Dans sa dernière note de conjoncture (février 2016), l’Insee Normandie note l’augmentation du chômage (+0,2 point) au 3e trimestre 2015 dans la région. Cette dégradation succède à deux trimestres de stabilité. Le chômage touche 10,4% de la population en Normandie (10,2% pour la France métropolitaine). La zone d’emploi du Havre est la plus touchée par le chômage (12,6%).
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1/4 de la population active de Haute-Normandie a un bas niveau de formation
Selon une étude de l’Insee, en Haute-Normandie 518 000 personnes ayant un bas niveau de formation vivent en Haute-Normandie, dont 200 000 font partie de la population active, soit un quart de la population active (hors apprentis).
Les Haut-Normands concernés sont titulaires du certificat d’études primaires, du brevet des collèges ou n’ont pas de diplômes. En terme d’emploi, « les bas niveaux de formation connaissant des difficultés d’insertion plus importantes que les diplômés : une personne sur cinq est au chômage, une sur deux pour les jeunes de moins de trente ans(…) » selon l’Insee.
Situation toujours difficile de l’emploi au Havre et en Haute-Normandie
légère reprise de l’emploi en Haute-Normandie
En juillet, le nombre de demandeurs d’emploi en catégorie A (sans aucune activité) s’est accru en France pour s’établir à 3, 424 millions (+ 26 100 entre juin et juillet soit +0,8%) alors que le nombre de demandeurs d’emploi catégorie A, a nettement diminué de -1,2% en juillet en Haute-Normandie pour atteindre 103 180 personnes.
Au 1er trimestre 2014 le taux de chômage en Haute-Normandie s’élève à 10,8% contre 11,2% un an auparavant.
Sur un an, dans la région, il a progressé de +1,7 %. En France métropolitaine la hausse sur un an est de +4,3%. La région reste toutefois au 5ème rang national pour son taux de chômage. Le taux de chômage atteint 12,2% dans la zone d’emploi du Havre.
Haute-Normandie : baisse de 1,5% de l’emploi privé en 2013
La Haute-Normandie fait partie d’un groupe de région comprenant Bourgogne, Champagne Ardenne, Franche-Comté qui se caractérise par beaucoup d’industrie et d’intérim et peu de tertiaire.
Toutes ces régions enregistrent sur un an les évolutions d’emploi les plus défavorables, tous secteurs confondus.
La Haute-Normandie a enregistré une baisse de 1,5% des emplois privés en 2013 par rapport à 2012.
De gros investissements industriels au Havre
Plus de 12 milliards d’euros de nouveaux investissements annoncés dans les usines françaises en 2013. Selon l’Usine Nouvelle de mars 2014, En Haute-Normandie, 755 millions d’euros d’investissements ont été annoncés au cours de l’année 2013 et 201 millions d’euros en Basse-Normandie. Parmi les dix plus gros investisseurs en 2014 Le Havre figure deux fois (EDF et Odfjell Terminals).
A propos d’EDF, la centrale thermique EDF sera totalement à l’arrêt à partir du 15 mars, pendant 8 mois, pour procéder à de multiples opérations (3400 activités sont planifiées) permettant d’assurer de meilleurs rendements et performances environnementales. Les travaux permettront également de prolonger la durée de vie du site jusqu’en 2035.
Rappelons qu’en 2012 et 2013, L’usine Osilub (unité de régénération d’huiles usagées) et

l’Usine Estener (unité de production du biodiesel à partir de graisses animales, première usine de ce type à avoir ouvert en France) se sont installées dans notre agglomération.
La création d’une nouvelle filière industrielle (éolienne en mer) au Havre se traduira par la mise en service à partir de 2017 de 5 usines nouvelles : 2 Usines AREVA pour la fabrication d’éolienne accompagnées de 3 usines construites par des sous-traitants pour équiper les champs d’éoliennes de France et d’Angleterre.
Ces investissements donnent raison à Edouard Philippe qui, dans une réunion publique dans le quartier saint-nicolas au Havre, vendredi dernier, a réfuté l’idée d’un décrochage économique du Havre même si le chômage est élevé (13,5%). Avec son Port et sa Zone Industrielle Le Havre a des perspectives que beaucoup d’autres villes souhaiteraient connaitre.
Chômage en Hausse en Haute-Normandie et au Havre
Selon l’Insee, le taux de chômage au 1er trimestre 2013 est de :
- 13,2% sur la zone d’emploi du Havre (la pointe de caux + Fécamp + Bolbec- Lillebonne) avec une hausse de 0,8% par rapport à l’année dernière.
