Archives pour la catégorie L’Europe

La communauté européenne : partenaire fidèle du Havre

200338071-001A l’aube d’une élection européenne (le 25 mai) il est important que les havrai(ses) sachent, à quel point, La communauté européenne a soutenu le Havre et son agglomération dans ses différentes réalisations depuis 15 ans :

  • Urbanisme :
    • Quartiers Sud : Le programme européen PIC URBAN 2 (Le havre faisant partie des 9 villes françaises retenues) a eu un effet levier très important permettant 300 millions d’investissements privés : le nouveau quartier St Nicolas , des équipements publics tels que le Parvis ou la bibliothèque Léopold Senghor, port Vauban, la presqu’île de l’Escaut ont été financés en partie par des fonds européens.
    • Quartiers Nord (Mont-Gaillard, Mare-rouge, bois de Bléville, Caucriauville). Les fonds européens (FEDER) ont complète les fonds de l’Etat (ANRU). C’est ainsi que la plupart des rénovations urbaines ont été financés à 80% de fonds publics.
  • Transport : la CODAH a obtenu une aide de 50 millions pour le tramway au titre du désenclavement des quartiers sensibles.
  • Economie : Le Port a bénéficié d’un financement important pour Port 2000 et les contreparties exigées par l’Europe en matière environnementale ont été très positives.
  • Cohésion sociale : Des fonds dits « intégrés « ont permis aussi d’agir sur la cohésion sociale via une enveloppe de FSEdestinée principalement à l’accès à l’emploi et à la lutte contre la pauvreté.

Des projets moins importants comme HARIANE (démarche en ligne du site de la ville du Havre) ont bénéficié de financements européens.

Dominique Riquet, tête de liste UDI-MODEM, indique que 95% du budget européen est investi dans le différentes régions d’Europe. L’administration européenne et le fonctionnement institutionnel ne coûte que 5% du budget européen (140 milliard annuel).

L’Europe investit tout particulièrement dans des projets d’infrastructure économique, des projets sociaux et écologiques.

les différents pays de la zone Euro représentent un développement libéral, social et écologique, unique au Monde.

 

Intervention ce soir sur l’Europe : ma liste des idées reçues

Je suis invité par la maison de l’Europe de Seine-Maritime à représenter l’UDI lors d’un débat sur le thème : « L’Europe et les idées reçues » mardi 15 avril à 18h45.

Voici ma liste des idées reçues :

  • Il est communément admis qu’aujourd’hui l’Europe fait tout. En fait c’est faux. Le noyau dur des compétences européennes est constitué par la concurrence, la monnaie, le commerce mondial, la PAC, la normalisation économique. Au passage signalons que les normes sur le fromage au lait cru sont une invention française. La fiscalité, la politique sociale, la défense, l’éducation, la recherche, la justice, la police, la politique d’immigration sont conduites par les Etats.
  • La construction Européenne est un processus inexorable - faux. Je suis d’une génération où la construction européenne était évidente. Cet optimisme nous avait été transmis par nos parents et fondé sur le fait que la construction européenne permettait de réconcilier des nations qui n’avaient jamais cessé de se faire la guerre auparavant. Aujourd’hui ce ciment européen ne prend plus notamment auprès des jeunes et la crise économique de 2008 a accentué encore le déficit d’appartenance des citoyens à l’Europe. Aujourd’hui le repli sur son territoire le plus petit possible est la règle dans les pays d’Europe.
  • Les tenants du « non » au référendum de 2005 nous avait promis une autre Europe. faux. Les nonistes dont Laurent Fabius n’ont été porteur d’aucune proposition d’un autre chemin européen.
  • L’Europe n’est pas démocratique : faux. Toutes les décisions européennes sont validés par le conseil européen composés des chefs des différentes nations européennes, le parlement européen a un fonctionnement beaucoup plus démocratique que notre parlement français.
    En réalité la construction européenne est, en soi, une grande ambition démocratique : Construire le 1er espace supra-national démocratique. 
  • La France est un des moteurs de l’Europe : vrai. mais ce moteur est en panne. Laissant seul l’Allemagne tiré l’Europe qui devient , ainsi, de plus en plus Allemande. En réalité la panne du moteur français est liée à plusieurs éléments : Les européen sont moins sensibles à la dimension internationale de la France telle que la dissuasion nucléaire, ou encore un siège permanent au conseil de sécurité de l’ONU. En revanche les européens (comme le reste du monde) sont désormais très sensible à la performance économique et sociale. Plus votre pays est performant plus il a de l’influence. Or la France a une croissance faible, un système éducatif très inégalitaire, un chômage élevé, un Etat incapable de résister aux intérêts de corporations fortes : tout ça financés par des dépenses publiques représentant 57% du PNB. Soit le taux de dépenses publiques le plus élevé au Monde devant les pays nordiques.
  • Les français ont une vision du monde et La France a un message à faire passer : la démocratie, la transition énergétique, la lutte contre le réchauffement climatique, un art de vivre, une économie redistributrice. Pour que la France soit audible sur le plan européen elle doit retrouver une performance sociale et économique par de profondes réformes de structure.

