Pourquoi la Révolution française a-t-elle interdit "les corporations" ?
Par Marc Migraine le vendredi 3 juin 2011, 17:25 - vivre ensemble au Havre - Lien permanent
La Révolution a abrogé les corporations dans la nuit du 4 août 1789. De quoi s'agissait-il précisément ?
Créées au Moyen âge par les villes françaises, ces "communautés de métiers" étaient des associations obligatoires et de droit public, dont faisaient légalement partie toutes les personnes exerçant une activité professionnelle désignée dans une circonscription territoriale définie.
Ainsi impossible de s'établir boucher à Paris sans
l'agrément de la corporation des bouchers ; impossible d'être tapissier
à Lyon sans l'accord de la corporation ad hoc, etc.
Cette organisation, on s'en doute, n'empêchaient pas certains conflits : les poulaillers reconnaissaient aux rôtisseurs le droit de rôtir un bœuf, mais leur déniaient le droit de rôtir un poulet...
En 1791, la Loi Le Chapelier mis définitivement fin à cette organisation du travail : l'anéantissement de toutes les espèces de corporations étant une des bases fondamentales de la constitution française , il était défendu de les rétablir sous quelque forme que ce soit.
Les arguments des révolutionnaires ?
Les corporations constituaient un frein à l'innovation et à l'investissement....
Tweet
Cette organisation, on s'en doute, n'empêchaient pas certains conflits : les poulaillers reconnaissaient aux rôtisseurs le droit de rôtir un bœuf, mais leur déniaient le droit de rôtir un poulet...
En 1791, la Loi Le Chapelier mis définitivement fin à cette organisation du travail : l'anéantissement de toutes les espèces de corporations étant une des bases fondamentales de la constitution française , il était défendu de les rétablir sous quelque forme que ce soit.
Les arguments des révolutionnaires ?
Les corporations constituaient un frein à l'innovation et à l'investissement....

Commentaires
Mr migraine, vous frisez, avec cet article, le ridicule! Vous cherchez a orienter le débat et cela fini par tourner en rond et a devenir comme diraient les jeunes "relou"... Ou autre hypothèse vous adorez lire la prose de k-rabot qui, même si cela semble être vain face a tant de bêtise, ne rechignera certainement pas a combattre les quelques intervenants venus "vomir" leur haine sur votre blog...
N y a t il rien de plus intéressant a évoquer ici a propos de notre belle ville??
Au contraire cet article exprime la vérité sans outrager qui que ce soit. Je soutiens M. Migraine dans sa note historique. je la trouve trés pertinente et interessante.
Visiblement le dernier paragraphe de votre article était "maladroit" puisque supprimé entre temps....
Votre remarque m'a permis d'éviter la provocation.
Merci,
MM
pourquoi la révolution Française a t-elle interdit " les corporations".....mais quel rapport avec notre ville, that's the question, mon cher MM vous êtes hors sujet, seriez-vous en panne d'idées, et en perte de vitesse, ou tout simplement orienté vers des sujets qui ont une tendance à augmenter les visites sur votre site..........une chose est certaine, à fréquenter les hautes sphères, vous perdez votre intégrité d'élu, si ce n'est par les actes, tout du moins par la pensée......cette pensée qui en dit long sur vos intentions !
En 1803 fut institué par Napoléon le Livret ouvrier, afin de restreindre la libre circulation des ouvriers en France.
Tout ouvrier voyageant sans livret est réputé vagabond et condamné comme tel. Il ne peut quitter un employeur qu'après que celui-ci eut signé un quitus sur le livret, la signature devant être certifiée par une autorité, et ne peut quitter une commune sans le visa du Maire ou de la Gendarmerie, avec indication du lieu de destination.
L'employeur doit inscrire sur le livret la date d'entrée dans l'entreprise puis la date de sortie, et indiquer que l'ouvrier le quitte libre de tout engagement.
La perte du Livret interdit de travailler et de quitter la commune du dernier domicile, jusqu'à obtention d'un nouveau livret.
Tout voyageur devait de plus posséder un passeport en règle. Celui-ci apparut en 1724 et fut réservé aux vagabonds, puis, à partir de 1765 et jusqu'à la Révolution, les artisans ne peuvent sortir du Royaume sans passeport, afin de protéger les secrets des fabrications françaises.
En 1792 fut institué un nouveau passeport pour se déplacer à l'intérieur du Royaume, qui en 1795 devint obligatoire pour voyager en dehors de son Canton ; il n'était délivré, pour de strictes raisons, qu'aux citoyens ayant prêté serment civique, et devait être visé par le comité de section le plus proche lors de l'arrivée à destination.
En 1810 il devint obligatoire de le faire viser par le Maire, Sous-préfet ou Préfet.
L'obligation de détenir un passeport ne tomba en désuétude que vers 1860.
En 1810 furent interdites les coalitions d'ouvriers :
"Toute coalition de la part des ouvriers pour faire cesser en même temps de travailler, interdire le travail dans un atelier, empêcher de s'y rendre et d'y rester avant ou après de certaines heures, et, en général, pour suspendre, empêcher, enchérir les travaux, s'il y a eu tentative ou commencement d'exécution, sera punie d'un emprisonnement d'un mois au moins, et de trois mois au plus.
