Edouard Philippe, Maire du Havre et Président de la CODAH, et Nicolas Mayer Rossignol, Président du Conseil régional, ont planché ce matin devant le Conseil d’administration de l’Ecole Nationale Supérieure Maritime. Les deux élus avaient conjointement demandé à être entendus pour défendre l’Hydro, menacée par un projet pédagogique en forte contradiction avec les ambitions défendues pour l’école jusque là.
Si le transfert à Marseille des premières années est confirmé, Edouard Philippe et Nicolas Mayer-Rossignol ont obtenu une évolution significative du projet pédagogique, préservant le site havrais et sa montée en puissance. Trois avancées majeures ont été validées par le Conseil d’administration de l’ENSM :
- un principe d‘équivalence d’effectifs présents entre Le Havre et Marseille a été obtenu
- la confirmation de la création de nouvelles filières et de nouveaux enseignements (licences et masters ) a été entérinée
- aucun transfert d’élèves ne sera réalisé sans avoir été préalablement compensé par l’arrivée effective d’étudiants dans le cadre des nouvelles filières.
Rappelons, en outre, que le site Havrais accueillera le siège de l ENSM, conformément à ce qu’avait annoncé le Ministre Frédéric Cuvillier.
Un comité de suivi composé des représentants de l’Etat, de l’ENSM et des collectivités vérifiera mensuellement la progression du projet pédagogique de l’ENSM et la réalité de cet engagement. « Nous veillerons à ce que les engagements pris soient effectivement, et dès maintenant, tenus, notamment dans le cadre du contrat d objectifs qui liera l’Ecole et l ‘Etat dans les trois années à venir », ont indiqué MM. Philippe et Mayer-Rossignol. Et les deux élus d’ajouter « dans le cas contraire, les collectivités en tireraient toutes les conséquences et reconsidèreraient naturellement leur soutien financier ».
Pour plus d’information : je vous invite à voir l’itw vidéo d’Edouard Philippe à ce sujet en cliquant ici
Lire également le compte rendu du CA de l’ENSM par le site Mer et Marine en cliquant ici
équivalence d’effectifs, nouvelles filières…cela paraît bien vague, mais quand ce bâtiment existera puisque les crédits sont déjà engagés, pourquoi ne pas y implanter également une unité d’études supérieures (même de nature différente) dont Le Havre a tant besoin pour ne pas voir partir tous ses étudiants…
Je suis sidéré que le gouvernement laisse faire pareille gabegie…
Le Havre qui « laisse partir tous ses étudiants ».
On ne doit pas voir les mêmes choses. le nombre d’étudiants havrais ne cesse d’augmenter il me semble depuis des années. Les arrivée récentes du pôle Science-PO-INSA , l’ENSM ( pour partie transfert) l’ouverture en septembre 2014 de la PACES permettant de ramener 300 étudiants actuellement à ROUEN et d’augmenter ce nombre , les études en cours pour l’implantation du PIL (Pôle logistique) …………..ne sont pas des vues de l’esprit .
Il reste certes loin du nombre d’étudiants de ROUEN et CAEN mais n’est plus négligeable et se démarque comme pôle doté de spécificités.
Lu dans la presse : Le conseil d’administration de l’ENSM qui s’est tenu mardi à Paris a tranché en adoptant son projet pédagogique à l’unanimité. Un projet qui prévoit notamment la suppression des trois premières années d’études du site du Havre au profit de Marseille. Depuis plusieurs semaines, ce projet est fortement contesté par les étudiants, les enseignants mais aussi les élus de tous bords. Encore aujourd’hui, l’ENSM suscite de nombreuses réactions. Le président de la CCI du Havre, Vianney de Chalus, a salué hier par voie d’un communiqué « les avancées obtenues pour l’avenir du site havrais » même s’il regrette la disparition du premier cycle. Il se félicite notamment de la compensation du transfert d’élèves par l’arrivée effective d’étudiants dans le cadre de nouvelles filières. Mais le président de la CCI reste vigilant « Vider l’ENSM de son coeur de métier au profit de Marseille aurait des conséquences très négatives pour la notoriété du territoire et pour les futurs recrutements à terre… ». Pour Michel Maubert doyen des pilotes, cette décision signifie la disparition des « pilots », les nouveaux arrivants. « Il n’y aura plus cette dynamique d’animation et de vie qu’apportaient ces générations de futurs officiers de la Marine marchande…».