Blog de Marc Migraine Conseiller Municipal du Havre

 

lundi 17 septembre 2007

Forum des D�mocrates � Seignosse

Le Forum des démocrates a réuni plus de 3000 militants du MoDem à Seignosse du 13 au 16 septembre. Cettte affluence, l'intérêt, l'investissement des participants pendant toute la durée de ces 4 journées d'échanges et de débats ont montré que l'élan rencontré lors de la campagne de François Bayrou et lors de la création du MoDem en Juin n'est pas retombé.

Une mention particulière à la séance plénière de samedi soir où une ambiance assez extraordinaire s'est installée entre les 2000 personnes présentes (l'amphi était plein à craquer) avec l'impression que peut-être nous étions les témoins de quelque chose de grand : La création du parti social-démocrate qui fait tant défaut à notre pays.

J'ai voulu retracer à travers 4 notes sous forme d'une succession d'extraits les idées développées lors de ce forum :

Construction du MoDem

Morceaux choisis à propos de la construction du MoDem

L'ambition ambitieuse du MoDem : (Fran�ois Bayrou - s�ance pl�ni�re samedi soir)

" L'ambition du MoDem est de changer le jeu politique en France ".
" c'est un mouvement qui veut proposer une offre politique nouvelle.
Les valeurs du MoDem ont d�j� �t� repr�sent�es par des partis. Mais depuis 50 ans le bipartisme a voulu imposer une restriction des choix.
Nous n'acceptons pas le coup de force de choisir qu'entre 2 solutions. " " t'es centre droit je suis centre gauche ? quels sont tes valeurs mon pote ? "

Combien d'adh�rents au MoDem ? (Fran�ois Bayrou - s�ance pl�ni�re samedi soir)
Depuis juin 45 000 adh�sions au MoDem.
L'UDF compte 30 000 adh�rents avec un nombre d'inscriptions ou de renouvellements de 15 � 16 000/an. Ainsi le MoDem a re�u 3 fois plus d'adh�sions en 2 mois que l'UDF d'inscription ou de renouvellements en une ann�e. Ces adh�sions furent spontan�es sans campagne de communication.
L'objectif de Fran�ois BAYROU est 100 000 adh�sions dans 18 mois.

Message aux militants (Fran�ois Bayrou - s�ance pl�ni�re samedi soir)

  • Il y a un temps pour regarder le pass� et un temps pour construire le futur.
  • Soyez fier de votre pass�, ne renier rien, assumer. Je n'ai rien reni� : le CDS, Force D�mocrate, Nouvelle UDF comme ceux venu de l'�cologie : cap 21 et verts ou du PS n'ont rien � renier.
  • Vous entrez au MoDem avec ce que vous avez cru et non pas contre ce que vous avez cru.
  • Ne vous d�finissez pas par rapport aux autres mais par rapport � ce que nous sommes, ce que nous pensons et ce que nous croyons.

exit le centre bonjour les d�mocrates. (Fran�ois Bayrou - s�ance pl�ni�re samedi soir)
nous sommes d�mocrates car le peuple est plus important que les �lites, parce que " la d�mocratie est l'organisation sociale qui porte au plus haut la responsabilit� et la conscience des citoyens ".

Les querelles anciens - nouveaux UDF-MoDem (Fran�ois Bayrou - s�ance pl�ni�re samedi soir) :
" je ne veut pas participer � ces querelles nous ne nous d�finissons pas par le pass� mais par l'avenir que nous voulons construire.
Dans toutes les communaut�s on vient d'origine diff�rentes, on n'efface rien de ses diff�rences quand on se rassemble il faut les assumer ces diff�rences. c'est bien ces diff�rences."

Ce que doit faire le MoDem (Christian SAINT ETIENNE : Professeur d'�conomie - samedi apr�s-midi) :
" Favoriser la prise de conscience de notre pays. le peuple doit conduire les �lites. "

Les finances du MoDem (Michel Mercier, tr�sorier de l'UDF, : s�ance pl�ni�re - samedi soir) :
Notre budget sera 12 fois moins important que celui de l'UMP et 10 fois moins que celui du PS. Il sera de l'ordre de 4 millions d'euros/an de subventions au titre des partis politiques.
Les cotisations du MoDem ont apport�es 1,3 millions d'euros utilis�es pour moiti� � aider les candidats aux �lections l�gislatives qui n'avaient pas obtenu les 5% permettant le remboursement des frais de campagne. Nous devons d'�tre �conome de l'argent publique.

Cr�ation du MoDem (Fran�ois Bayrou - s�ance pl�ni�re samedi soir) :
Pour l'instant le MoDem n'est pas un parti politique mais une association.
Nous allons avoir 2 congr�s statutaires : un congr�s pour l'UDF et cap 21 afin qu'ils d�cident de leur avenir : fusion dans le MoDem ou non. F�d�ration ? puis un congr�s g�n�ral pour adopter les statuts du MoDem.

