Vendredi, un accord a été trouvé entre la direction et l’intersyndicale de Sidel.
92 emplois sur 900 seront supprimés, contre 190 prévus initialement. Dans le détail, les mesures d’âge permettront à six salariés de partir en retraite et 50 à 55 salariés pourront bénéficier d’une préretraite à partir de 57 ans.
Une quarantaine de salariés toucheront une prime (de 20 à 50 000 euros) pour mettre en œuvre un projet »personnel » ou qu’ils partent »contraints ». Une cellule de reconversion sera mise en place à Octeville-sur-Mer pour faciliter les reclassements.
Archives pour la catégorie Economie non portuaire
Feu vert pour les champs d’éoliennes de Fécamp et de courseulles
Les projets de parcs éoliens en mer au large de Saint-Nazaire, de Courseulles-sur-mer (Calvados) et de Fécamp ont reçu un avis favorable des commissions d’enquêtes publiques mises en place. Les troi
s projets sont menés par EDF et Alstom doit construire les futures machines. Le projet fécampois compte 83 éoliennes (implantées entre 13 et 22 kilomètres des côtes) pour une puissance totale de 498 MW
Un projet de centrale Biomasse sur le site Citron
Selon des informations lues dans Ouest-France*, Une centrale biomasse nouvelle génération va voir le jour sur le site Citron dans la zone portuaire du Havre.
L’aventure CITRON (centre de recyclage) s’est soldée en 2010 par un dépôt de bilan, 130 000 tonnes de déchets dont certains toxiques et 120 employés au chômage.
Le projet, baptisé BioSynErgie et piloté par Suez, a pour objectif de construire une centrale biomasse pour valoriser des matières exclues des circuits de recyclage (bois vernis, laminés, papiers souillés).
Suez vise la collecte de 100 000 t de combustibles sur le territoire normand et la production de chaleur dès 2018.
Sur les 300 000 MWh produits, 200 000 seront destinés à une vingtaine d’entreprises et 100 000 pour plusieurs communes de l’agglomération du Havre.
Le projet représente un investissement de 45 millions d’euros pour Suez.
Au plan local, une centaine d’emplois directs et indirects pourraient être créés.
pour plus d’information sur le fonctionnement d’une centrale bio-masse cliquez ici
*je n’ai aucune information autre que celles lues dans ouest-France.
Contrat de plan « vallée de la Seine »
Le contrat de plan interrégional Etat-Régions (CPIER) « vallée de la Seine » 2015-2020 s’inscrit dans un schéma stratégique pour l’aménagement et le développement de la vallée de la Seine.
Ce contrat couvre la Haute-Normandie, une partie de la Basse-Normandie et une partie de l’Ile-de-France.
Il comprend un investissement de 377,2 Mio € pour les infrastructures portuaires, de 124,6 Mio € pour les infrastructures ferroviaires et de 76,2 Mio € pour les infrastructures fluviales. Ces infrastructures fluviales doivent « favoriser le transport de marchandises, notamment le trafic des conteneurs ».
L’aménagement des ports est également prévu : le port du Havre obtiendra 192 Mio € affectés au développement des terminaux à conteneurs (130 Mio €), à l’accueil d’un stockage de vracs liquides (12 Mio €), d’un terminal de croisière (12 Mio €) et d’un terminal roulier (12 Mio €). l’écluse de Tancarville bénéficiera de 15 millions € et l’écluse François 1er de 11,6 millions €.
2 Mio € sont prévus pour l’étude sur l’accès fluvial à Port 2000 et 18 Mio € pour les travaux entre 2018 et 2020. Rouen a obtenu une enveloppe de 73,5 Mio € et le Port de Paris 63,5 Moi €.
Enfin les installations liées à la filière des énergies renouvelables en mer à Cherbourg sont dotées de 48,2 Mio €.
Pour information, Le PIB de la vallée de la Seine s’établit à 571 milliards d’euros, soit 27 % du PIB national et 4 % du PIB de l’UE. Ce territoire compte 883 000 entreprises et 5,7 millions d’emplois.
