Le Logement au menu de Démocratie Océane
Par Marc Migraine le jeudi 24 janvier 2008, 12:17 - Démocratie Océane - Lien permanent
Les
déséquilibres du marché de l'immobilier sont bien connus :
- flambée des prix et risque d'une correction brutale
- endettement des ménages
- rareté de l'offre de logement social
- " mal-logement " des populations les plus fragiles.
A
long terme ces déséquilibres vont perdurer :
- accroissement de la population
- étalement de l'habitat
- rareté du foncier
De
nombreuses lois (SRU, DALO…) ont tenté ces dernières années de défendre le droit
au logement :
- sont elles applicables et efficaces ?
- faudrait-il encore légiférer ?
Dans
ce contexte, quel doit être le rôle des collectivités locales, et en particulier
la ville du Havre ?
- faut-il laisser faire le marché ou tenter de le réguler, et comment ?
- quels choix d'urbanisme et quels équilibres entre centre-ville et périphérie ?
Au-delà de l'enjeu municipal, quelle politique du logement le Mouvement Démocrate doit-il défendre, à l'échelon local, régional, national et européen ?
Venez en débattre avec nous jeudi 31 janvier à 18h30' au café l'acrobat 77 rue louis Brindeau, Avant cette réunion nous vous invitons à laisser vos commentaires.
Merci,
Hervé de BRESSY
Militant du MoDem du Havre
Commentaires
/// PIERRE
Tout d’abord, très heureux de voir ce sujet enfin abordé, le bourru de service est content et n’a plus le sentiment de jeter des pierres dans l’eau : nous pouvons agir ensemble. Merci.
Pour l’immobilier, regardons les choses d’en bas : partons du simple constat que la surface/qualité de l’habitat n’est plus fonction du salaire ou de la position sociale mais de la génération, suivant approximativement l’équation : surface du logement = âge x N (N=1 dans la capitale, 2 dans les grandes villes, 3 dans les coins perdus). Exemple, au Havre : 25 ans = 50m2, 35 ans = 70m2, 60ans=120m2… Je simplifie pour le plaisir de la distraction, mais cela s’applique généralement assez bien. Il faut juste en retenir que les jeunes acquéreurs dilapident l’argent dans le logement. Aujourd’hui, pour un F3 en centre ville, il faut des revenus avoisinant 3000 euros/mois soit, pour le ménage acheteur, s’endetter à 30% pendant 25 ans ! Il n’y aura jamais assez de cadres volontaires pour occuper nos logements à ce prix. Comment comprendre, en dehors d’une spéculation à court terme par les promoteurs, que les constructions menées depuis 5 ans s’adressent également à des clients disposant de tels revenus ? Au Havre comme partout, beaucoup de constructions, mais à côté de la plaque.
Quelques chiffres : dans le monde entier (d’Yvetot à Londres, en passant par Le Havre), l’immobilier a doublé sur quatre ans (2002/2006) et, grâce au dynamisme visionnaire de nos gouvernements, la part de propriétaires en France est passée de 45% à 55% dans cette période (en y ajoutant 2007). Donc, 10% de ménages sont primo-accédant, leur âge moyen étant passé de 35 ans à 25 ans : on peut parier sans risque que bon nombre d’entre-eux devront déménager à moyen terme (la mobilité étant très importante dans cette tranche d’âges). Si l’immobilier baisse et qu’ils sont obligés de vendre, les voilà avec une belle ardoise au comptoir. Brefs, nos jeunes, de toutes conditions sociales, risquent des fins de mois très difficiles dans les deux ou trois ans à venir et ce ne sont pas leurs parents retraités qui pourront (encore) leur venir en aide ; car de ce côté-là aussi les caisses se vident, beaucoup ayant aidés leurs enfants à « placer leur argent dans la pierre »…
Nous avons construit à tour de bras des logements pour des classes moyennes hypothétiques qui disparaissent à vue d’oeil, alors qu’il fallait s’adresser à une vraie moyenne située beaucoup plus bas (disposant concrètement de 600 euros/mois pour le logement : souvenez-vous, c’était le prix d’un bien très correct il y a cinq ans à peine). En même temps, l’ANRU (ânerie dans laquelle se sont précipités les municipalités) conduit à détruire le parc immobilier en HLM. Tout ceci étant fait, n’y revenons pas : on a pas été beaucoup plus malin au Havre qu’ailleurs, c’est tout. Maintenant que le coût de la construction à chuté (-40%), faisons preuve d’intelligence et voyons plus loin : ouvrons les carnets de commandes et proposons de construire des logements économiques et de qualité (c’est possible) afin de retrouver le rôle-clef joué par les H.L.M. dans les années 1960, sans pour autant refaire les mêmes erreurs. Le centre-UNESCO est mort et, quand l’immobilier sera au plus bas, les spéculateurs risquent de se précipiter en masse, ce qui ne va pas arranger le dynamisme et l’attractivité du Havre.
