Archives mensuelles : décembre 2015

La municipalité du Havre agit pour le climat dans son fonctionnement interne

Dans ce billet j’évoque les actions de la ville dans son fonctionnement interne pour lutter contre le réchauffement climatique. Vous trouverez les politiques publiques de la ville en faveur du développement durable dans mon 1er billet.

Baisse des Emissions de CO2 de 3,2%/an :

Cette baisse est obtenue par des actions sur :

  • Les bâtiments

- Amélioration de la performance des chaudières : passage de la chaudière fuel à la chaudière gaz à condensation. 500 chaudières ont été renouvelées.

- Amélioration de l’isolation des bâtiments.

- Déshumidification des piscines : récupération de la chaleur au niveau de la vapeur d’eau. Equipements des piscines du cours de la république, des champs-barêts, Caucriauville et Mare-Rouge. Gain pour la piscine du cours de la république avant rénovation : 550 teq co2 .

- Le réseau de chaleur de Mont-Gaillard : Mise en service à l’automne 2014 la chaufferie à bois alimente 5200 logements, 32 batiments municipaux et 2 batiments de la CODAH. Cette action permet de réduire de 860 tonnes de CO2 le bilan annuel de la municipalité. Les rejets de CO2 du bois sont de 15 gr/kwh (gaz et fuel respectivement 240 et 329 gr/kwh de C02 ). En effet si la combustion du bois rejette du CO2 il faut retrancher le CO2 absorbé par la photosynthèse pendant la période de vie du végétal.

Plusieurs réalisations d’énergie renouvelable :

Géo-thermie : sur la piscine edouard thomas, le pôle Molière (nouvelle école et centre de loisirs dans le quartier St Nicolas).

pompe à chaleur à absorption gaz pour l’école maternelle (georges sand).

Panneaux photovoltaiques au niveau de certains bâtiments des jardins suspendu, batiments des moteaux, l’Hôtel de ville, le pôle Molière.

Panneaux solaire thermique : la piscine du cours de la république, les ateliers aux moteaux, le parvis et le polygone dans les quartiers sud.

  • Le Parc Automobile : objectif : diminuer de 20 000 litres/an.

Des mesures ont été prises pour inciter les agents municipaux à utiliser des modes de transport alternatifs à la voiture individuelle :
- Prise en charge partielle du coût des abonnements de transports collectifs publics pour les agents.
- Mise à disposition de vélos classiques et électriques à l’hôtel de ville, au domaine des sources et à Flaubert : de 1019 prêts en 2008 à 2686 prêts en 2012.
- Retrait des cartes de stationnement en 2013.
- Cours d’éco-conduite : apprendre à conduire en consommant le moins possible.
- Mise à diposition de parapluies en prêt à l’hdv, au domaine des sources et à flaubert : 269 prêts enregistrés sur l’année 2012 à Flaubert.
- Augmentation du nombre de voitures électriques et de véhicules dans la classe d’énergie A dans la flotte municipale.

  • Eclairage public : Objectif de réduction de 50% des consommations énergétiques.

Installation de LEDS, maîtrise des dépenses par différents systèmes : Télégestion, horloges astronomiques, variateurs de puissances et de leds. Travaux de rénovation de mises en lumière du patrimoine ont pour objectif de réduction des consommations énergétiques de 50%.

La ville du Havre inclut dans ses marchés publics des critères environnementaux.

Dans de prochains posts j’évoquerai comment la ville a réduit sa consommation d’eau de 40% en 10 ans, sa production de déchets de 7% en 4 ans et sa consommation de papier de 17% de 2010 à 2014. D’autre part le plan biodiversité de la ville a été reconnu par le ministère de Ségolène Royal comme contribuant à la stratégie nationale pour la biodiversité.

Lutte contre le réchauffement climatique : Que fait Le Havre ?

En cette période de post-COP 21 ; Que fait le territoire du Havre en matière de lutte contre le réchauffement climatique ?
Les actions du territoire peuvent se classer en trois catégories :

  • Actions à destination des particuliers.
  • Actions intrinsèques au fonctionnement de la ville du Havre.
  • Actions des entreprises de la Zone Industrielle du Havre.