448 millions € de l’Europe pour soutenir les projets Hauts Normands

logohn_blogLa Région Haute-Normandie va assurer jusqu’en 2020 la gestion et l’attribution des fonds européens Feder (Fonds européens de développement régional), FSE (Fonds social européen) et Feader (Fonds européen agricole pour le développement rural). L’enveloppe globale est de 345 millions d’euros (Feder/FSE) et 103 millions d’euros (Feader).
La région souhaite apporter un soutien à l’émergence d’une filière numérique, à l’innovation et aux opérations qui accélèrent la transition énergétique, aux actions en faveur de la formation professionnelle, de la valorisation du patrimoine culturel et naturel. La région souhaite également soutenir le lancement d’études et le financement de premiers travaux pour la LNPN en lien avec le chantier Eole (RER B).

JL Bourlanges au Havre : « il y a un besoin d’Europe aujourd’hui »

bourlangesJean-louis Bourlanges était au Havre, jeudi 20 février, à l’invitation du diocèse du Havre, pour tenir une conférence intitulée : « L’Europe entre crise et refondation« dans l’amphithéâtre de l’Ecole de Management de Normandie.

Dans ses propos Jean-Louis Bourlanges souligne le contraste, concernant la construction européenne, entre les bonnes années 1990 et les mauvaises années 2000.

Ainsi les années 90 ont été marquées par 4 succès de la construction européenne :

- La réforme du parlement européen dont le fonctionnement est très démocratique

- La constitution d’un marché intérieur selon le principe : « Pas de libéralisation sans harmonisation ».

- La création de l’Euro.

- L’élargissement de la communauté européenne avec l’accueil des pays de l’Europe de l’est.

 

Au contraire les Années 2000 constituent un véritable « chemin de croix » pour la construction européenne avec :

- Une Crise institutionnelle : la communauté européenne ne peut fonctionner à 28 pays sans réforme institutionnelle. Le traité de Nice est un échec absolu. Le « non » français au référendum de 2005 marque un coup d’arrêt à la construction européenne et le traité de Lisbonne n’est qu’un rafistolage du projet constitutionnel de 2005.
Contrairement aux tenants du « non » (laurent Fabius) au référendum, aucune autre voie ne s’est dégagée pour construire l’Europe.

- L’incapacité à définir une politique extérieure et de sécurité commune. La règle de l’unanimité pour toute décision a tuée la construction d’une politique extérieure commune alors que la règle de la majorité qualifiée aurait dû s’imposer (majorité des 2/3). D’autant plus que, dans les années 2000, les Etats-Unis se sont détournés de l’Europe. En effet le regard américain vis-à-vis de l’Europe a connu 2 périodes : avant 1939 où l’Europe était un modèle pour les USA puis entre l’après guerre et la chute du mur de Berlin où l’Europe était un enjeu international majeur. Après l’effondrement de l’union soviétique les USA ont connu une période d’indifférence vis à vis de l’Europe et leur regard s’est tourné vers l’Asie.