Arrêtons de jeter ces revenus moyens en dehors du centre-ville, après il n’y a plus que des vieux comment voulez-vous avoir un centre actif (et attractif) ? Dégageons donc de la place et arrangeons-nous avec les promoteurs pour qu’ils réalisent en centre-ville quelques 5000 « beaux » logements et en coûts moyens (de 400/800 euros/mois). Si le centre est attractif, la périphérie suivra (Pourquoi pas en accès à la propriété, si on prend des mesures pour ne pas faire plonger les propriétaires ? Que la municipalité se porte garante et assure la revente du bien au prix d’achat (quitte a mettre la main au portefeuille en cas de baisse) : vous verrez, Le Havre peut revivre pendant la baisse ! Il faut anticiper, ça c’est de la politique.
/// PIERRE
Tout d’abord, très heureux de voir ce sujet enfin abordé, le bourru de service est content et n’a plus le sentiment de jeter des pierres dans l’eau : nous pouvons agir ensemble. Merci.
Pour l’immobilier, regardons les choses d’en bas : partons du simple constat que la surface/qualité de l’habitat n’est plus fonction du salaire ou de la position sociale mais de la génération, suivant approximativement l’équation : surface du logement = âge x N (N=1 dans la capitale, 2 dans les grandes villes, 3 dans les coins perdus). Exemple, au Havre : 25 ans = 50m2, 35 ans = 70m2, 60ans=120m2… Je simplifie pour le plaisir de la distraction, mais cela s’applique généralement assez bien. Il faut juste en retenir que les jeunes acquéreurs dilapident l’argent dans le logement. Aujourd’hui, pour un F3 en centre ville, il faut des revenus avoisinant 3000 euros/mois soit, pour le ménage acheteur, s’endetter à 30% pendant 25 ans ! Il n’y aura jamais assez de cadres volontaires pour occuper nos logements à ce prix. Comment comprendre, en dehors d’une spéculation à court terme par les promoteurs, que les constructions menées depuis 5 ans s’adressent également à des clients disposant de tels revenus ? Au Havre comme partout, beaucoup de constructions, mais à côté de la plaque.
