La loi de transition énergétique a l’objectif d’apporter 32% d’énergies renouvelables (ENR) en 2030 et de 23% en 2020 dans le bouquet français des énergies. La Normandie est une faible contributrice à cet objectif ambitieux. En effet la part des ENR en Normandie* n’est que de 6% soit 829 MW.
Le schéma régional climat air énergie ne sera probablement pas respecté car seuls 600 MW d’énergie éolienne sont raccordés au réseau (objectif de 2000 MW en 2020) et 100 MW d’énergie photovoltaïque (objectif de 421 MW en 2020). Ainsi la Normandie se place en 11ème position sur les 13 régions françaises (devant l’ile-de-France et la Corse respectivement 12ème et 13ème).
En revanche la Normandie est bien placée pour les centrales à biomasse : 54 installations en Normandie sur les 629 que compte la France.
Les 3 champs d’éoliennes normands (courseulles, le Treport et Fécamp) en gestation et la ferme d’hydrolienne au raz Blanchard se font attendre.
Rappelons qu’une usine de fabrication d’hydrolienne est prévue à Cherbourg (investissement de 10 millions) et 2 fermes d’hydroliennes sont prévues pour 2020 au raz Blanchard, et en Angleterre sur l’île d’Aurigny, toute proche. Au total, sur les deux sites, plus de 300 machines sont attendues. On estime le potentiel énergétique hydrolien de la zone à l’équivalent de deux EPR.
En 2015 la part des ENR en France était de 9% et au mieux nous pourrions atteindre 17% en 2020 au lieu des 23% prévus.
* source : la Lettre EcoNormandie du 10 juin, le site du syndicat des énergies renouvelables et le journal les échos.