Les chefs ou moteurs seront punis d'un emprisonnement de deux à cinq ans.
Seront punis aussi de la même peine les ouvriers qui auront prononcé des amendes, des défenses, des interdictions ou toutes proscriptions sous le nom de damnations, et sous quelque qualification que ce puisse être, soit contre les directeurs d'ateliers et entrepreneurs d'ouvrages, soit contre les autres.
Dans le cas du présent article et dans celui du précédent, les chefs ou moteurs du délit pourront, après l'expiration de leur peine, être mis sous la surveillance de la haute police pendant deux ans au moins et cinq ans au plus."
Le texte ci-dessus était reproduit sur la couverture intérieure des livrets ouvriers.
Le délit de coalition fut supprimé en 1864.
(En contre-partie, "les coalitions patronales qui visent injustement et abusivement à l'abaissement des salaires sont passibles de poursuites")...
- 1813 : interdiction du travail dans les mines pour les enfants de moins de 10 ans.
- 1840 : les journées de 15 heures de travail sont habituelles dans les fabriques de laine, coton et soie.
- 1841 : loi fixant la durée du travail journalier à 8h pour les enfants de 8 à 12 ans, et à 12 h pour les enfants de 12 à 16 ans.
- 1848 : décret fixant la journée du travail des adultes à 10h à Paris et 11h en province, et la même année rallongée à 12h.
- 1892 : loi fixant la durée du travail journalier à 12h pour les hommes et 11h pour les femmes et les enfants.
- 1919 : loi fixant la durée du travail à 8h par jour.
Le Livret ouvrier ne fut supprimé qu'en 1890.
faite pour les bourgeois.
Ces textes Le Chapelier et Dagarde étaient des lois libérales et physiocrates faites au profit dela bourgeoisie car cela supprimait le droit de grève (la coalision) et installait la concurrence.
Mais dans l'ensemble, il n'y a pas eu d'erreurs excessives aux seins des corporations. Ensuite, le gvt a autorisé la constitution du Compagnonage...
Quant au frein à l'investissement et à l'innovation, c'est faux, cela a juste mis en place la concurrence en permettant à d'autres de se lancer dans des activités commerciales ou industrielles. Un industriel pouvait toujours investir dans une société...les corporations n'empêchait pas les apports d'argent.
L'argent va à l'argent.
Cours de Droit du Travail - licence - 3ème année.
Monsieur MM, une fois de plus vous vous êtes fourvoyé avec la volonté de discréditer le monde ouvrier, monde auquel vous n'appartenez pas, mais un monde qui vous dérange car au travers du corporatisme, nous retrouvons le syndicalisme.............................soyez en paix avec votre âme, et cherchez des sujets qui unissent, plutôt que ces dérives qui excitent les mauvaises langues...........nous pourrions aussi nous souvenir des époques où il était interdit de se regrouper pour quelque réunion que ce soit, par risque de monter un complot....................vous pourrez tout de même constater et vous consoler , derrière la preuve que vos blogs sont lus, et par la même occasion surveillés.................................qui sait, peut-être encore un complot !
1- M. Francois sort sa connaissance livresque... com dab, elle s'arrete là puisque la conclusion est que l'absence de concurrence n'est pas un frein à l'innovation ! (sic)
2- K-rabot se reveille...
C'est deja ça...
Et qui est contre un peu de provoc' ?
De là à discréditer le monde ouvrier (re-sic)... Quels points en communs avons nous avec le monde ouvrier du 18ème ?... Nos metiers ont tellement évolué sur les 30 dernieres années qu'aucun ouvrier de l'époque ne se reconnaitrait dans vos combats actuels...
Monsieur Migraine,
je découvre cet article avec stupeur... Il se trouve dans la rubrique "Port"?! Cela est un sujet de société et vous manipulez les lectures de votre blog! En quoi les corporations révolues en 1789 sont-elles en rapport avec les conflits sociaux actuels? Ou alors, allez plus loin et dites nous pourquoi les corpotations ont été supprimées?
De plus, il devrait également être dit que cette loi a été abrogée par un ministre libéral.. mais vous connaissez sans doute l'histoire de Waldeck Rousseau...
Alors récapitulons... en 1789, lors d'un pmouvement rassemnlant les élitées réformatrices et le peuple, une loi visant à interdire les syndicats est votée. En 1884, le syndicalisme est autorisée! A partir de cela, je laisse les gens réfléchir..
Mais je me questionne encore sur l'objectif de cet article! J'ai une analyse rapide mais j'espère me tromper car elle révèlerait une vision très limitée de la vie en entreprise du 21e siècle!
Aucun Mérite, suffit d'avoir fait des études de Droit et pas Médecine ! Chacun son métier.
Quant à la concurrence, j'ai rien lu dans le post de mr François qui parle de frein à l'innovation en l'absence de concurrence.
Pour la conclusion, Mr NICO l'a très bien faite.
Merci de relire.
