Les Raccordements des parcs éoliens en Manche coûteront 1,1 Milliards

areva_eolien_bRéseau de transport d’électricité (RTE) prévoit d’investir un milliard cent millions d’euros d’ici 2021 en Normandie notamment pour le raccordement des parcs éoliens de Courseulles-sur-Mer, Fécamp et ultérieurement Dieppe-Le Tréport. Selon les sites, RTE doit construire entre 15 et 50 km de raccordements sous-marins et entre 3 et 24 km de raccordements terrestres. Les travaux doivent débuter dans les années 2017-18 pour les parcs de Courseulles-sur-Mer et de Fécamp. Dans la Manche, RTE devra assurer les interconnexions entre la France et la Grande-Bretagne pour assurer le transport de l’électricité produite par les hydroliennes du raz Blanchard.

Le Norman Express à Cherbourg en 2016

ferry_norman_arrow_blogBrittany Ferries, a décidé de ne pas positionner au Havre son navire rapide, le « Norman Express » cette saison.
Depuis 2013, la liaison permettait de rallier Portsmouth en 3h45 deux fois par semaine. Britanny Ferries a fait le choix stratégique d’affecter le « Norman Express » à Cherbourg afin « d’accompagner la promotion de la région Normandie dans la péninsule du Cotentin » à l’occasion du Grand Départ » et des deux étapes du Tour de France qui se dérouleront dans la Manche.

transfert de la gestion des trains normands au conseil régional

MORINLe Premier ministre et le président de la région Normandie signent ce lundi la convention de transferts des trains Intercités au conseil régional.
Cinq lignes sont concernées : Paris-Rouen-Le Havre, Paris-Caen-Cherbourg, Paris-Granville, Paris-Serquigny et Caen-Le Mans -Tours.

L’accord est le suivant :

  • Transfert de l’exploitation des 5 lignes inter-cités de l’Etat à la région Normandie. « La région deviendra autorité organisatrice des cinq lignes comme elle l’est pour les TER à partir de 2018 et devrait toucher une compensation de l’Etat. » « Les lignes Paris-Le Havre et Paris-Caen ont été par le passé bénéficiaires, elles sont actuellement toutes déficitaires pour un montant global annuel de 35 M€ » selon fil-fax. Rappelons également que la convention TER passée avec la SNCF s’élève actuellement à un peu moins de 120 M€ par an.
  • Engagement de l’Etat à renouveler le matériel roulant des lignes Paris-Le Havre et Paris-Caen pour un budget global de plus de 700 M€. Ce renouvellement sera effectif en 2020.

400 dessins de Charles-Alexandre Lesueur exposés en Australie pendant 2 années.

Plus de 400 dessins et manuscrits de la collection Lesueur du Muséum d’histoire naturelle du Havre sont exposés à l’Ambassade d’Australie en France, puis dans six villes australiennes du 30 juin 2016 au 12 décembre 2018 (Musée national de la marine de Sydney, Musée national d’Australie à Canberra…). Ces dessins sont issus de l’expédition scientifique Baudin, partie du Havre en 1800.

lesueur

Cette exposition L’œil et la main, Lesueur et Petit, dessinateurs de l’expédition Baudin en Australie, 1800-1804, donne au Muséum du Havre un rayonnement à l’autre bout du monde.

 

Renault embauche à Sandouville

renault-trafic_14Renault a confirmé l’embauche de 122 CDI et de 100 CDD dans son usine de Sandouville,
Pour répondre à la montée en puissance des commandes de véhicules Trafic et assurer le lancement de la production des véhicules Nissan et Fiat.
La majeure partie des 100 CDD sera affectée à l’équipe de nuit qui sera mise en place à l’automne, au moment du démarrage de la production du véhicule Nissan. Les recrutements doivent démarrer prochainement.
L’usine de Sandouville emploie 1800 salariés et produira en 2016 120 000 véhicules Trafic.

Soutenez l’électrification de la ligne ferroviaire Serqueux-Gisors

 

Un avis d’enquête publique sur la modernisation de la ligne Serqueux-Gisors a été lancé jusqu’au 26 avril prochain.
La consultation des observations déposées montre une forte mobilisation des riverains-opposants au projet. Leurs contributions sont souvent courtes et non étayées, mais il n’en demeure pas moins qu’ils sont très présents et donc dangereux pour l’aboutissement de ce projet.

serqueux_gisors

Vous pouvez également soutenir le projet en déposant une observation. Il suffit de cliquer sur ce lien.

Ce projet va permettre de renforcer la desserte ferroviaire du Port du Havre (part modale du ferroviaire : 4,4%) et lui ouvrir des marchés vers l’Est au delà de la région parisienne.
Ce projet réduit significativement la part du transport routier des marchandises (un train de fret = 30 à 50 camions en moins sur les routes). Globalement, la modernisation du tronçon Serqueux-Gisors permettra qu’il y ait 250.000 camions en moins sur la route chaque année dans les échanges entre la Normandie et l’Ile de France.

