La manifestation interprofessionnelle menée jeudi dernier à l’appel du syndicat CGT a réuni entre 3 000 et 7 000 personnes au Havre. La fin de manifestation a été marquée par des jets de pierre et un début d’incendie au siège du GPMH.
La Fédération nationale des ports et docks appelle à un nouveau mouvement national le 12 février.
A l’issue de cette manifestation, le GPMH a fait parvenir le communiqué de presse suivant : « Le mouvement social national organisé le 6 février 2014 à l’appel de la CGT a, une nouvelle fois, conduit à des dérapages dont les salariés du Grand port maritime du Havre ont eu à subir les conséquences.
La violence perpétrée par les manifestants contre les salariés du GPMH et contre l’immeuble du siège social est intolérable. Un membre du personnel a été blessé sur le parking et l’ensemble du personnel du siège social a été particulièrement choqué par ces agressions. Ces violences, dont les conséquences auraient pu être encore plus graves, constituent une véritable mise en danger des personnes.
Les conséquences matérielles de l’assaut sont également nombreuses.
La Direction du GPMH dénonce le caractère inadmissible de ces actions et a décidé de porter plainte. Toutes les démarches nécessaires pour pouvoir poursuivre les responsables des atteintes aux personnes et aux biens seront mises en œuvre. »
Si ce que l’on entend est vrai, ce n’est pas non plus très malin de la part du GPMH de vendre un quai, patrimoine Français, aux Chinois !
Je n’excuse rien mais je comprends que cette décision, s’il est vraie, est très violente.
En Grèce, la cession d’un terminal n’a généré aucun emploi durable localement, ce sont des Chinois qui travaillent sur ce dernier.
Donc je comprends la crainte des ouvriers du Havre.
Il y a plus d’emplois à créer par l’activité indirecte d’un terminal que sur le terminal lui même. Donc vendez un quai à qui vous voulez, pour peu qu’ils soient sérieux et décidés à faire fonctionner au mieux leurs infrastructures, Le Havre n’attend que ça! Cette ouverture que vous évoquez Pascalo est peut être la bouffée d’oxygène que l’on attend depuis si longtemps sur ce port gangrené, au potentiel pourtant considérable.
Toutes les violences doivent être condamnées…
Et excusez moi, mais il y a beaucoup de français pour qui la situation actuelle est plus violente; plus intolérable, plus inacceptable, plus invivable… Et ceux là, ils ne cassent pas, ils ne pleurent pas à la 1ere « possible » occasion ratée…
Pensez vous vraiment que c’est la Vente d’une partie du Patrimoine français qui est à l’origine de ces violences ? ou peut être la crainte de perdre du pouvoir sur ces quais ?
Donc : Une plainte, des condamnations méritées… c’est tout ce que l’on peut espérer !
Y’a pas de bléssé ?
Au pire, leur leader finira tete de liste aux européennes !
Bien planqué derrière mon clavier je me lâche et je balance mes fantasmes pour que tout aille mieux : si seulement on pouvait virer tous ces violents de portuaires et les remplacer par des intérimaires dociles et sous payés, qui accepteraient de bosser jour et nuit, dans le vent et la tempête, pour 1/2 smic pourquoi pas et jusqu’à 70 ans tant qu’à faire …. J’en voudrais ni pour moi, mes parents ou mes enfants mais qu’est ce que ce serait bien pour le port et l’image qu’il rayonnerait de part le monde !
Fin du fantasme : il faut retourner bosser, en weekend de nuit, avec 25 nds établis et 40 en rafale, en s’excusant de risquer sa peau à faire l’équilibriste sur un tas de boîtes glissantes pour un salaire décent.
Est ce que tout ceux qui ont des conditions de travail difficiles gagnent le droit de casser et d’être violent ? C’est ça ton raisonnement ?!?
Et ton boulot, tu l’as choisi, non ? Alors pourquoi pleurer ?
Beaucoup d’autres professions ont aujourd’hui des conditions de travail et de rémunération très satisfaisantes sans jamais n’avoir rien cassé. Le force d’un syndicat elle ne se démontre pas en cassant… sauf si tu n’as plus d’argument…
Mais bon, en étant parano on maintient un niveau de tension dans ses troupes.
C’est mieux d’imaginer que tout le monde vous en veut, vous envie, plutot que d’ouvrir les yeux !
J’ai dû mal me relire parce que je ne vois ni où ni comment j’aurais légitimé la casse ou la violence : je veux bien que tu me l’expliques.
