On s'en souvient : votée en juillet 2008, la réforme portuaire avait alors fait couler beaucoup d'encre et engendré des mouvements sociaux dans les ports français. La dernière grève eut lieu le vendredi 26 octobre et a concerné tous les ports français. (pour lire les motifs de cette grève cliquez ici)
Seize mois plus tard, c'est maintenant son l'application, port par port (après une accord-cadre finalement signé par tous) qui, à nouveau, provoque remous et arrêts de travail. "On nous promettait un nouveau souffle..." dit-on du côté de la FNPD-CGT qui, pour le vendredi 6 novembre, parle d'un mouvement "suivi à 100%".

"La réforme se poursuivra" réplique-t-on du côté du ministère des Transports, en dépit " de la crise économique et de la baisse temporaire du trafic maritime".

Que prévoit donc cette réforme redoutée par certains et espérée par d'autres ?

  • Un changement de mode de gouvernance des ports,
  • Une reprise des investissements de l'Etat,
  • Une plus grande implication des collectivités locales et
  • La poursuite du transfert des terminaux et de leur personnel vers des entreprises privées.
    C'est notamment sur ce dernier point que le bât blesse : la FNPD-CGT parle de "plans sociaux déguisés" et exige davantage de garanties pour le passage au privé.

(pour plus d'information sur la mise en place de la Réforme Portuaire je vous invite à cliquer sur ce lien)

En filigrane apparait également un autre sujet d'inquiétude : un projet de décret entraînerait la baisse du montant des préretraites des victimes de l'amiante, nombreuses dans les ports.

"Les travailleurs portuaires ne resteront pas les bras croisés" prévient la CGT.


Une certitude est partagée par tous : les semaines à venir seront déterminantes pour les ports.