Quelques chiffres : dans le monde entier (d’Yvetot à Londres, en passant par Le Havre), l’immobilier a doublé sur quatre ans (2002/2006) et, grâce au dynamisme visionnaire de nos gouvernements, la part de propriétaires en France est passée de 45% à 55% dans cette période (en y ajoutant 2007). Donc, 10% de ménages sont primo-accédant, leur âge moyen étant passé de 35 ans à 25 ans : on peut parier sans risque que bon nombre d’entre-eux devront déménager à moyen terme (la mobilité étant très importante dans cette tranche d’âges). Si l’immobilier baisse et qu’ils sont obligés de vendre, les voilà avec une belle ardoise au comptoir. Brefs, nos jeunes, de toutes conditions sociales, risquent des fins de mois très difficiles dans les deux ou trois ans à venir et ce ne sont pas leurs parents retraités qui pourront (encore) leur venir en aide ; car de ce côté-là aussi les caisses se vident, beaucoup ayant aidés leurs enfants à « placer leur argent dans la pierre »…
Nous avons construit à tour de bras des logements pour des classes moyennes hypothétiques qui disparaissent à vue d’oeil, alors qu’il fallait s’adresser à une vraie moyenne située beaucoup plus bas (disposant concrètement de 600 euros/mois pour le logement : souvenez-vous, c’était le prix d’un bien très correct il y a cinq ans à peine). En même temps, l’ANRU (ânerie dans laquelle se sont précipités les municipalités) conduit à détruire le parc immobilier en HLM. Tout ceci étant fait, n’y revenons pas : on a pas été beaucoup plus malin au Havre qu’ailleurs, c’est tout. Maintenant que le coût de la construction à chuté (-40%), faisons preuve d’intelligence et voyons plus loin : ouvrons les carnets de commandes et proposons de construire des logements économiques et de qualité (c’est possible) afin de retrouver le rôle-clef joué par les H.L.M. dans les années 1960, sans pour autant refaire les mêmes erreurs. Le centre-UNESCO est mort et, quand l’immobilier sera au plus bas, les spéculateurs risquent de se précipiter en masse, ce qui ne va pas arranger le dynamisme et l’attractivité du Havre.
Arrêtons de jeter ces revenus moyens en dehors du centre-ville, après il n’y a plus que des vieux comment voulez-vous avoir un centre actif (et attractif) ? Dégageons donc de la place et arrangeons-nous avec les promoteurs pour qu’ils réalisent en centre-ville quelques 5000 « beaux » logements et en coûts moyens (de 400/800 euros/mois). Si le centre est attractif, la périphérie suivra (Pourquoi pas en accès à la propriété, si on prend des mesures pour ne pas faire plonger les propriétaires ? Que la municipalité se porte garante et assure la revente du bien au prix d’achat (quitte a mettre la main au portefeuille en cas de baisse) : vous verrez, Le Havre peut revivre pendant la baisse ! Il faut anticiper, ça c’est de la politique.
Un certain nombre des constats ne sont certainement pas faux... mais... quand même !
L'Anru n'apporterai rien ? J'espère que les destructions/réhabilitations mises en oeuvre pour les habitants des hlm serviront un peu plus que ça !
Les difficultés ne me semblent pas être tant dans la composition actuelle des quartiers a proprement dit mais de la mixité que nous allons favoriser... ou pas !
Un pb réside par ex dans le fait que si vous avez un appart hlm à 400euros a 20 ans, vous pouvez y rester toute votre vie ! même si vos revenus triplent...
Que si vous aviez un F5 avec votre famille, vous pouvez le garder même si les enfants sont partis...
Mais pour éviter cela, il faut peut être imaginer une alternative pour ce public "sur logé"...
Mais si nous excluons les plus vieux pour rendre le centre actif, où les mettons nous !
Et qui mettons nous a leur place ?
Et ce ne sera certainement pas en stigmatisant une population typique des quartiers périphériques où il ne ferait pas bon vivre que nous réglerons le pb du logement social.
au contraire...
L'Anru nous permets aujourd'hui de rendre ces quartier plus agréables... mais pas encore attractifs !
Peut être qu'un jour, les résultats de l'enquête de Marco nous montreront que nous sommes nombreux à être prêts à habiter dans des "quartier périphérique" de notre ville... ce qui ne semble pas être le cas aujourd’hui... du tout !
Pour voir : Demandons aux bailleurs combien de demande de logement ils ont pour ces quartiers ! et inversons la tendance ! Plus uniquement pour une question de prix mais parcqu'il sera agréable d'y vivre... peut être grâce a l’Anru.
Alors, que faire ?
