1 - le gouvernement ne veut pas que la réforme des retraites adoptée cet automne soit contredite quelques mois plus tard par un accord de départ anticipé à la retraite (4 ans avant l'âge légal pour les 5 à 6 000 travailleurs portuaires) au-delà de ce que la loi sur les retraites prévoit, c'est à dire des départs anticipés jusqu'à 2 ans avant l'âge légal dans certaines conditions.
Le gouvernement craint que cette exception au principe de la loi des retraites soit réclamée par d'autres professions, ouvrant ainsi la brêche à un contournement au principe de la loi.
Le secrétaire d'Etat aux Transports, Thierry Mariani, nommé au gouvernement après le départ de Jean-Louis Borloo et de Dominique Bussereau, a fait savoir aux parties concernées que le projet d'accord devait être renégocié "dans le cadre défini par la loi de novembre 2010 portant réforme des retraites" .

2 - de son côté, la CGT des Ports et Docks ne comprend pas pourquoi le gouvernement revient sur un accord obtenu avec le gouvernement précédent en novembre 2010. "Le gouvernement veut que nous nous remettions autour de la table ; nous voulons bien, mais sur les bases de Borloo et non sur celles de Mariani" a commenté à l'AFP Tony Hautbois.

3 - nous nous dirigeons tout droit vers une épreuve de force, un conflit dur sans issue immédiate.

4 - la conclusion d'un accord sur la prise en compte de la pénibilité dans le départ à la retraite des travailleurs portuaires est le préalable au transfert des agents portuaires (grutiers, portiqueurs) vers le privé prévu dans la réforme portuaire votée par le parlement en juillet 2008.

5 - la situation de certaines entreprises locales dans le domaine de la logistique et du transport va devenir très difficile. Des faillites sont à craindre.