Axe Seine : les absents du colloque.....
Par Marc Migraine le samedi 28 mai 2011, 12:19 - La Normandie - Lien permanent
De
quoi a-t-on parlé ce 23 mai au Zenith de Rouen ?
Au
palmarès des expressions les plus entendues, citons celles-ci :
- consensus autour de la Seine,
- développement économique,
- respect de l'environnement,
- identité de la Normandie,
- ligne ferroviaire à grande vitesse,
- débat public,
- autolib' et voiture électrique,
- calendrier...
Ici et là il y aura eu d'inévitables flèches politiques, mais au delà c'est bien sûr du financement dont il a été question. "Question" : le terme est bien celui ci en effet car on l'a bien compris, tout est là : qui va payer, quand et comment ? Tout reste en suspens.
Les 1 600 personnes ont donc été bercées au rythme de ces témoignages, déclarations et interrogations, dont certains, plus enflammés que d'autres, ont suscité de timides applaudissements.
Mais
y a t-il eu des absents au cours de cette grand' messe de la Seine ?
Premier absent remarqué, le débat. Car ces "tables rondes" qui se tiennent désormais sont aussi loin des débats, que la Seine l'est des cîmes alpines... Contrairement aux us et coutumes de notre cher pays, ces tables rondes en effet n'autorisent pas la libre parole. Ainsi le veut la règle du jeu qui aura eu le mérite de permettre à plus de 30 personnes de s'exprimer librement, dans un silence respectueux...
Autre absent regretté : le propos d'Antoine Rufenacht. Est-ce par discrétion que l'ancien maire du Havre, porteur de cet axe Seine, se sera fait très présent au premier rang, mais aussi discret ce jour en terres rouennaises? Peut-être mais d'aucuns auront regretté de n'avoir entendu le nouveau Commissaire général pour le développement de la Vallée de la Seine, tant se font rares les orateurs de talent...
Autres absents remarqués : la culture et le tourisme, malgré ce qu'affichait le programme. Sans doute l'édition parisienne en 2012 donnera -t-elle à B. Delanoë l'occasion de mettre les bouchées doubles.
Mais
au-delà, n'est ce pas parfois une absence de résultats que nous
serions en mesure de soupçonner ?
Certes, les choses bougent :
- Le débat public n'a jamais été
aussi proche et l'on commence à comprendre que les uns travaillent
avec les autres, mais cet acte II de l'axe Seine a pu laisser comme un parfum
de "pas grand chose de neuf depuis l'an passé", voire depuis
1911, comme le signalait l'un des élus parisiens en extirpant de ses
archives un courrier désormais centenaire... Qui sait si l'année
2012 et son lot d'évenements majeurs donneront au prochain colloque
- parisien - un relief quelque peu différent. Et une consistance attendue
de tous...
- La commission chargée de trouver le financement est certes une avancée mais elle était annonçée depuis quelques mois.
La lettre de Haute-Normandie dans son édition du vendredi 27 mai 2011 résume bien le sentiment général : "Bien qu'elles n'aient pas appris grand chose, les 1600 personnes qui ont assisté à la grande messe du Zénith ne seront pas venues pour rien. Un lobbying efficace est un lobbying insistant."
Pour lire la 1er partie du compte rendu cliquez ici et pour la 2ème partie cliquez là

Commentaires
La trève aurra été de courte durrée , a partir de la fin de semaine prochaine la cgt gpmh lance une vaste offensive sociale sur le port ......
Bonjour,
La référence à 1911 ne vient pas d'un élu parisien mais de A. Le Vern qui a repris une trouvaille de Nicolas Plantrou, toujours à l'affut de référence : l'auteur en question est d'ailleurs un député du début de l'autre siècle, arrière grand père d'Emmanuel Join-Lambert, président de la Chambre d'agriculture de l'Eure. Un élu teigneux, confie son arrière petit-fils... Si l'histoire régionale balbutie, les édiles ne sont pas en reste.
Très amicalement
Merci d'avoir corriger l'erreur - je me suis donc trompé d'aprés vous.
La CGT du port veux lancer une vaste offensive sociale sur le port???
Mort de rire, avec quelle arme??
La CGT du GPMH est morte, vous avez envoyé la maintenance du port dans le mur, ce faisant, vous avez mis dans la précarité 127 salariés.
Messieurs, chapeaux bas, il est tant pour vous de démissionner!, plus personne ne crois en vous?
A partir de jeudi grève des heures sup sur le port ......