Air Liquide investit dans le captage de CO2 à Gravenchon
Air Liquide vient de mettre en service une installation de captage de CO2 d’une capacité de 100.000 tonnes l’an dans son usine de Port-Jérôme. Baptisé Cryocap, l’installation permet le captage de CO2 par procédé cryogénique. Ce procédé, cryogénique, « unique au monde », est moins coûteux que d’autres procédés de captage de CO2.
L’entreprise a investi 30 millions d’euros et bénéficié de soutien public au titre des « investissements d’avenir ». L’investissement réalisé permet d’extraire et de valoriser le CO2 qui était jusqu’alors rejeté dans l’atmosphère. Le CO2 est purifié et vendu à des clients de l’ouest de la France.
La France est-elle vraiment « not business friendly »
J’ai participé, aujourd’hui, à un déjeuner-débat organisé par un groupe énergétique multinational ayant une usine sur la zone industrielle : il était question de compétitivité du territoire par rapport à d’autres territoires européens.
Les dirigeants de cette multinationale ne se sont pas plaints d’un coût du travail élevé où d’un manque de flexibilité mais d’une instabilité législative (concernant l’impôt sur les sociétés), de normes notamment environnementales appliquées avec plus de rigueur que dans les autres pays européens (pourtant soumis aux mêmes exigences) et d’une impression que les entreprises ne sont pas les bienvenues en France : « not business friendly« , citant un certain nombre de dispositions prises ou de phrases-chocs tenues par le gouvernement depuis 2012.
Les élus locaux de tout bord ont tenté de dissiper cette impression et je pense que nous avons convaincu la direction française mais serons-nous entendus de la direction centrale située à plus de 10 000 km ?
Je crois que les dirigeants de culture anglo-saxonne ont une vision un peu erronée de l’économie française pensant que les propos du gouvernement représentent l’état d’esprit des français. En effet dans leur pays, le développement économique fait l’unanimité et les propos d’un ministre traduit le sentiment général, alors qu’en France au sein même de la majorité de gauche l’économie est un sujet de conflits permanents dont la politique économique du gouvernement est l’otage et le reflet.
La traduction à l’étranger de cette politique est « not business friendly ».
C’est dommage car inexact quand on connait la capacité des français à entreprendre, à travailler et à prendre des risques et des initiatives.
Un grand merci à la direction de cette entreprise qui a permis à la douzaine d’élus présents de se rendre compte de l’importance du « business friendly« .
1/4 de la population active de Haute-Normandie a un bas niveau de formation
Selon une étude de l’Insee, en Haute-Normandie 518 000 personnes ayant un bas niveau de formation vivent en Haute-Normandie, dont 200 000 font partie de la population active, soit un quart de la population active (hors apprentis).
Les Haut-Normands concernés sont titulaires du certificat d’études primaires, du brevet des collèges ou n’ont pas de diplômes. En terme d’emploi, « les bas niveaux de formation connaissant des difficultés d’insertion plus importantes que les diplômés : une personne sur cinq est au chômage, une sur deux pour les jeunes de moins de trente ans(…) » selon l’Insee.
ADWEN confirme la création de deux usines au Havre
En effet, La société Adwen (éoliennes en mer) a indiqué mardi à l’AFP que les permis de construire pour les deux usines qu’elle doit construire au Havre seront déposés au cours du premier semestre 2016.
Luis ALVARES, Directeur Général d’ADWEN*s’exprimait ainsi les 6 et 7 octobre au salon normand des Energies Marines Renouvelables qui s’est tenu au Stade Océane du Havre :
« Dès la création d’Adwen, en mars dernier, nous avons repris les engagements contractés par AREVA lors des 2 appels d’offres en France.
Ces engagements concernent deux volets :
- Le volet industriel, avec la création d’un cluster industriel au Havre, et le développement d’une filière sur le territoire pour les composants d’une éolienne Made in France,
- Le volet R&D, avec un centre d’ingénierie et de R&D à Rouen. »
……. »notre objectif est d’être prêt à produire les éoliennes à partir de 2018 pour le champ de Saint-Brieuc dont la mise en service est toujours prévue en 2020, mais avec des machines de 8 MW. »
« Concrètement après avoir mené les études géotechniques sur le quai Joannès Couvert, nous avons sélectionné un consortium pour la maîtrise d’œuvre de nos deux usines havraises (pour la fabrication de pales et de nacelles). »
……..Cette étape est importante à double titre :
- Ce consortium préparera l’implantation détaillée des usines et les dossiers des permis de construire
- Ce projet de maîtrise d’œuvre que nous engageons, ce sont plusieurs millions. Nous signerons sa première phase dans les prochains jours et nous la signerons avec un consortium composé d’Egis, Auxitec et Enia Architecte.