Dans ce 1er billet je propose d’aborder uniquement les actions à destination des particuliers :

  • Les Transports : « sortir du tout voiture et adopter une culture développement durable« .
    • Augmenter la part modale des transports en commun : Mise en service du Tramway (2012), de lignes de bus vers la Zone Industrielle et Portuaire (2012), Mise à disposition de Bornes de recharges électriques (voir le résumé du colloque du 13 octobre sur le véhicule électrique) (2009), élargissement des horaires du Funiculaire (fermeture à 21h et ouverture le dimanche) (2013).
    • Favoriser l’intermodalité : Se déplacer en passant d’un moyen de transport à un autre – exemple : partir de chez soi en voiture, stationner son véhicule à moindre coût, prendre le bus ou le tramway pour se rendre en centre-ville et emprunter un vélo pour terminer son trajet.
    • Favoriser la pratique du vélo : Aménagements de pistes cyclables (X4 depuis 2005 - 90 km), 13 parking vélos sécurisés, franchissement de la côte par le tramway ou le funiculaire, Prêt de vélos classiques, électriques ou pliables au vél’H. Le plan vélo de la CODAH ambitionne de développer des pistes cyclables entre les différentes communes de la codah et vers le Havre.
  • Rénovation énergétique des habitations : La CODAH aide la rénovation de 2500 à 3000 logements/an.
  • Sensibilisation de la population :
    • Pédagogie auprés des écoles : 3500 élèves passent leur « passeport environnement »/an.
    • Le mois du développement durable est l’occasion de sensibiliser le grand public avec des expositions (Tara Océans en 2014, « le coeur de la machine climatique en 2015) et une conférence.
    • LH Forum consacre chaque année en septembre une large part au développement durable.
    • Soutien à ALTERNATIBA le week end de fin septembre.
    • Escale havraise du train du climat le 21 octobre.
    • Colloque sur le véhicule électrique le 13 octobre.

Dans un prochain billet j’aborderai les actions réalisées en interne par la municipalité puis les actions réalisées par les entreprises.

COP21 : L’objectif 2°c nécessite de passer à la vitesse supérieure

Le climat de la Terre est soumis à une alternance de période glaciaire et de période inter-glaciaire. Il s’agit de cycle de 100 000 ans. Au dernier maximun glaciaire, il y a 21 000 ans, la température de la Terre était de 4 à 7° plus froide qu’actuellement et on pouvait faire Le Havre - Southampton à pieds ! La période inter-glaciaire où nous nous situons a débuté il y a 10 000 ans.

Le problème actuel tient dans le réchauffement très, très rapide de la planète lié aux activités humaines : Depuis 1870, 2000 milliards de CO2 ont été rejetés dans l’atmosphère dont environ la moitié depuis 1970.

Sans inflexion du rythme actuel des émissions, le niveau de CO2 compatible avec un réchauffement global de 2°C en fin de siècle sera atteint dans 20 ou 30 ans.

Deux scénarii s’opposent. Le scénario du « laisser faire » qui conduit à une hausse de la température globale comprise entre 3,2°c et 5,4°c et le scénario « sobre » qui limite le réchauffement entre 0,9 et 2,3°c et repose sur la mise en place de politiques climatiques exigeantes.

Nous sommes à la croisée des chemins et nos choix aujourd’hui conditionnent la trajectoire climatique du XXIième siécle. Les experts estiment nécessaire de baisser de 40% à 70% les émissions mondiales de gaz à effet de serre. L’objectif est l’équilibre entre les émissions et leur absorption par les puits de carbone : océans, forêts.

La résolution finale prise à la COP21 est de maintenir « bien en dessous de 2°c par rapport aux niveaux pré-industriels » et de « poursuivre les efforts pour limiter la hausse des températures à 1,5°c ». Ce plafond de 1,5°c est irréaliste en l’état actuel des émissions mondiales de gaz à effet de serre.

Cette résolution qui ne repose que sur des promesses est contredite par les « contributions prévues » annoncées par les états dont l’addition met la planète sur une trajectoire de 3°C. D’où l’intérêt de revoir les engagements tous les cinq ans prévus également dans le texte.

Sources : les messagers du climat et le journal le Monde.

