Voici les résultats sur la ville du Havre :
- Participation : 46,55%
- Nicolas Mayer-Rossignol : 40,07% (20173 voix)
- Hervé Morin : 36,06% (18157 voix)
- Nicolas Bay : 23,87% (12020 voix).
Voici les résultats des élections sur l’ensemble des régions
Dimanche je vote Hervé Morin pour deux raisons : 1) le développement économique et 2) contre le faible dynamisme et le sectarisme du PS. En effet le fil directeur du programme d’Hervé Morin est la création d’activité économique pour favoriser l’emploi.
Il ne s’agit pas d’emplois subventionnés (comme les emplois tremplins) mais d’emplois créés par l’activité économique soutenue par l’action du conseil régional : fond d’investissement de 100 millions d’euros, désenclavement de la Normandie par l’amélioration de l’infrastructure ferroviaire et aéro-portuaire etc…
Le maigre bilan des 15 années de gestion socialiste est un argument en soi :
A ce maigre bilan il faut ajouter le sectarisme du PS Normand dirigé par Laurent Fabius. Ainsi Le gouvernement a refusé le projet de fusion de la codah avec la communauté de communes de St Romain alors qu’elles partagent le même bassin de vie et surtout la même Zone Industrielle et Portuaire.
Comment ne pas voir la main du PS local dans ce refus puisque que le gouvernement souhaite, au contraire, le regroupement des agglomérations ?
Et le Front National ? Le programme économique du FN (sortie de l’euro - fin du marché européen) est mortel pour l’économie française dont 25% de la population active travaillent pour l’exportation. En Normandie le FN s’oppose à la création de la filière éolienne créatrice de 1000 emplois directs rien que sur le Havre. L’élection du FN à la région normande serait une catastrophe.
Le Dimanche 13 décembre : en votant Hervé Morin je soutiens l’activité économique, l’emploi en Normandie et je refuse la passivité du conseil régional sortant et le sectarisme du PS locale.
Au 1er janvier 2016, la région Normandie disposera d’un budget de 1,6 Md€, avec un budget investissement de 630 M€.
L’éducation et l’enseignement supérieur, l’apprentissage et la formation professionnelle concentrent près de 50% du budget, respectivement 400 et 390 millions d’euros.
Autres postes importants : les transports (300 millions d’euros), le développement économique (150 millions d’euros), l’aménagement du territoire et l’environnement (80 millions d’euros).
La région s’étend sur 29 907 km2, elle compte plus de 3,3 millions d’habitants qui occupent 1 279 400 emplois. elle réalise 35% de son PIB à l’export, soit près de 32 milliards d’euros, 3 500 entreprises normandes sont exportatrices.
La taille de la région et les montants très élevés en jeu montrent combien l’élection régionale est importante et combien il est indispensable de voter à cette élection.
Pascal Martin, élu en mars à la présidence du conseil départemental de Seine-Maritime a présenté les conclusions d’un audit sur les finances du département pour la période 2004-2014.
Sept chiffres-clé résument la gestion catastrophique de Didier MARIE :
7 chiffres qui éclairent la défaite du Parti Socialiste aux élections départementales du printemps 2015.
La France a trop de collectivités locales avec ses communes, intercommunalités, pays, départements et régions. Ce constat est partagé par la Droite qui avait mis en place une loi obligeant les intercommunalités de moins de 20 000 habitants à fusionner et par la Gauche qui a fusionné un certain nombre de régions comme la Haute et la Basse Normandie.
On espérait que la réduction du fameux mille-feuille des collectivités locales dépasserait les clivages partisans.
Ainsi la CREA de Rouen a pu s’élargir à l’époque du gouvernement Fillon mais le gouvernement refuse de créer une agglomération havraise regroupant les intercommunalités partageant son bassin de vie. En effet le préfet a, hier, présenté un projet de regroupement de la CODAH avec l’intercommunalité de criquetôt en excluant St Romain.