Pourquoi le MoDem ? (Fran�ois Bayrou - s�ance pl�ni�re samedi soir)
La question peut se poser car l'UDF depuis 2002 a pris progressivement son ind�pendance vis-�-vis de l'UMP : Ainsi une grande partie des d�put�s UDF n'a pas vot� le budget 2005, 2006 et a vot� en 2006 la motion de censure d�pos� par le Parti Socialiste.
le congr�s UDF de Lyon en Janvier 2005 avait pour slogan : " l'UDF un parti libre ". N�anmoins l'UDF garde une connotation trop � droite pour beaucoup de militants du MoDem qui n'auraient pas rejoint l'UDF comme ils rejoignent actuellement le MoDem.

Messages des militants : Ce qu'a entendu JM CAVADA (s�ance pl�ni�re samedi soir) :
" Avan�ons - �coutez-nous - faites ce qu'on vous demande. "

La parole des militants dans les ateliers du Forum (restitu� samedi soir lors de la s�ance pl�ni�re) :

  • Crainte que les travaux des militants du MoDem ne soient pas utilis�s. Peur que les habitudes politiques reprennent et que les propositions nouvelles meurent dans les sables mouvants.
  • Ne pas d�cevoir. Beaucoup de militants ont exprim� leur attente d'un renouveau de la politique. il n'y aura pas de 2�me chance pour tant de militants engagés dans le MoDem qui ne croyaient plus � la politique. beaucoup ont entendu la sinc�rit� de Fran�ois BAYROU pendant la campagne.
  • Quand le MoDem se constituera-t-il ? les militants se sentent frustr�s ; ils ont envie de se lib�rer. " le MoDem ce ne sont pas des ex de ceci ou de cela ; ce sont des gens qui n'ont pas d'exp�rience politique et qui pour la 1er fois veulent s'investir en politique. "
  • Le sarkozysme va s'essouffler et le PS n'est pas pr�t de rebondir.
  • Un mouvement qui laisse la place aux initiatives des militants.
  • L'information, la transparence, la confiance, un mouvement communiquant. les gens veulent des r�gles simples afin d'avancer rapidement.
  • D�signation d�mocratique des responsables du MoDem. Pas d'�lu � vie.
  • Forte demande de formation politique : comment conduire une r�union etc�
  • Une forte impatience des adh�rents qui veulent passer � l'action.
  • Pas de conf�d�ration : " tous ensemble ". quelque chose de nouveau. devenir la vraie force de proposition dans ce pays.

Les 3 d�fis du MoDem (JL PARODI : Professeur d'histoire politique - samedi matin).

  • d�fi majoritaire : les fran�ais souhaitent que le pouvoir n'ait pas d'alibi pour ne pas respecter ses promesses �lectorales. Ainsi ils veulent donner � l'ex�cutif une majorit� parlementaire pour agir.
  • d�fi de la clart� : Pour les fran�ais la cartographie politique est opaque mais simple car binaire : gauche droite.
  • D�fi de la nationalisation : peut-on �tre clair quand des alliances variables de part et d'autre du territoire. peut-on faire des alliances diff�rentes dans diff�rentes villes fran�aises ?

Alliances � droite � gauche : (Fran�ois BAYROU Journal : le monde de dimanche 16 et lundi 17) :
" A partir du moment o� on a prouv� son ind�pendance, et on a pay� pour �a, on peut parler avec tout le monde ".

A propos des �lections municipales : (Fran�ois Bayrou : dimanche matin)
" Des alliances seront possibles y compris au 1er tour sous certaines conditions : si ces majorit�s sont ouvertes et rassembleuses et non pas sectaires.
Un groupe de pilotage des �lections municipales sera mis en place pour suivre ville par ville la position du MoDem. "

Le grand centre : (Michel MERCIER Journal le monde de dimanche 16 et lundi 17)
" on ne peut pas faire un grand centre s'il n'y a qu'une partie du centre ".

Le cri du c�ur d'un ex-vert :
" on a rat� les verts on veut r�ussir le MoDem ".

Formule choc d'un militant du MoDem :
" avec Sarkozy nous avons napol�on IV on aurait voulu Henri V. "

Verbatim (Fran�ois BAYROU : samedi soir) :
" pour parler librement en France il faut avoir le sens du sacrifice ". Affronter la disgr�ce, la d�faveur du prince��
" La France a une pratique constitutionnelle indigne d'une d�mocratie. "

L'�conomie

D�ficit public (Fran�ois Bayrou - s�ance pl�ni�re samedi soir) :
Quand des efforts devront �tre fait pour redresser la situation �conomique de la France. Les fran�ais vont dire � Nicolas SARKOZY " vous nous demandez des efforts � nous qui avons peu alors que vous avez donnez (allusion au paquet fiscal) � ceux qui ont beaucoup ".

