En effet selon le Président de l'Agence d'Urbanisme de Marseille, Claude VALLETTE, les villes portuaires sont "forcément une métropole située au coeur des réseaux de la mondialisation".
Est-ce-vraiment ainsi que nous pourrions décrire notre ville ? (sans parler du port)
Pourtant les villes exposées dans cet atelier : Gènes, Marseilles, Anvers, Helsinski, Bilbao ont toutes plus de 600 000 habitants et donnent raison à Claude Vallette.

Pourquoi Le HAVRE n'a pas connu, par le passé, le même essor ?
Thierry BAUDOUIN, chercheur au CNRS, répond indirectement et avec provocation à cette question : " Il n'y a pas de ville portuaire en France car les décisions du port ne sont pas prises localement mais à Paris".
Les ports francais sont "autonomes vis à vis de leur ville" répondant aux besoins de l'Etat et non au développement de leur ville.
Cette situation maintenue depuis la guerre expliquerait d'aprés thierry BAUDOUIN le retard des villes portuaires françaises même si les choses sont entrain de changer sérieusement comme au Havre avec Port 2000 et la Réforme Portuaire.

D'autre part les villes portuaires passées en revue dans cet atelier ont toutes en commun d'avoir développées dans des friches portuaires un projet culturel de grande envergure.
j'ai pris le micro pour demander pouquoi ? (en pensant à notre Centre de la Mer et du Développement Durable ;))

La réponse tiendrait :

  • Au trés fort "potentiel imaginaire" d'une ville portuaire propice aux projets culturels.
  • A La dimension internationale d'une ville portuaire qui naturellement s'adresse aux étrangers (touristes) et souhaite dépasser les frontières de son territoire propre.

Au final et enrichi par cet atelier, je pense que le Havre s'est longtemps vécu comme une ville industrielle et découvre depuis quelques années qu'elle est ausi une ville portuaire. Nous sommes sur la bonne voie.