Favoriser l'accession a la propriété... Mais : où et comment ?
Encourager la mobilité / organiser la mixité (age/origine/revenus/...)
Autant d’objectifs qui nous permettront de rendre l'ensemble des quartiers de notre ville agréable; notamment grâce à l'Anru... parcqu'il faut des moyens et aucune municipalité ne peut faire tout cela seule !
En tout cas, il y a de nombreuses questions et j'espère que vous ne serez pas confrontés au même genre de réponse que lors de vos débats sur l'école et la culture...
Mais ne tombons pas non plus dans le simplisme de l'idée selon laquelle une municipalité pourra seule forcer les bailleurs sociaux et les promoteurs immobiliers à réaliser LE logement ideal... Et elle doit déjà essayer de rendre ces lieux de vie plus agréables...
Bon week end a tous… A Jeudi…
Un certain nombre des constats ne sont certainement pas faux... mais... quand même !
L'Anru n'apporterai rien ? J'espère que les destructions/réhabilitations mises en oeuvre pour les habitants des hlm serviront un peu plus que ça !
Les difficultés ne me semblent pas être tant dans la composition actuelle des quartiers a proprement dit mais de la mixité que nous allons favoriser... ou pas !
Un pb réside par ex dans le fait que si vous avez un appart hlm à 400euros a 20 ans, vous pouvez y rester toute votre vie ! même si vos revenus triplent...
Que si vous aviez un F5 avec votre famille, vous pouvez le garder même si les enfants sont partis...
Mais pour éviter cela, il faut peut être imaginer une alternative pour ce public "sur logé"...
Mais si nous excluons les plus vieux pour rendre le centre actif, où les mettons nous !
Et qui mettons nous a leur place ?
Et ce ne sera certainement pas en stigmatisant une population typique des quartiers périphériques où il ne ferait pas bon vivre que nous réglerons le pb du logement social.
au contraire...
L'Anru nous permets aujourd'hui de rendre ces quartier plus agréables... mais pas encore attractifs !
Peut être qu'un jour, les résultats de l'enquête de Marco nous montreront que nous sommes nombreux à être prêts à habiter dans des "quartier périphérique" de notre ville... ce qui ne semble pas être le cas aujourd’hui... du tout !
Pour voir : Demandons aux bailleurs combien de demande de logement ils ont pour ces quartiers ! et inversons la tendance ! Plus uniquement pour une question de prix mais parcqu'il sera agréable d'y vivre... peut être grâce a l’Anru.
Alors, que faire ?
Favoriser l'accession a la propriété... Mais : où et comment ?
Encourager la mobilité / organiser la mixité (age/origine/revenus/...)
Autant d’objectifs qui nous permettront de rendre l'ensemble des quartiers de notre ville agréable; notamment grâce à l'Anru... parcqu'il faut des moyens et aucune municipalité ne peut faire tout cela seule !
En tout cas, il y a de nombreuses questions et j'espère que vous ne serez pas confrontés au même genre de réponse que lors de vos débats sur l'école et la culture...
Mais ne tombons pas non plus dans le simplisme de l'idée selon laquelle une municipalité pourra seule forcer les bailleurs sociaux et les promoteurs immobiliers à réaliser LE logement ideal... Et elle doit déjà essayer de rendre ces lieux de vie plus agréables...