En ce moment même nos équipes industrielles sont ici au Havre et rencontrent le GPMH pour avancer avec la maîtrise d’œuvre.
Côté R&D, nous avons développé de premiers outils de modélisation dynamique ARDEMA avec le CORIA et l’INSA. Début octobre, nos équipes Ingénierie et R&D seront pour 2 jours à l’INSA à Rouen, dans les laboratoires du technopole du Madrillet afin de creuser d’autres opportunités de collaboration pour les années à venir.
[…]
Voilà l’état des dernières avancées de notre développement en Normandie. Je sais que certains trouvent le temps de l’industriel long mais c’est en prenant le temps de bâtir les bonnes usines au bon endroit que nous pourrons assurer leur pérennité. Les 750 emplois qui seront mobilisés ici au Havre sur le cluster industriel, comme la centaine de postes de recherche visés à terme sur le centre de Rouen doivent s’inscrire dans la durée.
* Adwen est une co-entreprise, créé en mars 2015, détenue à parts égales par AREVA et Gamesa (le spécialiste espagnol de l’éolien), spécialisée dans l’éolien en mer (ou offshore).Pour en savoir plus cliquez ici
Exemple concret d’écologie industrielle sur la zone économique du Havre
L’objectif de l’écologie industrielle est de favoriser l’émergence de synergies entre les entreprises de sorte qu’elles réutilisent entre-elles, ou avec les collectivités, leurs résidus de production (vapeurs, eau, déchets…) ou encore que leur consommation d’énergie soit plus intelligente (gestion intelligente de leur potentiel électrique).
C’est se qui se passe entre l’usine de retraitement des déchets de la CODAH (Ecostu’air) et l’entreprise sucrière Tereos.
Le réseau de vapeur reliant les usines Ecostu’air et Tereos en fonctionnement début juillet est un bon exemple de cette écologie industrielle. Ainsi un pipeline transporte sur trois kilomètres la vapeur produite par l’usine de traitements de déchets située à Saint-Jean-de-Folleville vers l’entreprise sucrière située à Lillebonne où elle est transformée pour être utilisée comme énergie pour la production d’éthanol et d’amidon.
La production de vapeur (330 000 MWh) permettra de couvrir les deux tiers des besoins énergétiques de Tereos.Ce projet de valorisation, d’un coût de 18 millions d’euros, a pour objectifs de réduire les émissions de gaz à effet de serre, c’est également « un exemple concret d’économie circulaire à l’échelle d’un territoire ».
Ecostu’air produit également par cogénération 27 500 MWh d’électricité pour sa propre consommation.
Report mais confirmation de l’usine de pales d’éoliennes à cherbourg
Alstom Renewable Power a reporté la construction de l’usine de pales d’éoliennes à début 2017, dans l’attente d’un calendrier des projets EDF plus visible selon le journal les Echos. Toutefois, Lundi lundi 28 septembre, Jérôme Pécresse, président d’Alstom Renawable Power est venu en personne rassurer les élus sur les intentions du groupe sur la construction de deux usines à Cherbourg pour la fabrication de pales et l’équipement des mâts de ses éoliennes Haliade 150. « La question n’est plus de savoir si nous le ferons, mais quand nous le ferons », a-t-il affirmé.
Du côté d’EDF Energie Nouvelle (EDF EN) les commandes d’éoliennes pour les parcs de Courseulles et Fécamp pourraient être passées fin 2016, début 2017 « s’il n’y a pas de recours en justice contre ces projets ». EDN EN compte dans ce laps de temps obtenir les autorisations pour les deux parcs et boucler les financements. Pendant, ce temps le port de Cherbourg poursuit ses préparatifs avec un investissements de 100 millions dans les travaux pour l’accueil des filières hydroliennes et éoliennes. Une partie aurait déjà été dépensée.
Les PME sont également mobilisées, certaines se regroupent en consortium afin de répondre aux prochains appels d’offres.

