Selon une étude de l’Insee, en Haute-Normandie 518 000 personnes ayant un bas niveau de formation vivent en Haute-Normandie, dont 200 000 font partie de la population active, soit un quart de la population active (hors apprentis).
Les Haut-Normands concernés sont titulaires du certificat d’études primaires, du brevet des collèges ou n’ont pas de diplômes. En terme d’emploi, « les bas niveaux de formation connaissant des difficultés d’insertion plus importantes que les diplômés : une personne sur cinq est au chômage, une sur deux pour les jeunes de moins de trente ans(…) » selon l’Insee.
Archives du mot-clé social
les Jardins d’arcadie à la place de l’ancienne clinique François 1er
Les « Jardins d’Arcadie » une nouvelle résidence seniors a ouvert ses portes boulevard François 1er début avril et sera inaugurée jeudi.
La résidence qui compte 79 logements (du studio au T2) est occupée par des résidents de plus de 60 ans autonomes et valides. Huit salariés y travaillent.
Une autre résidence seniors doit prochainement ouvrir ses portes à Montivilliers »La Poudre de lin » offrira 127 appartements (du studio au 3 pièces) avec balcon, terrasse ou jardin privatif.
Le Havre, Rouen et Caen ont un taux de pauvreté comparable et supérieur à la moyenne nationale
Le Centre d’Observation et de Mesure des Politiques sociales (le compas) a mis en ligne ses estimations du taux de pauvreté des 100 plus grandes villes de France.
La pauvreté a déjà fait l’objet de plusieurs statistiques par âges, catégories sociales …. l’originalité de cette étude est d’établir le taux de pauvreté en fonction des territoires.
Définition
8,2 millions de français disposent de moins de 60% du revenu médian (954€ euros pour une personne seule, après prestations sociales). Cela fait 14% de la population, selon l’Insee. Si l’on considère le seuil de pauvreté à 50 % du niveau de vie médian, la France compte 4,5 millions de pauvres. soit 7,5% de la population.
Evolution
En baisse dans les années 70 et 80, stable dans les années 90 la pauvreté augmente, depuis 2000, même si la France demeure l’un des pays qui compte le moins de pauvres en Europe.
Chiffres ville par ville
En France métropolitaine, toutes les grandes villes du Sud ont un taux de pauvreté (critère retenu moins de 60% du revenu médian) supérieur à la moyenne nationale (15%), à l’exception d’Aix-en-Provence et d’Antibes. Dans l’ordre, Perpignan et Béziers (32%), Avignon (30%), Nîmes (29%), Montpellier (27%), Marseille (26%) et même Nice (20%).
Roubaix et Versailles avec respectivement 46% et 7% de ménages pauvres sont les villes où le taux de pauvreté est le plus fort et le plus faible de France.
« Contrairement à un discours aujourd’hui répandu, les petites villes et les villages ne sont pas là où l’on trouve le plus de ménages pauvres, même si les deux tiers des ménages pauvres n’habitent pas dans les 100 plus grandes villes. »
En revanche « les 100 plus grandes villes rassemblent un tiers des ménages pauvres, alors qu’elles ne regroupent qu’1/5 de la population…… La ville attire les plus démunis, car on y trouve le plus d’opportunités de logement (social) et d’emploi. »
En Normandie, le Havre a un taux de pauvreté de 22%, Rouen de 21% et Caen de 19%.
Le Havre figure en trente-troisième position au même rang que Saint-Étienne, Toulon, Poitiers et Clichy. Rouen est trente-huitième avec un taux de 21 %, identique à Limoges Metz, Dunkerque, Vitry-sur-Seine ou Valence.
Paris, une des communes les plus riches de France compte 16% de ménages.
Portrait social de la France en 8 chiffres
L’hebdomadaire « Le Nouvel Obs » fait une synthèse très intéressante de l’étude de l’INSEE sur l’état de la société française.
