Archives mensuelles : juin 2015

Le Grand Port Maritime du Havre vise 3,5 à 4,5 M d’EVP pour 2020

maersk_magleby1Dans son projet stratégique 2014-2020 le Grand Port Maritime du Havre met la priorité sur le trafic conteneur et ambitionne d’atteindre 3,5 à 4,5 millions de conteneurs EVP à l’horizon 2020 en faisant passer la part du trafic conteneurisé dans le trafic global du port de 35 à 50%.
D’autre part plus de 500 ha d’offre foncière sont disponible pour le développement d’activité logistique ou portuaire dont près de 200 ha en reconversion

C’est 385 M€ d’investissements sur la période 2014-2019, dont plus de 200 M€ de nouveaux développements que le port du Havre va investir dont les grands postes sont les suivants :

 

Terminaux (dont terminaux à conteneurs) 87 M€

Création de parcs logistiques 40 M€

Réseau ferré portuaire et dessertes ferroviaires des terminaux à conteneurs 13 M€

Etudes de l’accès fluvial à Port 2000 2 M€

Passage de la marchandise 6 M€

Accueil de l’éolien offshore sur le port 57 M€

Modernisation des écluses 27 M€

Haropa cède des parts de marché face à ces concurrents

pah_blogLe temps béni où la croissance mondiale dopait le trafic conteneur global et où la saturation des ports belges et hollandais alimentaient naturellement le port du Havre est révolu.
En effet en 2014, les ports de Rotterdam, Anvers et Hambourg enregistrent les meilleurs résultats du range nord-européen pour les trafics conteneurs. Ainsi :
Rotterdam a traité 12,3 M d’EVP (+5,8%), une position que le port devrait voir confirmer avec la montée en puissance de la Maasvlakte 2.
Hambourg a vu progresser le trafic conteneurs de 5,1%, à 9,7 M d’EVP grâce aux performances de l’économie allemande.
A Anvers, le trafic conteneurs frôle les 9 M d’EVP (+4,7%). Ces trois ports représentent les 3/4 du marché du conteneur sur la rangée nord-européenne.
Haropa occupe la 4e position du classement avec un trafic de 2,6 M d’EVP (+2,6%).

Des efforts de tous les acteurs portuaires pour gagner de la compétitivité apparaît indispensable pour la place havraise.

Caen-Rouen-Le Havre décrochent le Label French Tech

label_french_techAxelle Lemaire, Secrétaire d’Etat chargée du Numérique, vient de l’annoncer : la candidature de Caen, Le Havre et Rouen, regroupée sous la bannière commune « Normandy French Tech » a été retenue pour faire partie des 12 territoires Français qui formeront le socle de la French Tech !

Cette labélisation apporte un encouragement à poursuivre les efforts, dans la continuité de la mobilisation de l’ensemble des acteurs
(collectivités locales, acteurs institutionnels comme du secteur privé, startups etc.) qui ont
construit et défendu ce dossier collectif en apportant chacun leur pierre et en contribuant à la dynamique de l’écosystème numérique normand.

La candidature normande se fonde sur 3 grands axes de développement, qui sont aussi trois champs d’innovation numérique :
- La ville, avec Smart Cities, pour une Normandie humaine et innovante
- Le port, avec Smart Port & Logistics, pour une Normandie maritime et
conquérante
- L’usine, avec Smart Industries, pour une Normandie terrestre et entreprenante

La reconnaissance officielle de la Normandy French Tech marque le top départ pour passer aux nouvelles étapes et lancer les projets présentés dans le dossier de candidature, qui viendront amplifier la dynamique de la French Tech normande.
Une gouvernance collective sera notamment mise en place afin de regrouper de manière équilibrée, les entreprises, les investisseurs, les réseaux professionnels, les acteurs du développement économique, de l’enseignement supérieur et de la recherche et les collectivités publiques.
Viendront ensuite d’autres opérations, comme la création du « Normandy Tech 40 » (autour de l’open innovation, du « mentoring » et de l’accompagnement de 40 entreprises
régionales), la constitution d’une diaspora normande regroupant ambassadeurs du
territoire, « greeters » de l’innovation et parrains internationaux, ou encore le lancement
d’un agenda numérique normand.
La labellisation va également permettre de bénéficier d’un soutien de l’Etat, qu’il s’agisse
du cofinancement d’accélérateurs d’entreprises ou de l’intégration aux actions de la France pour la promotion internationale de la French Tech, vitrine mondiale indispensable à la conquête de débouchés et de marchés.
Cette labellisation est aussi une belle récompense pour toutes les entreprises et les réseaux professionnels du numérique installés sur le territoire normand qui ont soutenu cette candidature. En tout, ils sont plus de 200 à s’être engagés dans la démarche, dont :
- #NWX (Normandie Web Xperts) qui rassemble les professionnels du web
normand pour créer des synergies et renforcer l’écosystème régional,
- le Club TIC qui fédère les acteurs des services et Technologies de l’Information
et de la Communication en Normandie,
- le Pôle TES qui assure la promotion de l’excellence normande des
Transactions Électroniques Sécurisées,
- NMA (Normandy Microelectronics Association) qui contribue à la mise en place et
au développement d’un écosystème propice aux sociétés de la filière microélectronique de Normandie.