L'�conomie malade de la France (Jean PEYRELADE* - samedi apr�s-midi)
" le probl�me �conomique de la France est li� � l'insuffisance de production de biens �conomiques. Depuis 5 ans la consommation progresse plus vite que la production. Les français achètent des produits importés d'ou l'augmentation des importations expliquant notre d�ficit du commerce ext�rieur. "
*ancien pr�sident du Cr�dit Lyonnais et ancien conseiller du 1er ministre Pierre MAUROY

L'incoh�rence de SARKOZY (Jean PEYRELADE - samedi apr�s-midi)
" la logique serait d'encourager l'économie vers la production de biens de consommation plus adaptés aux consommateurs mais le gouvernement a d�cid� de favoriser la consommation et le pouvoir d'achat. " " la priorit� du gouvernement devrait �tre l'investissement dans les entreprises et non d'affecter 15 milliards d'euros de cadeaux fiscaux. "

Mondialisation positive : (Laurence LAIGO : responsable CFDT - samedi apr�s-midi).
La mondialisation est source de progr�s (m�decine, allongement de l'esp�rance de vie, nouvelles technologies) et d'in�galit�. La mondialisation g�n�re des besoins nouveaux et des besoins de financement li�s � l'environnement (r�chauffement de la plan�te). La mondialisation demande un renouvellement de l'action publique en terme de s�curit�- solidarit� et demande � s'organiser au niveau du monde : R�forme de l'ONU et construction europ�enne. La CFDT est profond�ment europ�enne Apr�s l'euro il faut faire l'int�gration europ�enne.

TVA sociale : (Laurence LAIGO : responsable CFDT - samedi apr�s-midi).
" la tendance g�n�rale est � la baisse des imp�ts pour les plus favoris�s et il faudrait augmenter un imp�t (TVA social) qui toucherait tous les fran�ais ? "

Pourquoi la France n'en profite pas ? (Christian SAINT ETIENNE : Professeur d'�conomie - samedi apr�s-midi) :
" La mondialisation est une chance pour beaucoup de pays en Asie, en Am�rique latine et pour certains pays d'Afrique. nous sommes dans une phase de croissance mondiale extraordinaire. Notre croissance est moins forte que celle de nos voisins. Cet appauvrissement relatif de la population n'est support� que par les 30% les plus d�favoris�s de nos concitoyens. Nous n'avons pas 5 ans pour entreprendre des r�formes �conomiques et ce qui change aujourd'hui c'est que " le mur se rapproche " " on ne peut pas continuer comme cela ".

les points forts de la France : (Christian SAINT ETIENNE : Professeur d'�conomie - samedi apr�s-midi) :
" nous sommes inventifs mais incapable d'appliquer en France nos inventions. des efforts pour soutenir l'entreprise sont indispensables dans le domaine de la banque, d'une meilleure organisation de l'appareil productif, du capital-risque. Notre potentiel agro-alimentaire est �galement un atout consid�rable."

D'où vient cette id�e de TVA sociale (Christian SAINT ETIENNE : Professeur d'�conomie - samedi apr�s-midi) :
" Lors de la cr�ation de la s�curit� sociale, il y a 50 ans il fut d�cid� que le financement de la totalit� de la protection sociale (maladie, famille, retraite, ch�mage, accident du travail) porterait uniquement sur le salariat. Il est vrai qu'� cette �poque l'age de la retraite �tait de plus de 65 ans pour une esp�rance de vie de 63 ans. L'id�e sous-jacente � la TVA sociale est de distinguer chez le citoyen fran�ais le r�sident du travailleur. Au r�sident le co�t de la sant� et de la famille par une source de financement (besoin de financement : 300 milliards d'euros) de type : CSG ? TVA sociale ? Tandis que le ch�mage la retraite, les accidents du travail rel�vent du travailleur et continuent � �tre financer par des charges salariales. Ainsi le co�t du travail baisse et la protection sociale est plus �quitablement financ�e."

Situation �conomique de la France : (Jean PEYRELADE - samedi apr�s-midi)
"Lla d�gradation n'est pas visible autant qu'avant car l'euro nous prot�ge des d�valuations mon�taires. En l'absence de monnaie unique les taux d'int�r�ts augmenteraient beaucoup plus. Nous serions d�j� oblig�s de redresser l'�conomie. La solidarit� de fait des europ�ens nous prot�ge. Actuellement Nous sommes dans la continuation de jacques chirac."