 

Contrat de plan « vallée de la Seine »

Le contrat de plan interrégional Etat-Régions (CPIER) « vallée de la Seine » 2015-2020 s’inscrit dans un schéma stratégique pour l’aménagement et le développement de la vallée de la Seine.
Ce contrat couvre la Haute-Normandie, une partie de la Basse-Normandie et une partie de l’Ile-de-France.
Il comprend un investissement de 377,2 Mio € pour les infrastructures portuaires, de 124,6 Mio € pour les infrastructures ferroviaires et de 76,2 Mio € pour les infrastructures fluviales. Ces infrastructures fluviales doivent « favoriser le transport de marchandises, notamment le trafic des conteneurs ».
L’aménagement des ports est également prévu : le port du Havre obtiendra 192 Mio € affectés au développement des terminaux à conteneurs (130 Mio €), à l’accueil d’un stockage de vracs liquides (12 Mio €), d’un terminal de croisière (12 Mio €) et d’un terminal roulier (12 Mio €). l’écluse de Tancarville bénéficiera de 15 millions € et l’écluse François 1er de 11,6 millions €.
2 Mio € sont prévus pour l’étude sur l’accès fluvial à Port 2000 et 18 Mio € pour les travaux entre 2018 et 2020. Rouen a obtenu une enveloppe de 73,5 Mio € et le Port de Paris 63,5 Moi €.

Enfin les installations liées à la filière des énergies renouvelables en mer à Cherbourg sont dotées de 48,2 Mio €.

Pour information, Le PIB de la vallée de la Seine s’établit à 571 milliards d’euros, soit 27 % du PIB national et 4 % du PIB de l’UE. Ce territoire compte 883 000 entreprises et 5,7 millions d’emplois.

 

Dimanche je vote Hervé MORIN

Dimanche je vote Hervé Morin pour deux raisons : 1) le développement économique et 2) contre le faible dynamisme et le sectarisme du PS. En effet le fil directeur du programme d’Hervé Morin est la création d’activité économique pour favoriser l’emploi.
Il ne s’agit pas d’emplois subventionnés (comme les emplois tremplins) mais d’emplois créés par l’activité économique soutenue par l’action du conseil régional : fond d’investissement de 100 millions d’euros, désenclavement de la Normandie par l’amélioration de l’infrastructure ferroviaire et aéro-portuaire etc…

Le maigre bilan des 15 années de gestion socialiste est un argument en soi :

  • Ligne ferroviaire Paris-Le Havre toujours aussi peu fiable,
  • Nombre d’emplois détruit par la crise en Haute-Normandie deux fois supérieur à la moyenne nationale,
  • Aucun financement régional sur les actions de la codah pour augmenter le nombre de professionnels de santé au Havre : fauteuils dentaires pour les étudiants de fin d’études dentaires, délocalisation au Havre de la PACES (1er année de médecine) de la faculté de Rouen …Aucun financement pour la bibliothèque Niemeyer du Havre.

A ce maigre bilan il faut ajouter le sectarisme du PS Normand dirigé par Laurent Fabius. Ainsi Le gouvernement a refusé le projet de fusion de la codah avec la communauté de communes de St Romain alors qu’elles partagent le même bassin de vie et surtout la même Zone Industrielle et Portuaire.
Comment ne pas voir la main du PS local dans ce refus puisque que le gouvernement souhaite, au contraire, le regroupement des agglomérations ?

Et le Front National ? Le programme économique du FN (sortie de l’euro - fin du marché européen) est mortel pour l’économie française dont 25% de la population active travaillent pour l’exportation. En Normandie le FN s’oppose à la création de la filière éolienne créatrice de 1000 emplois directs rien que sur le Havre. L’élection du FN à la région normande serait une catastrophe.

Le Dimanche 13 décembre : en votant Hervé Morin je soutiens l’activité économique, l’emploi en Normandie et je refuse la passivité du conseil régional sortant et le sectarisme du PS locale.

normandie-conquerante

Le budget de la nouvelle région Normandie

Au 1er janvier 2016, la région Normandie disposera d’un budget de 1,6 Md€, avec un budget investissement de 630 M€.
L’éducation et l’enseignement supérieur, l’apprentissage et la formation professionnelle concentrent près de 50% du budget, respectivement 400 et 390 millions d’euros.
Autres postes importants : les transports (300 millions d’euros), le développement économique (150 millions d’euros), l’aménagement du territoire et l’environnement (80 millions d’euros).

La région s’étend sur 29 907 km2, elle compte plus de 3,3 millions d’habitants qui occupent 1 279 400 emplois. elle réalise 35% de son PIB à l’export, soit près de 32 milliards d’euros, 3 500 entreprises normandes sont exportatrices.

La taille de la région et les montants très élevés en jeu montrent combien l’élection régionale est importante et combien il est indispensable de voter à cette élection.