Dans un entretien , samedi 4 octobre, à la presse havraise, Edouard Philippe évoque le « coup de vis » du gouvernement aux collectivités territoriales faisant passer, la dotation annuelle de l’Etat au budget municipal du Havre de 61 millions en 2014 à 45 millions en 2017 (après avoir baisser de 70 millions en 2008 à 61 millions en 2014) avec des charges nouvelles (2,5 M d’€ annuels) liées à la réforme des rythmes scolaires et à la solidarité des villes entre elles (fond de péréquation dont le coût est de 1,4 M € en 2014 et 3M € en 2016) .
Le Havre n’est pas une exception et toutes les collectivités territoriales sont soumises au même régime. Ce régime est inédit - du jamais vu - il aura des conséquences sur l’investissement public (et le secteur du bâtiment).
Cette diète constitue la contribution des collectivités locales à l’effort indispensable de redressement des comptes publics (réduction de 11 milliards d’euros de 2015 à 2017) décidé par le gouvernement.
C’est surtout la fin d’une époque où les collectivités bien gérées, comme le Havre, apportaient toujours plus de services à la population et où celles mal gérées se perdaient dans des frais de fonctionnement toujours plus élevés (conseil général de Seine-Maritime). Dans les deux cas la baisse des dotations de l’Etat imposera des décisions et des choix difficiles pouvant se traduire par une diminution des services à nos concitoyens.
Le Havre n’est pas prise au dépourvu car elle fait des efforts importants depuis 2008 pour limiter ses dépenses de fonctionnement afin de garder une capacité à investir, vitale pour l’avenir de notre agglomération.
Lu dans la presse havraise : Au Havre et dans l’agglomération, le secteur du bâtiment et des travaux publics souffre de la conjoncture morose. Les grands chantiers sont peu nombreux. D Frébourg président de la Fédération française du bâtiment et des travaux publics de la région havraise « Malheureusement, la tendance locale reflète également la situation nationale. La conjoncture n’est pas bonne. Les permis de construire enregistrent une chute de 20 %. La baisse du marché du bâtiment est de l’ordre de 17 % ce qui entraîne des pertes d’emploi de l’ordre de 6 %. (…)». Les entreprises font face à des difficultés de trésorerie et des liquidations d’entreprises sont enregistrées (une dizaine au 1er semestre chez les adhérents de la FFB de la région havraise). Les professionnels sont attente de projets (l’éolien au Havre, les projets des bailleurs sociaux, marchés liés aux travaux de performance énergétique des bâtiments) et mesures susceptibles de les aider.