M. Francois dit : "Quant au frein à l'investissement et à l'innovation, c'est faux, cela a juste mis en place la concurrence en permettant à d'autres de se lancer dans des activités commerciales ou industrielles."
Mais effectivement, si l'absence de concurrence n'est pas un frein a l'innovation et l'investissement, vous avez raison...
Sur les cours... j'ai jeté ceux de Licence après l'avoir obtenue...
L'etalage de lois, bonnes ou mauvaises, qui suivirent montre qu'il y a eu de tout dans la Revolution. Mais elle reste livresque dans la mesure où ici, elle n'est pas commentée. On demande plus a un etudiant de Licence !
Après lecture de ces différentes réactions, il me semble que tout ceci ne fait pas avancer le schmilblic monsieur MM, nous attendons votre prochain sujet, mais devons-nous vous ouvrir le chemin......................?
Le Havre progresse, mais "quand est-il de ses élus", vous voyez qu'il est si facile de lancer un sujet brûlant, nous pourrions parler d'enrichissement personnel, de faveur faites à certaines entreprises, enfin venir remuer la vase, de nombreux sujets plus " dégueu" les uns que les autres, mais nous passerions du temps à salir des gens qui pour la plupart essaient de bien faire leur travail, aussi soyez plus mesuré dans vos sujets et concentrez-vous sur notre belle ville
Merci Mr Migraine pour ce petit rappel historique intéressant, et pour ceux qui n'ont pas compris le rapport avec le port (ou ce qu'il en reste), n'hésitez pas à me demander je me ferais un plaisir de vous l'expliquer !
Ah ah ah! Voilà après l intervention hyper constructive de Mr "C" (que veut dire ce C d' ailleurs...?) la boucle est bouclée...! Et n hésitez surtout pas a lui demander des explications concernant le rapport avec notre port a l agonie d' après lui, ne le privons d' un orgasme potentiel!
Pathétique tout cela mais visiblement ce qui se passe sur nos quais vous passionne et cela Mr Migraine semble l avoir bien compris...
Quand nos élus sont tous en famille, il est vrai qu'ils doivent s'attaquer aux corporatismes.
Enfin, je suis rassuré, il ne reste presque plus personne pour croire à ces sornettes.
Celui-qui-change-de-pseudo, pour s'adapter aux sujets et commentaires, reconnait que K-rabot a pas tord... La preuve, le message de l'Insurgé... Va en Espagne, tu seras pas seul...
Et si je ne sais pas quel était le but de MM avec ce sujet, le risque évoqué est effectivement d'ouvrir la porte a toutes les fenetres en commencant par des élus "en famille" ! N'importe koi... et ta soeur l'insurgé, elle bat l'beurre !
Ca va pas voler très haut...
Hier les patrons abusaient - aujourd'hui les salariés du GPMH abusent grave. Faut pas déconner : bruler des pneux et faire la grève hier et aujourd'hui - vivement que le peuple limite le pouvoir de cette clique.
La grève n est pas un pouvoir mais un droit cher ami... Et pour ce qui est de celle ci a t elle bloquée l activité du port??? Visiblement non..... Bref encore un pavé dans la mare sans grand intérêt
Le corporatisme de notre société, il est connu,
entre les hauts-fonctionnaires toubibs notaires et autres professions protégées, pour lesquelles "la France" s'endette à tour de bras..!
Cela permet de confirmer que certains se cachent encore derrière des "professions protégées" pour justifier leurs échecs... Médecins de père en fils, sans années d'études ? Notaires, entre amis ? Non, entre membres d'une même confrérie, c'est ca ?
On retrouve dans les extrêmes (des 2 cotés!) les mêmes relents fascisants à la recherche de boucs émissaires
M. Francois dit : "Quant au frein à l'investissement et à l'innovation, c'est faux, cela a juste mis en place la concurrence en permettant à d'autres de se lancer dans des activités commerciales ou industrielles."
Mais effectivement, si l'absence de concurrence n'est pas un frein a l'innovation et l'investissement, vous avez raison...
Désolé mais cela n'a JAMAIS interdit à un bourgeois d'investir dans une fabrique. Les corporations empêchaient seulement d'autres de s'installer sans accord en tant qu'employé.
Rien, si vous me suivez, rien n'empêchait un riche d'investir auprès de canus ou de tisserands pour créer une fabrique ... Un riche pouvait investir. Seul le travailleur devait avoir l'accord de la profession pour travailler.
Vous connaissiez un tisserands, vous aviez l'argent, rien n'empêchait de développer une économié concurentielle !
Bien sur... Tu connais un cinema qui va fermer, rien ne t'empeche d'investir...
Gné ? Quel sens de la répartie !
Le droit de grève est inaliénable et nécessaire mais :
- Détruire la voie publique en brûlant des pneus s'appelle du vandalisme et je ne comprends pas pourquoi cela est toléré
- Il n'existe pas de droit de blocage: bloquer le port et saccager son activité pour son seul profit ne doit pas être toléré
Et ta soeur !
La y'a de l'argument...
Ma soeur ? Elle bossait chez un transitaire, elle pointe au Pole depuis Février !