En fait les choses se sont gâtées dès 2012 lorsque la fusion de la CODAH avec la communauté de communes de Criquetôt l’esneval et de St Romain a été refusée une 1er fois par le gouvernement (alors que la majorité des élus locaux était favorable) et lorsque le gouvernement a baissé le seuil obligeant au regroupement les intercommunalités de 20 000 à 15 000 habitants(cher à Estelle Grelier). Cet abaissement permet à la communauté de communes de St Romain ou de Criquetot l’esneval de rester indépendantes.
Je suis très déçu, pas seulement pour notre territoire, mais aussi pour la France car l’Etat se montre incohérent, incapable de maintenir une décision et incapable de penser sur le long terme. Heureusement l’élection présidentielle n’est pas loin.
La fusion des Haute et Basse Normandie s’accompagne d’une réorganisation des services de l’Etat. En effet ces services étaient présents dans chaque région. L’Etat a décidé de les répartir entre les grandes villes (surtout Rouen et Caen) de la région normande.
Ainsi : Rouen accueillera :
Caen sera le siège de :
Cherbourg-Octeville doit accueillir un pôle des métiers maritimes,
Le Havre une unité départementale de la DIRECCTE et la direction interrégionale des douanes.
Le siège du conseil régional est un enjeu politique et électoral. La Gauche souhaite que les assemblées du conseil se tiennent à Caen tandis que les services du conseil régional resteraient à Rouen. Hervé Morin souhaite que les services et les assemblées du conseil régional soit regrouper à Caen.
Réponse le 13 décembre à l’issue des élections régionales.
Les bienfaits du libéralisme de la loi Macron se font sentir en Normandie. En effet Emmanuel Macron a libéralisé le transport des voyageurs par autocars.
Ainsi, en Normandie, et à partir de la mi-octobre, Flixbus (société allemande) et les cars Périer (basé à Lillebonne) proposeront, ensemble, deux trajets longue distance* :
Les prix devraient tourner autour de 10 euros pour 200 km.
De son côté Ouibus filiale autocar de la SNCF reliera Le Havre et Rouen à Paris pour 5 euros. 4 Allers et retours par jour seront proposés en 3 heures.
*Information lue dans la lettre de Normandie.
Je suis très étonné par le résultat (lu dans la presse havraise)
de ce rapport sénatorial faisant le point sur la façon dont les collectivités vont s’adapter à la baisse des dotations (moins 3,67 milliards d’euros en 2015) de l’Etat.
Les élus ayant répondu au questionnaires des sénateurs ( plus de 5 000 répondants, 3 057 formulaires de réponse exploités) abaisseront en priorité les investissements (44%). Virginie Lucot-Avril élue d’Aumale explique »En 2014, l’investissement public s’est réduit de plus de 34% à l’échelle de la Haute-Normandie. Dans la région, la commande publique des communes ne représente plus que 147 M d’euros, soit une baisse de 43% sur les douze derniers mois ».
J’aurai préféré lire que les élus allaient réduire les dépenses de fonctionnement pour préserver l’investissement.
En effet la France a trop d’emploi public, trop de chômage et manque d’investissement. la majorité des élus font le contraire de ce qu’il faudrait.
La conséquence sera augmentation du chômage dans le secteur privé par diminution des commandes publics, stagnation de l’emploi public et manque de modernisation de nos territoires.
Sur la rive sud de l’estuaire de la Seine, le territoire situé de Bourg-Achard à Honfleur, de Quilleboeuf sur Seine à Lieurey regroupe 103 000 habitants, selon une récente étude de l’Insee Haute-Normandie. Cet espace rural, maillé par un dense réseau de petites communes d’où émergent Pont-Audemer (21 200 habitants), Honfleur (16 500 habitants) ou Pont l’Evêque (5 100 habitants), est au carrefour des influences rouennaises, havraises et caennaises. Trois cinquièmes des actifs (soit 26 000 personnes) travaillent sur le territoire.