Soit 23 860 demandeurs d’emploi. Il y a 4102 projets d’embauche dont 38% sont jugés difficile par les entreprises. 2 métiers sont aujourd’hui très recherchés sur le bassin d’emploi du Havre : Agent d’entretien de locaux (20% des difficultés de recrutement) et Aides à domicile - aides ménagères (94% de difficultés de recrutement). suivent les métiers de l’industrie. - 11,7% en Haute-Normandie avec une hausse annuelle de 0,9%.
- 10,4% en France métropolitaine avec hausse annuelle de 0,9%.
Pour lire les actions de la municipalité en faveur de l’emploi cliquez ici
Que fait la municipalité pour l’emploi
Attirer entreprises et emplois constitue la priorité de la Municipalité. Si le chômage demeure de 2 points supérieur à la moyenne nationale (12,9% contre 9,9%) contre plus de 5 points en 1995 (15,7% contre 10%), l’arrivée d’une filière éolienne off shore et des investissements importants tels qu’Osilub et MSC, ainsi que la poursuite des grands chantiers municipaux ouvrent des perspectives positives.
- L’EOLIEN, UNE NOUVELLE FILIERE INDUSTRIELLE AU HAVRE
Du jamais vu depuis l’implantation de Renault à Sandouville ! Areva mais aussi son concurrent EDF énergie renouvelable ont choisi Le Havre pour réaliser plusieurs usines de fabrication de turbines, de pâles et d’assemblages d’éoliennes en mer. Ces décisions vont se traduire par 2 000 emplois directs pour Le Havre dès 2015. A cela s’ajouteront les emplois chez les fournisseurs, les logisticiens, les prestataires…
- AIDER LES HAVRAIS DANS LEUR RECHERCHE D’EMPLOI
Pour lutter contre le chômage, la Ville travaille en lien avec tous ses partenaires, acteurs de l’insertion professionnelle. Les outils au service de cette ambition : 2 plateformes emploi de proximité créées et gérées par la Ville qui rassemblent Pôle emploi et la Mission Locale (Quartiers sud et Caucriauville). Elles permettent d’accueillir et d’orienter les publics en recherche mais aussi de leur proposer des actions pour faciliter leur retour à l’emploi. En 2011, 2 740 personnes ont bénéficié de leurs services et 45% d’entre elles ont retrouvé un emploi ou une formation.
Un Espace Economie Emploi installé à la maison municipale de la Mare Rouge vient compléter cette offre de service.
La Ville est aussi à l’origine des rencontres pour l’emploi, rendez-vous annuel organisé par la Maison de l’emploi. Il s’agit d’un grand forum où les demandeurs d’emploi peuvent rencontrer directement les recruteurs, ce qui permet de lever certaines « barrières » de l’entretien classique. En 2012, 6 297 personnes s’y sont rendues.
Partenaire privilégié pour favoriser le retour à l’emploi et l’insertion sociale des jeunes, la Mission Locale travaille étroitement avec les services de la Ville. En 2012, 2 382 jeunes ont signé un contrat de travail dont 212 en alternance grâce à cette structure présidée par Agathe Cahierre, 1er adjoint au Maire de la Ville du Havre.
- LES CHANTIERS PUBLICS, SOURCE D’EMPLOIS
La Ville a maintenu tout au long du dernier mandat un taux d’investissement élevé, dépassant les 71 millions d’euros par an. Cette politique de modernisation a également constitué un soutien indirect aux entreprises locales, sachant qu’il est admis que 10 000 euros d’investissement public génère un emploi.
Les chantiers publics ont été l’occasion de proposer à des Havrais en demande d’insertion des formations qualifiantes, tremplin pour des emplois. Cette « clause d’insertion » a ainsi permis depuis 2003 à près de 1 000 Havrais de bénéficier d’un emploi, et pour certains de manière durable.
Le bon fonctionnement de la claude d’insertion repose sur un partenariat avec les acteurs de l’emploi et les structures d’insertion par l’activité économiques (GEIQ BTP 76, Chorus Normandie et la BAC).
Le dispositif s’est développé dans les marchés publics prévus pour les publics éloignés de l’emploi (tramway, stade, chantiers en cours : Pôle Valmy, …).
Depuis le lancement du dispositif en 2003, plus de 600 000 heures d’insertion ont été réalisées. En 2012, ce sont 141 000 heures qui ont été mises en œuvre par 226 bénéficiaires répartis sur 48 opérations situées dans l’agglomération.