La Belgique applique une taxe kilométrique pour les poids lourds

camion_conteneur_blogLa Belgique introduit le 1er avril une taxe au kilomètre pour le transport routier de plus de 3,5 t. C’est la fameuse eco-taxe dont l’application a avorté en France il y a quelques années. Même si cette taxe ne s’appliquera pas sur le domaine portuaire les autorités portuaires belges sont conscientes que ce régime va se traduire par une perte de compétitivité. Les ports belges sont coincés.

Sur les 9,65 MEVP traités par le port d’Anvers l’année dernière, hors transbordements maritimes, la route est intervenue pour 55 %, le fluvial 38 % et le rail 7 %.

Le Port d’Anvers réagit en prenant des initiatives pour dynamiser le transport ferroviaire.

Cette taxe, dans un 1er temps va pénaliser les ports belges et dans un 2ème temps dynamiser le report modal de la route vers le fluvial ou le rail ce qui représente un avantage sur le long terme aux ports belges par rapport au port du Havre.

Les bons et les mauvais points du port du Havre selon la cour des Comptes

tribunalLa cour des Comptes a rendu son rapport sur l’activité du Port du Havre sur la période 2008-2013 :

La cour des comptes note des points positifs :

  • Un gain de productivité de 20% à la suite de la réforme portuaire.
  • une réserve foncière portuaire suffisante
  • un coût de passage portuaire « légèrement inférieur » à ceux des ports néerlandais.
  • La création en 2012 d’HAROPA qui regroupe les ports de l’axe Seine (Le Havre-
    Rouen-Paris) a apporté “un vrai succès d’image, une stratégie des ports mieux articulée et une offre commune en construction”,

et des points négatifs :

  • Une réforme portuaire de 2008 menée à bien au prix de nombreuses grèves et de dépenses de personnel élevées. Ainsi Le Havre a connu de fortes tensions sociales pour l’application de la réforme: 38 jours de grève en 2008, 5 en 2009, 51 en 2010 qui ont entraîné « des pertes de trafics importantes » avec l’annulation de 1487 escales de porte-conteneurs. La cour des comptes note que « le coût de l’accompagnement du personnel transféré et de l’accompagnement social n’est pas compensé par la réduction des pertes d’exploitation, selon le rapport, avec un impact négatif de 4 M! en moyenne par an sur les comptes; le solde redevient positif à partir de 2017, du fait de la baisse des dépenses liées au congé de fin de carrière et aux personnels transférés. »
  • Le Port du Havre ne dispose que de 21 kilomètres de quai contre 89 à Rotterdam.
  • Une desserte ferroviaire très insuffisante.
  • Un projet stratégique 2009-2013 “trop ambitieux en matière d’investissement et trop optimiste en ce qui concerne les trafics”. En effet il prévoyait 696 M€ d’investissements mais dont « seulement 35 % ont été réalisés » tandis que le trafic conteneur n’a pas augmenté depuis 2007.
    Mêmes remarques pour le nouveau projet pour 2014 – 2019. Il prévoit 203,8 M€ de subventions pour 419 M€ d’investissements, soit un taux de subvention moyen de 48,6% alors que « le taux de subvention moyen constaté sur la période 2008-2013 n’était que de 20% »
  • Un coût élevé de la masse salariale avec peu de maîtrise des primes liées aux heures supplémentaires et un suivi du temps de travail sous-optimal.

Les recommandations de la cour des Comptes consistent à corriger les points négatifs et notamment l’insuffisance de la desserte ferroviaire pour laquelle « l’appui de
l’État demeure fondamental”.

corri-door : le réseau de recharge des voitures électriques sur autoroutes

corri_doorLe réseau corri-door est un réseau de bornes de recharge pour voiture électrique sur les autoroutes françaises placées tous les 80 km. Ainsi Paris-Deauville sera équipé d’ici l’été.
L’objectif du consortium : créer une borne de recharge rapide qui permet de récupérer 80% d’autonomie en trente minutes.
Corri-Door est un consortium privé formé par quatre constructeurs automobiles, Renault, Nissan, Volkswagen, et BMW, l’électricien national EDF étant le porteur et coordinateur du projet. Ce réseau sera, à moitié financé par l’Europe.

En 2015, soutenu par des aides publiques, le marché du véhicule électrique a décollé avec 22.000 voitures vendues, toutes marques confondues pour un parc qui atteint les 65.000 unités soit plus de 1% du parc roulant.

Plus d’info sur le réseau corri-door en cliquant sur ce lien