- Le taux de chômage : + 0,6 %
Les données concernant le chômage s’étendent sur 2012. Par rapport à 2011, le taux de chômage subit une hausse de 0,6 points. Il s’élève à 9,8% de la population active. La hausse moyenne annuelle varie en fonction des tranches d’âge : elle est de 1,8 point pour les jeunes actifs de 15 à 24 ans, de 0,7 point pour les 25 à 49 ans et de 0,5 points pour les 50 ans et plus. Sur 2012, 2,8 millions de personnes sont au chômage au sens du Bureau international du travail (BIT). - Le taux de pauvreté : +0,3 %
Dans la France de 2011, 8,7 millions de personnes vivent en dessous du seuil de pauvreté monétaire (c’est-à-dire avec moins de 977 euros par mois). Un taux de pauvreté qui s’élève à 14,3% de la population. La moitié de ces personnes ont un niveau de vie inférieur à 790 euros par mois.
Certes plus modérée que les années précédentes, (+0,6 point en 2009 et +0,5 point en 2010), la hausse du taux de pauvreté se poursuit avec +0,3 point en 2011.
- La consommation des ménages : - 0,4 %
En 2012, le pouvoir d’achat du revenu disponible brut subit une diminution de -0,9%. Cela se ressent sur la dépense de consommation qui chute de - 0,4 %. Cette baisse de la consommation touche la plupart des postes mais l’automobile est la principale victime.
Sur les 60 dernières années, la seule autre baisse de la consommation avait été enregistrée en 1993.
- Le revenu salarial dans le public : - 0,7 %
Entre 1995 et 2011, le revenu salarial a augmenté en moyenne de 0,7% par an. Le ralentissement observé à partir de 2008 aboutit pour 2011 à une stagnation dans le privé et une baisse de 0,7% dans le public (une baisse qui s’explique par le gel du point d’indice dans la fonction publique depuis juillet 2010).
Dans le privé, une baisse de revenu salarial intervient aussi pour les jeunes et les séniors : -1,1% pour les plus de 55 ans.
En 2011, le revenu salarial annuel moyen est de 20.050 euros. Un chiffre qui masque des disparités importantes, entre les femmes et les hommes notamment : le revenu salarial annuel moyen des femmes est de 17.250 euros quand celui des hommes s’élève à 22.640 euros. Les moins de 25 ans sont à 7.060 euros quand les plus de 55 ans sont à 24.930 euros. Le quart des salariés les moins payés est à 4.056 euros et le quart des mieux payés a un revenu salarial moyen de 40.350 euros. En 1956, la moyenne du quart le plus bas était de 3.064 euros et celle du quart le plus haut de 36.779 euros.
- La durée d’emprunt des jeunes : 25 ans
La flambée de l’immobilier impacte la hausse des crédits à l’habitat et se répercute sur la hausse de l’endettement des ménages entre 2005 et 2011. La part de l’endettement consacré à l’habitat est ainsi passée de 442 milliards d’euros en 2005 à 800 milliards d’euros en 2011. Mais les mensualités restent stables, ce sont en fait les durées des crédits qui s’allongent, notamment pour les primo-accédants.
En moyenne, un ménage de primo-accédants de moins de trente ans empruntait sur 20 ans en 2005, 24 ans en 2007 et 25 ans depuis 2008.
- Le taux d’effort des locataires : 27%
Le logement représente un des postes les plus importants dans les budgets, plus d’un quart des revenus pour les locataires du secteur libre et les propriétaires qui remboursent un emprunt.
Dans le secteur libre, le taux d’effort des locataires en secteur libre atteint 27% en 2011, soit une hausse de 2,5 points depuis 2005.
- Les mauvaises conditions de travail : + 6 %
L’espérance de vie d’un ouvrier reste toujours plus basse que celle d’un cadre. Le lien entre carrière professionnelle et santé demeure un facteur d’inégalité. L’espérance de vie d’un ouvrier de 35 ans est inférieure à celle d’un cadre de 6,3 ans. Effet de la crise économique, les conditions de travail se dégradent. Entre 2006 et 2010, le score moyen des mauvaises conditions de travail a augmenté de 6%.
- La population française : + 0,47 %
Petite touche positive dans ce tableau : 822.000 bébés sont nés en France en 2012 et la population française a augmenté de quelque 300.000 personnes cette même année (+0,47%). Au premier janvier 2013, 65,8 millions de personnes vivent en France.
L’étude de l’Insee souligne que cette croissance est très majoritairement due au « solde naturel », c’est-à-dire la différence entre le nombre de naissance et le nombre de décès (+251.000), bien plus qu’au solde migratoire, la différence entre les entrées et les sorties du territoire (+54.000).
pour accéder à cet article du Nouvel Obs cliquez ici