- Le Havre ne suit pas la courbe ascendante de la France qui vient de franchir la barre des 65 millions d'habitants (65,8 si l'on compte les DOM-TOM) , soit 10 millions de plus en 30 ans. Et Le Havre ne profite pas non plus de l'excellent taux de natalité qui est désormais de 2 enfants par femme, taux le plus dynamique d'Europe (il ne dépasse pas 1, 4 en Italie).

- Le Havre affiche en revanche sa solidarité avec la façade Manche - Mer du Nord. En effet, si, du côté de l'Atlantique et de la Méditerranée, la population des communes littorales a augmenté de près de 5% entre 1999 et 2005, le décor n'est pas le même en Manche/Mer du Nord où elle décroit de 0,9%.

- Ici comme ailleurs en France, ce sont les arrière-pays qui se distinguent par un essor démographique très marqué : sur tout le long du littoral français, ces communes éloignées des centres-villes ont augmenté leur population de 47 % en 30 ans et la région havraise s'inscrit dans ce mouvement. Ainsi au Havre le canton de St Romain a vu sa population augmenter de 7,67%. Même tendance pour les cantons de Goderville, Honfleur, Pont-Audemer et Beuzeville.

- Les mutations de la cellule familiale sont, elle aussi, nationales. "Les nouveaux modes de vie montrent qu'un logement est occupé aujourd'hui par 2,2 personnes alors qu'ils étaient 4 par logement en 1975, note Fil-Fax. Par une simple arithmétique, cela se traduit par une baisse de la population à nombre de logements équivalents".


Une solution existe, proposée par l'Agence d'urbanisme de la région du Havre et de l'estuaire de la Seine (AURH) : "construire 550 logements par an pour conserver a minima le même nombre d'habitants et monter à 700 logements pour retrouver le niveau de population de 1999 ".

Les prochains recensements diront si les efforts fournis pour redorer l'image du Havre et de sa région, pour attirer des entreprises et pour proposer des logements portent leurs fruits. "Les aménageurs havrais sont convaincus que les premiers signes encourageants sont là" conclue le quotidien.
Les phénomènes de mouvements démographiques sont lents mais qui sait ?
Les 30 prochaines années seront peut-être plus glorieuses pour la démographie havraise, que les 30 dernières ?