- Crise de l’Euro : En face d’une monnaie unique, L’Europe n’a pas les moyens d’une politique économique commune parce que les gouvernements n’en voulaient pas.
La mise en place d’un fédéralisme monétaire s’est heurtée à l’arrivée aux affaires d’une génération de dirigeants euro-sceptiques : Chirac, Berlusconi, Aznar, Schroder n’ont pas cherché à former une politique économique commune. La politique économique commune a été remplacée par 2 règles : Le déficit budgetaire de chaque pays doit rester <3% et son endettement <60%.
Ces règles méconnaissent les cycles économiques et n’incitent pas au désendettement en période de croissance tout en aggravant les crises économiques.

La France, en matière économique, a fait comme avant l’Euro sauf que la dévaluation n’est plus aujourd’hui possible. Avant l’Euro, les concessions données aux syndicats avec les hausses de salaire étaient insidieusement récupérées par des dévaluations du Franc.

L’idée qu’il n’y avait plus besoin de l’Europe s’est répandue dans l’opinion publique européenne pour 3 raisons :

- La disparition de l’Union Soviétique, a laissé seule l’hyperpuissance américaine faire le gendarme du Monde. Pourquoi constituer une Europe militaire puisque les USA font le Job.

- L’échec du communisme laisse le libéralisme sans autre modèle crédible de société. Le philosophe Francis Fukuyama, a parlé, à ce propos, de « fin de l’histoire ».

- La mondialisation rend le marché européen sans intérêt. A quoi bon construire un marché européen puisque le marché est dorénavent global.

 

200338071-001Or Les prédictions des années 2000 s’avérent éronnées :

- Ce n’est pas la fin de l’histoire : l’attaque des tours du world trade center, la radicalisation religieuse, la dichotomie chinoise, la Russie de Poutine témoignent d’un recul de la démocratie et des libertés dans le Monde.
Les démocraties européennes deviennent soudainement intéressantes et ont des valeurs à défendre.

- Il n’y a pas d’hyper-puissance américaine avec l’enlisement en Irak et en Afghanistan.

- Il n’y a pas de Globalisation heureuse puisque la Croisance mondiale est très inégale : forte dans les pays émergents et faible en Europe.

Le besoin d’Europe est de retour or nous n’avons pas les outils pour poursuivre la construction européenne.

L’Europe doit retrouver son élan :

- En assumant ses origines : L’Europe n’a pas vocation à être universelle. Ainsi l’entrée de la Turquie en Europe n’a aucun sens.

- En acceptant l’efficacité : il faut agir politiquement et créer une politique économique commune. Non à l’Europe circulatoire.

- En assumant le principe de solidarité. L’Europe est en crise, certes, mais les nations ne se portent pas mieux. En effet de nombreuses nations européennes sont traversées par des mouvements indépendantistes puissants comme au Royaume Uni (l’Ecosse), en Espagne (la Catalogne - le pays Basque) en Belgique. Nous assistons partout en Europe à un repli sur des identités de plus en plus étroites.

Ainsi l’Europe ne peut pas adopter le modèle de la mobilité américaine où le citoyen américain se déplace vers les régions à fort taux de croissance pour délaisser les zones pauvres (le centre des USA). Dans l’Europe, tous les pays européens doivent s’y retrouver. L’acceuil de travailleurs grecques, portugais, espagnol en Allemagne n’est pas satisfaisant et ne correspond pas au modêle de construction européenne.

Le fonctionnement de la communauté européenne est celui de la démocratie de négociation qui conduit à des compromis acceptable à tous.

 

L’Europe selon Jean-Louis Bourlanges

bourlangesJean-Louis Bourlanges s’exprime sur l’Europe - cliquez ici pour accéder à sa vidéo.

Dans son intervention il précise que l’Europe est dirigée depuis les années 90 par des euroseptiques : Jospin, Chirac, Aznar, Berlusconi, Schrober. Aujourd’hui l’Europe est en panne alors que l’Europe est l’avenir.
La Droite et la Gauche mentent lorsqu’ils prétendent que « l’on peut s’en tirer par le protectionnisme alors qu’il faut de la réciprocité : le contraire du protectionnisme. »

 

Pour lire le billet concernant les valeurs et les objectifs du Centre dont la construction Européenne est au 1er plan cliquez ici