Le climat de la Terre est soumis à une alternance de période glaciaire et de période inter-glaciaire. Il s’agit de cycle de 100 000 ans. Au dernier maximun glaciaire, il y a 21 000 ans, la température de la Terre était de 4 à 7° plus froide qu’actuellement et on pouvait faire Le Havre - Southampton à pieds ! La période inter-glaciaire où nous nous situons a débuté il y a 10 000 ans.
Le problème actuel tient dans le réchauffement très, très rapide de la planète lié aux activités humaines : Depuis 1870, 2000 milliards de CO2 ont été rejetés dans l’atmosphère dont environ la moitié depuis 1970.
Sans inflexion du rythme actuel des émissions, le niveau de CO2 compatible avec un réchauffement global de 2°C en fin de siècle sera atteint dans 20 ou 30 ans.
Deux scénarii s’opposent. Le scénario du « laisser faire » qui conduit à une hausse de la température globale comprise entre 3,2°c et 5,4°c et le scénario « sobre » qui limite le réchauffement entre 0,9 et 2,3°c et repose sur la mise en place de politiques climatiques exigeantes.
Nous sommes à la croisée des chemins et nos choix aujourd’hui conditionnent la trajectoire climatique du XXIième siécle. Les experts estiment nécessaire de baisser de 40% à 70% les émissions mondiales de gaz à effet de serre. L’objectif est l’équilibre entre les émissions et leur absorption par les puits de carbone : océans, forêts.
La résolution finale prise à la COP21 est de maintenir « bien en dessous de 2°c par rapport aux niveaux pré-industriels » et de « poursuivre les efforts pour limiter la hausse des températures à 1,5°c ». Ce plafond de 1,5°c est irréaliste en l’état actuel des émissions mondiales de gaz à effet de serre.
Cette résolution qui ne repose que sur des promesses est contredite par les « contributions prévues » annoncées par les états dont l’addition met la planète sur une trajectoire de 3°C. D’où l’intérêt de revoir les engagements tous les cinq ans prévus également dans le texte.
Sources : les messagers du climat et le journal le Monde.