Economie et Ecologie : (Jean PEYRELADE - samedi apr�s-midi)
quelque soit le taux de croissance des pays nous avons un mode de d�veloppement incompatible avec l'�tat de la plan�te. Nous devons adapter notre appareil productif (industrie) � la consommation de demain �cologiquement compatible.
Quels sont les ressources technologiques � d�velopper pour fabriquer ce mod�le de production adapt� � la consommation de demain ?
que faire fili�re de production par fili�re de production pour construire ce mod�le de consommation compatible avec l'�tat de la plan�te ?

 

Note politique

Analyse de l'�lectorat de Fran�ois BAYROU : Professeur de sciences politique (samedi matin).

  • Les 6,8 millions d'�lecteurs de Fran�ois BAYROU � l'�lection pr�sidentielle se caract�risent ainsi : Pr�dominance de jeunes, de classe moyenne, de chefs d'entreprises ou d'employ�s inquiets sur l'avenir et leur avenir.
  • La hierarchie de l'aspiration des �lecteurs de Fran�ois BAYROU au 1er tour : 1) �ducation 2) pouvoir d'achat 3) ch�mage 4) Europe 5) environnement.

� propos de Nicolas SARKOZY (Fran�ois Bayrou - dimanche matin) :
"J'admire son �nergie, il est brillant, il ne baisse pas les bras, il sait communiquer. il est toujours � la t�l�vision. il s'occupe de tous les sujets, il a de l'organisation. Je ne suis pas en guerre contre en lui. Quelques soit la place (au pouvoir ou hors du pouvoir) que l'on occupe en politique nous sommes coresponsable de l'avenir du pays et il faut l'assumer. Je n'ai pas de contentieux personnel mais un conflit de valeur. Or les choix de Nicolas Sarkozy montrent qu'il conduit la France � l'alignement sur le mod�le dominant o� l'on v�n�re l'argent et non l'entreprise, la cr�ativit�, la morale.
Tous les hommes politiques de De Gaule � Jacques Chirac ont partag� le m�me patrimoine de valeurs : il ne s'alignait pas. Ils �taient les porteurs de cette flamme de l'ind�pendance de la France.

et le Parti Socialiste ? JC PRAEGER, d�put� PS repr�sentant de la " gauche moderne " (samedi apr�s-midi)
" la motion de la gauche lib�rale avait obtenu 0,68% lors du congr�s du Man en 2004 ".
" La campagne de Fran�ois BAYROU a permis � la gauche de se poser des questions ".

Note sur la soci�t�

Le r�le de l'�tat (Fran�ois Bayrou - s�ance pl�ni�re : samedi soir)
Pour le MoDem l'�tat est un partenaire, Le PS veut un �tat capable de r�pondre � tous les probl�mes des gens et Nicolas Sarkozy un �tat qui pr�tend r�pondre � tous les probl�mes des gens.
Il y a besoin d'un �tat partenaire qui ne pr�tend pas r�pondre � la place des gens.

Collectivit�s locales (JM CAVADA : d�put� europ�en - samedi matin)
" il n'existe pas de contre-pouvoir au niveau local. "
" il y a trop de r�gion, on n'a pas voulu en avoir alors on en a fait trop et elles n'ont pas la taille critique. "

Pluralit� des m�dias : (JM CAVADA : d�put� europ�en - samedi matin)
" il faut constitutionnaliser la libert� des m�dias et ses cons�quences. L'�volution technologique et la concentration technologique imposent d'adapter le droit constitutionnel des m�dias. "

le R�f�rendum d'initiative populaire : (JL PARODI : Professeur d'histoire politique - samedi matin).
" le r�f�rendum c'est la n�gation de la d�lib�ration ". " Un r�f�rendum d'initiative populaire est en fait � l'initiative des minorit� et permet qu'elles se fassent entendre sur un sujet. "

R�le des Lobbies : (JM CAVADA : d�put� europ�en - samedi matin)
En France les lobbies ne sont pas organis�s. Ils sont faussement ignor�es mais en fait comme rien n'est possible en th�orie tout est possible en pratique. il faut organiser des lobbies en France comme en Europe, par exemple, o� les lobbies sont r�pertori�s et fonctionnent normalement. Les politiques souffrent, en France, de devoir parler et d�cider sans toujours s'informer suffisamment par manque d'�quipe pour les aider dans leur t�che et d'une organisation des lobbies.

Actualit�

Le calendrier, les th�mes et les animateurs des r�unions de D�mocratie Oc�ane.

Une mine d'information sur le Havre et sa r�gion en cliquant ici (voir dossiers locaux).

816 havrais donnent leur avis sur notre agglom�ration.

Lire la tribune libre, intitul�e "toutes les villes ne sont pas �gales devant la sant�" dans la lettre de Haute Normandie du 9 novembre 2007.

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