Les 1 600 personnes ont donc été bercées au rythme de ces témoignages, déclarations et interrogations, dont certains, plus enflammés que d'autres, ont suscité de timides applaudissements.

Mais y a t-il eu des absents au cours de cette grand' messe de la Seine ?

Premier absent remarqué, le débat. Car ces "tables rondes" qui se tiennent désormais sont aussi loin des débats, que la Seine l'est des cîmes alpines... Contrairement aux us et coutumes de notre cher pays, ces tables rondes en effet n'autorisent pas la libre parole. Ainsi le veut la règle du jeu qui aura eu le mérite de permettre à plus de 30 personnes de s'exprimer librement, dans un silence respectueux...

Autre absent regretté : le propos d'Antoine Rufenacht. Est-ce par discrétion que l'ancien maire du Havre, porteur de cet axe Seine, se sera fait très présent au premier rang, mais aussi discret ce jour en terres rouennaises? Peut-être mais d'aucuns auront regretté de n'avoir entendu le nouveau Commissaire général pour le développement de la Vallée de la Seine, tant se font rares les orateurs de talent...

Autres absents remarqués : la culture et le tourisme, malgré ce qu'affichait le programme. Sans doute l'édition parisienne en 2012 donnera -t-elle à B. Delanoë l'occasion de mettre les bouchées doubles.

Mais au-delà, n'est ce pas parfois une absence de résultats que nous serions en mesure de soupçonner ?

Certes, les choses bougent :

  • Le débat public n'a jamais été aussi proche et l'on commence à comprendre que les uns travaillent avec les autres, mais cet acte II de l'axe Seine a pu laisser comme un parfum de "pas grand chose de neuf depuis l'an passé", voire depuis 1911, comme le signalait l'un des élus parisiens en extirpant de ses archives un courrier désormais centenaire... Qui sait si l'année 2012 et son lot d'évenements majeurs donneront au prochain colloque - parisien - un relief quelque peu différent. Et une consistance attendue de tous...

  • La commission chargée de trouver le financement est certes une avancée mais elle était annonçée depuis quelques mois.

La lettre de Haute-Normandie dans son édition du vendredi 27 mai 2011 résume bien le sentiment général : "Bien qu'elles n'aient pas appris grand chose, les 1600 personnes qui ont assisté à la grande messe du Zénith ne seront pas venues pour rien. Un lobbying efficace est un lobbying insistant."

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