La plateforme multimodale portuaire entre en service

La plate-forme multimodale du Havre est entrée en service aux alentours du 15 juin, les conteneurs en provenance de Port 2000 pourront transiter par ce nouveau terminal pour y embarquer sur les trains ou bateaux à destination de l’hinterland. Ce nouveau terminal appartient à la société Le Havre terminal trimodal (LH2T) qui réunit le Grand Port Maritime du Havre, le Crédit agricole Normandie-Seine et Projenor.

Bonne chance à cette nouvelle infrastructure portuaire.

de la crise économique au Tsunami Numérique

tsunami_numeriqueTous ceux de ma génération se souviennent que la Crise n’a pas commencé avec le krack boursier de 2008 : C’est 42 années de Crise économique que nous vivons depuis 1973, alimentée par les 2 chocs pétroliers des années 70, le virage libéral-Reagan-Tchatcher-des années 80, l’apparition de la mondialisation des années 90 et l’essor des nouvelles technologies des années 2000. La France ne s’est adaptée qu’à reculons à cette mondialisation libérale et technologique ; ce qu’elle paye par un chômage de masse, un endettement abyssal et une perte d’influence européenne.

La France des années 2010 n’est plus seulement confrontée à la mondialisation libérale mais aussi selon le patron de Publicis Maurice Lévy à un « Tsunami numérique » où les acteurs économiques traditionnels craignent de « se faire ubériser« . (lire article des échos)

maurice_levyCe Tsunami numérique consiste à l’arrivée de concurrents, venus de nulle part, s’appuyant sur l’intelligence collective de milliers de particuliers culbutant des pans entiers de l’économie traditionnelle.

voici une petite liste de ces « barbares » qui bouleversent l’économie traditionnelle :

  • Kiss kiss bank bank concurrence le secteur bancaire. Lire le résumé ci-dessous de l’intervention de son cofondateur, Vincent Ricordeau, mercredi 27 mai à la CCI du Havre.
  • Blablacar concurrence la SNCF.
  • Uber concurrence les taxis
  • Drivy concurrence les loueurs de voiture
  • Airbnb concurrence le secteur hotelier
  • Tripadvisor, expédia ou booking.com concurrencent les agences de voyage.
  • Le « téléconseil conseil médical personnalisé » mis en place par des mutuelles de santé concurrence le secteur médical.
  • Amazon concurrence presque tout le commerce de détails et de biens de consommation.
  • Wikipédia, les MOOC, la khan academy concurrencent l’Education Nationale dans la transmission des savoirs.
  • Ebay et lebon coin participent également à cette tendance.
  • etc….

Cette tendance de l’économie va se renforcer et nous assistons à une véritable révolution économique très grande vitesse où les français trouveront peut-être les moyens de sortir de la crise économique.

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copier-coller du texte édité par la CCI du Havre pour présenter la conférence de Vincent Ricordeau mercredi dernier :
En lançant KissKissBankBank en septembre 2009 avec Adrien Aumont et Ombline Le Lasseur, Vincent Ricordeau rejoint les pionniers mondiaux du crowdfunding et contribue à ce formidable élan que représente l’économie collaborative.

Leur crédo : « Libérez la créativité ! » Aujourd’hui, KKBB dépasse les 30 millions d’euros collectés. Depuis, le groupe KKBB Technologie a lancé LENDOPOLIS et hellomerci. LENDOPOLIS est une plateforme de prêt participatif qui permet aux TPE et PME d’emprunter de l’argent à des particuliers à des taux d’intérêt de 5 à 12%. hellomerci, est une plateforme de prêts solidaires entre particuliers.

Vincent défend l’idée d’un changement radical du mode d’organisation de nos sociétés par une troisième révolution industrielle fondée sur la puissance d’internet et sa structure en réseau pour établir une économie mondiale plus circulaire.

Filière aéronautique normande en pleine forme

Le salon du Bourget qui s’est tenue au mois de mai a permis de présenter sur unaeronautique_b stand commun les Trente-sept PME normandes regroupées par NAE (Normandie AeroEspace).
La filière aéronautique normande est en pleine forme, avec une progression de + 50 % entre 2008 et 2012 du chiffre d’affaires aéronautique réalisé par les entreprises adhérentes à NAE. Plusieurs PME à fort potentiel ont également vu le jour comme Ingeliance au Havre ou encore la co-entreprise Nadtek (Normandie Advanced Technology).

Eolien en mer : plusieurs sites normands seraient concernés par le 3ème appel d’offre

eolien_off_shore_unique_blogAlors que la Normandie concentre 50% de la puissance de l’éolien en mer (issu des 1er et 2ème appel d’offre), le magazine Le Marin dévoile que plusieurs sites normands seraient concernés par le 3ème appel d’offre : « Selon le Syndicat des énergies renouvelables, le troisième appel d’offres éolien en mer pourrait être « étalé sur plusieurs années ». Un choix qui permettrait à certaines régions de se positionner rapidement et à d’autres d’attendre le retour d’expériences de premières implantations.
Les localisations retenues se dévoilent peu à peu. En Haute-Normandie, il s’agit, selon le directeur général de WPD Offshore France, d’une zone située « au nord-ouest de Fécamp, au-delà des 12 milles, dans la zone économique exclusive ». Deux autres zones sont retenues en Haute-Normandie et une au large de Dunkerque. »