Après grève d'un shift de nuit hebdomadaire au havre et grève des heures supplémentaires sur les autres ports français depuis mi-novembre - sans grande conséquence sur le trafic - La Fédération nationale des ports et docks CGT (FNPD- CGT) a lancé, le 18 decembre, un appel à la grève du travail de 24h pour les 4 et 11 janvier.
En effet ça coince toujours sur les conditions d'application de la réforme portuaire votée au parlement le 4 juillet 2008.
Cette loi prévoit pour les 7 principaux ports francais un changement de gouvernance et un transfert de la totalité de la manutention portuaire - salariés et outils - de ces établissements publics vers des opérateurs privés. Pour plus d'information sur l'application de la réforme portuaire au Havre cliquez ici

Les raisons invoqués contre l'application de la réforme portuaire (justifiant la grève de 24h des 4 et 11 janvier) sont les mêmes que pour la grève du 6 novembre :

  • "Absence d'engagement sur la pénibilité"
  • "Pas de création d'emploi mais des plans sociaux déguisés"
  • "Pas de projet de développement économique"

Ces 2 jours de grève ainsi que les commentaires contre l'application de la réforme portuaire postés sur mon blog contraste avec l'optimisme du président de l'Union des Ports Français qui lors d'un diner le 14 decembre (selon le journal le Marin du 18 decembre) considèrait que "cette réforme est pratiquement accomplie".

Côté convention collective optimisme toujours : "le texte qui doit unifier les conventions de la manutention et celle des personnels portuaires est en voie d'achévement et de relecture". Elle serait finalisée pour le 31 decembre.
L'Union des Ports Français semble plus préoccupée par "l'urgence à rattraper le retard" .........dans "les déssertes ferroviaires pour intégrer les principaux corridors ferroviaires européens" et pour "augmenter ainsi les hinterlands et le trafic portuaire" que par la situation sociale.

Les grèves des 4 et 11 janvier sont un dur retour à la réalité (annoncées après ces déclarations) pour l'union des ports français ! sachant qu'aucun agent portuaire ne travaille chez un manutentionnaire privé pour l'instant.