Ensuite je ne « pleure » pas, comme tu l’insinues, je fais juste remarquer aux auteurs des posts précédents que leurs solutions convenues, il peuvent se les …(je laisse à chacun le soin de finir avec la rime de son choix).
Enfin je terminerais avec 2 citations, la première étant de cette grande humaniste qu’est Laurence Parisot : « la vie, l’amour et la santé sont précaires, pourquoi le travail échapperait-il à cette règle ? » - encore une belle règle pour les autres qu’on a du mal à s’imposer à soi.
Quand a son successeur, Pierrot le fils de Vonvon, celui qui s’est donné la peine de naître et pour qui la lutte de classe n’est pas un vain mot, il doit certainement suivre la célèbre maxime « A se comporter en mouton, on finit en côtelettes », puisqu’il vient d’annoncer lors du voyage présidentiel aux States qu’il était fortement hostile à toute forme de contrepartie aux cadeaux fiscaux du gouvernement (au nom du Medef, bien évidemment).
Alors peut être que le rêve américain l’a enflammé : c’est vrai qu’un pays qui voit l’homme le plus riche du monde prendre sa retraite et donner la moitié de sa fortune, pour finalement redevenir l’homme le plus riche du monde 3 ans plus tard, ça fait rêver. Il pourra se consoler en se disant que notre beau pays est celui qui abrite le plus grand nombre de millionnaires de la zone euro, comme quoi…
En tous cas, pour revenir aux nôtres, de moutons, j’espère que tu ne crois sérieusement pas qu’une organisation syndicale pourrait organiser et orchestrer la casse et la violence ?
Si c’était le cas, le retour sur terre risque d’être brutal.
Maintenant ça ne m’étonne pas que certains en appellent à la loi et à la morale : quand le pouvoir de gauche devient plus dur avec le salarié qu’un gouvernement de droite, on se dit que tout est permis.
Et c’est sans doute là la vrai raison de la banalisation de phénomènes de violence spontanée.
Tu ne pleures pas ? C’est quoi alors, a part essayer de tirer des larmes de compassion à ton égard :
» il faut retourner bosser, en weekend de nuit, avec 25 nds établis et 40 en rafale, en s’excusant de risquer sa peau à faire l’équilibriste sur un tas de boîtes glissantes pour un salaire décent »
C’est un choix, non ? Et cela devait être plus dur avant… alors à quoi bon ?
Et oui, je pense que les syndicats peuvent organiser cela, car individuellement aucun de ses moutons ne sont loups !
Et ils l’ont deja fait à l’égard du Conseil Général ou des Radicaux (les pauvres, ils sont 4 au havre !), alors…
Moi je n’ai pas de grandes théories sur les patrons, leurs représentants, ou leurs enfants… A vrai dire, je m’en tape… Par contre, qu’une bande de sauvageaons (dont on a la chance de voir une belle représentation en 1ere page de nos journaux aujourd’hui encore) saccagent et agressent, c’est brutal effectivement !
Tu n’as pas de théorie sur les élus du Medef.
Tu n’as visiblement aucune pratique du monde syndical.
Mon conseil du soir : continues à lire les journaux !
lu dans la presse de mercredi : Déjà privée de son pont Mathilde, la ville de Rouen a vécu, l’espace d’une matinée hier, le scénario catastrophe d’un pont Flaubert lui aussi fermé à la : des files de poids lourds à perte de vue sur la Sud 3 ou tout le long de la rive gauche de la Seine, des bouchons interminables remontant sur une dizaine de kilomètres jusqu’à Barentin… Les raisons de cet immense désordre : la grève des travailleurs portuaires, à l’appel de la fédération nationale des Ports et Docks CGT, qui a affecté la plupart des grandes places maritimes françaises.
Les salariés havrais et rouennais ont décidé d’unir leurs forces et de frapper un grand coup, en bloquant totalement l’accès au stratégique pont Flaubert dès 7 heures du matin. Ce dernier est resté fermé jusqu’à 12 h 30 environ.
… fautes, au moins !
… conneries, comme dab !
« Tu n’as pas de théorie sur les élus du Medef. »
Oui, mais j’en ai jamais vu casser leur outil de travail.
» Tu n’as visiblement aucune pratique du monde syndical. »
Oui, mais y’a aussi la CGPME … parex… et d’autres qui en tout cas ne sont plus dans la lutte des classes, c’est bien aussi…
Mon conseil du soir : continues à lire les journaux !
Si j’osais… apprend à écrire ?!… et à penser positivement ! Tu verras, ca fait du bien !