un communiqué, la CCI Seine Estuaire exprime également son inquiétude au nom des 7 000 entreprises qu’elle représente.
Elle lance  »un appel très solennel à la responsabilité individuelle et à la prise de conscience de chacun pour l’intérêt général du Havre et de la région« .

Quand on pense à la difficulté de faire venir des entreprises au Havre le comportement des bloqueurs de rond-points ont un comportement suicidaire vis à vis de leur entreprise et de l’emploi au Havre.

Parc éolien en mer : EDF à égalité avec un nouveau partenaire : Enbridge Inc

areva_eolien_dEDF Energies Nouvelles vient d’annoncer un changement de partenariat pour le développement et l’exploitation des trois parcs de Fécamp (498 MW), Courseulles-sur-Mer (450 MW) et Saint-Nazaire(480 MW).
La société canadienne Enbridge Inc détient désormais 50% de la société Eolien Maritime de France (EMF) constituée pour l’implantation de ces trois parcs. Enbridge exploite déjà 4 parcs éoliens (830 MW) avec EDF au canada. Le changement de partenariat ne devrait pas avoir d’impact sur le calendrier de réalisation des parcs éoliens dont le démarrage progressif de construction est prévu à partir de 2017.

Les Raccordements des parcs éoliens en Manche coûteront 1,1 Milliards

areva_eolien_bRéseau de transport d’électricité (RTE) prévoit d’investir un milliard cent millions d’euros d’ici 2021 en Normandie notamment pour le raccordement des parcs éoliens de Courseulles-sur-Mer, Fécamp et ultérieurement Dieppe-Le Tréport. Selon les sites, RTE doit construire entre 15 et 50 km de raccordements sous-marins et entre 3 et 24 km de raccordements terrestres. Les travaux doivent débuter dans les années 2017-18 pour les parcs de Courseulles-sur-Mer et de Fécamp. Dans la Manche, RTE devra assurer les interconnexions entre la France et la Grande-Bretagne pour assurer le transport de l’électricité produite par les hydroliennes du raz Blanchard.

Renault embauche à Sandouville

renault-trafic_14Renault a confirmé l’embauche de 122 CDI et de 100 CDD dans son usine de Sandouville,
Pour répondre à la montée en puissance des commandes de véhicules Trafic et assurer le lancement de la production des véhicules Nissan et Fiat.
La majeure partie des 100 CDD sera affectée à l’équipe de nuit qui sera mise en place à l’automne, au moment du démarrage de la production du véhicule Nissan. Les recrutements doivent démarrer prochainement.
L’usine de Sandouville emploie 1800 salariés et produira en 2016 120 000 véhicules Trafic.

Aéroports de Deauville et de Caen = 95% du trafic des aéroports normands

aeroportocteville_bL’aéroport de Deauville-Saint Gatien a accueilli l’an dernier 149 300 passagers, battant son record de fréquentation de 2012. L’ouverture de la ligne saisonnière Londres-Stansted- Deauville par Ryanair a permis de conforter le trafic.
Avec 129 100 passagers Caen-Carpiquet est le second aéroport normand en terme de passagers. Ces deux aéroports assurent 95% du trafic normand.
Le Havre-Octeville, Rouen-Boos et Cherbourg-Maupertus ont accueilli respectivement 6 200, 5 200 et 4 800 passagers.

L’enclavement de l’agglomération havraise et plus largement de la Normandie est un handicap majeur. Peu de régions ont aussi peu de lignes aériennes à disposition que la région Normandie. La raison tient dans l’absence d’une zone de chalandise suffisante pour chacun des 4 aéroports (distant de moins de 100 km les uns des autres) normands pris séparément. Au contraire un aéroport unique pour l’ensemble de la Normandie bénéficierait d’une zone de chalandise de quelques millions de personnes.

L’intérêt du Havre est de privilégier Deauville comme aéroport unique normand car il ne se trouve qu’à 30 minutes. Plus les havrais tardent à soutenir Deauville et à abandonner leur propre aéroport plus ils affaiblissent l’aéroport de Deauville face à son concurrent de Caen.

Chômage : Point noir de la région havraise

chomage_bDans sa dernière note de conjoncture (février 2016), l’Insee Normandie note l’augmentation du chômage (+0,2 point) au 3e trimestre 2015 dans la région. Cette dégradation succède à deux trimestres de stabilité. Le chômage touche 10,4% de la population en Normandie (10,2% pour la France métropolitaine). La zone d’emploi du Havre est la plus touchée par le chômage (12,6%).

un accord trouvé chez sidel

Vendredi, un accord a été trouvé entre la direction et l’intersyndicale de Sidel.
92 emplois sur 900 seront supprimés, contre 190 prévus initialement. Dans le détail, les mesures d’âge permettront à six salariés de partir en retraite et 50 à 55 salariés pourront bénéficier d’une préretraite à partir de 57 ans.
Une quarantaine de salariés toucheront une prime (de 20 à 50 000 euros) pour mettre en œuvre un projet  »personnel » ou qu’ils partent  »contraints ». Une cellule de reconversion sera mise en place à Octeville-sur-Mer pour faciliter les reclassements.

Feu vert pour les champs d’éoliennes de Fécamp et de courseulles

Les projets de parcs éoliens en mer au large de Saint-Nazaire, de Courseulles-sur-mer (Calvados) et de Fécamp ont reçu un avis favorable des commissions d’enquêtes publiques mises en place. Les troieolien_off_shore_unique_blogs projets sont menés par EDF et Alstom doit construire les futures machines. Le projet fécampois compte 83 éoliennes (implantées entre 13 et 22 kilomètres des côtes) pour une puissance totale de 498 MW

Un projet de centrale Biomasse sur le site Citron

Selon des informations lues dans Ouest-France*, Une centrale biomasse nouvelle génération va voir le jour sur le site Citron dans la zone portuaire du Havre.
L’aventure CITRON (centre de recyclage) s’est soldée en 2010 par un dépôt de bilan, 130 000 tonnes de déchets dont certains toxiques et 120 employés au chômage.

ex_citron

Le projet, baptisé BioSynErgie et piloté par Suez, a pour objectif de construire une centrale biomasse pour valoriser des matières exclues des circuits de recyclage (bois vernis, laminés, papiers souillés).
Suez vise la collecte de 100 000 t de combustibles sur le territoire normand et la production de chaleur dès 2018.
Sur les 300 000 MWh produits, 200 000 seront destinés à une vingtaine d’entreprises et 100 000 pour plusieurs communes de l’agglomération du Havre.
Le projet représente un investissement de 45 millions d’euros pour Suez.
Au plan local, une centaine d’emplois directs et indirects pourraient être créés.

pour plus d’information sur le fonctionnement d’une centrale bio-masse cliquez ici

*je n’ai aucune information autre que celles lues dans ouest-France.