A
l'occasion de sa visite à Sandouville vendredi, le numéro 2 de Renault a
confirmé le choix de Sandouville pour l'assemblage d'un
véhicule utilitaire de type ''Trafic'' à partir du 1er semestre 2013.
Dans un entretien au Havre-Presse, il explique le choix
de Sandouville : l'usine a été choisie pour ses performances qualité,
sa proximité avec ''un réseau routier et maritime majeur'' et sa situation géographique.
Les syndicats se disent peu convaincus
par les annonces : Pour la CGT ''L'utilitaire Renault ne représente que 80 000
utilitaires". Les syndicats de salariés et d'encadrement notent avec
inquiétude l'absence d'annonces relatives aux remplacements
des modèles haut de gamme. En effet le numéro 2 de Renault n'a pas
annoncé de modèles susceptibles de remplacer la Laguna et l'Espace.
Mon opinion est partagée sur l'avenir de Sandouville :
D'un côté pessimisme :
- Aujourd'hui le site n'emploi plus que 3 600 salariés
(contre 6000 il y a 10 ans).
- Conséquence du vieillissement ou des méventes des trois modèles assemblés
sur les chaînes, Sandouville a connu de nombreuses
périodes de chômage technique dont 2 semaines en octobre.
- La remplacante de la Vel Satis ne sera pas produite au Havre mais
en Corée du Sud en association avec Samsung. (Le Figaro, 31 juillet
2009).
- Pas d'annonce de remplacement de la Laguna
- Carlos Ghosn avait promis l'hivers dernier à l'Assemblée nationale une
gamme complète d'utilitaires, et non un seul véhicule comme annoncé
vendredi dernier.
De l'autre optimisme :
- La visite du N°2 de Renault confirme la pérénnité
du site de Sandouville et inscrire l'usine dans la
construction de véhicules utilitaires est porteur étant
donné que le secteur du fourgon est en croissance constante et que
Renault est leader sur ce marché.
- la production de la nouvelle génération de l'Espace
serait confiée au site normand et non à Douai selon Le Figaro du 31 juillet
2009. Il aurait été, certes, rassurant que cette information
soit confirmée vendredi dernier.
En attendant l'assemblage du véhicule utilitaire prévue au 1er
trimestre 2013, chômage partiel et "prêt de main d'oeuvre "
à d'autres sites en France pour les salariés de Sandouville. Situation
trés inconfortable.