Bon week end a tous… A Jeudi…
Pierre,
Merci de votre commentaire que je partage. J'estime en effet que le rôle de la puissance publique est d'utiliser tous les outils à sa disposition pour réguler le marché du logement, c'est-à-dire encadrer l'évolution des prix à un niveau qui ne s'écarte pas trop - dans un sens comme dans l'autre - de l'inflation. Il existe deux outils de régulation directe : les taux d'intérêts via la Banque Centrale Européenne d'une part, si on lui en donne la mission (je m'exprimerai sur ce sujet jeudi prochain), l'Etat et les Collectivités Locales via le Logement social d'autre part. A ce jour nous avons renoncé de fait ou délibérément à ces deux outils. Pire, nous avons laissé s'imposer des règles comptables anglo-saxonnes qui ont transformé l'immobilier en instrument financier de valorisation des entreprises, perdant de vue la fonction première de l'immobilier, à savoir le logement de la population. La conséquence de ce marché dérégulé est que le taux de ménages propriétaires est aujourd'hui en baisse dans les classes moyennes françaises, lesquelles doivent faire face à une offre locative rare (dans le social comme dans le privé)et donc très chère. Le sauvetage des classes moyennes de ce pays passe par une volonté de régulation du marché de l'immobilier. Pour y parvenir il faudra surmonter d'énormes résistances que je me propose d'évoquer ce jeudi à 18h30 à l'Acrobat.
Merci de votre contribution et à jeudi.
Hervé de Bressy
Pierre,
Merci de votre commentaire que je partage. J'estime en effet que le rôle de la puissance publique est d'utiliser tous les outils à sa disposition pour réguler le marché du logement, c'est-à-dire encadrer l'évolution des prix à un niveau qui ne s'écarte pas trop - dans un sens comme dans l'autre - de l'inflation. Il existe deux outils de régulation directe : les taux d'intérêts via la Banque Centrale Européenne d'une part, si on lui en donne la mission (je m'exprimerai sur ce sujet jeudi prochain), l'Etat et les Collectivités Locales via le Logement social d'autre part. A ce jour nous avons renoncé de fait ou délibérément à ces deux outils. Pire, nous avons laissé s'imposer des règles comptables anglo-saxonnes qui ont transformé l'immobilier en instrument financier de valorisation des entreprises, perdant de vue la fonction première de l'immobilier, à savoir le logement de la population. La conséquence de ce marché dérégulé est que le taux de ménages propriétaires est aujourd'hui en baisse dans les classes moyennes françaises, lesquelles doivent faire face à une offre locative rare (dans le social comme dans le privé)et donc très chère. Le sauvetage des classes moyennes de ce pays passe par une volonté de régulation du marché de l'immobilier. Pour y parvenir il faudra surmonter d'énormes résistances que je me propose d'évoquer ce jeudi à 18h30 à l'Acrobat.
Merci de votre contribution et à jeudi.
Hervé de Bressy
Arno : vous êtes un fervent défenseur de l’ANRU, je vous en félicite car il y en a de moins en moins ; l’esthétique n’ayant pas vraiment de conséquences sociales, comme vous le remarquez par ailleurs. Cette politique a eu des effets positifs, certes, dans le bâtiment surtout… Enfin, je n’ai jamais dit qu’il fallait virer les vieux du centre : il faut juste ajouter des logements, beaucoup, beaucoup de logements. Il est plus simple d’intégrer les pauvres chez les riches que l’inverse, il y aura certainement plus de volontaires (personnellement, je me vois pas m’installer dans certains quartiers juste pour le plaisir de faire de la « mixité », et vous ?)
Oui, Hervé : le jeu sur les taux US ou CEE est un jeu dangereux où nos géniaux Ben Bernanke et autre Trichet se ramassent en beauté (on le baisse donc les prix montent sans que les salaires suivent alors crack boum, on le monte puis les prix se stabilisent mais plus personne n’emprunte alors crack boum). C’est le « frottement au réel » qui arrive enfin après les acrobaties de Greenspan. Le pire, aujourd’hui, c’est qu’en baisse ou en hausse, les banques refusent les crédits, demandez aux agences : ce ne sont pas les volontaires qui manquent pour s’endetter de 1000 euros par mois pendant quarante ans, ce sont les banques qui se voient bienheureusement obligées de refuser cette folie….
Arno : vous êtes un fervent défenseur de l’ANRU, je vous en félicite car il y en a de moins en moins ; l’esthétique n’ayant pas vraiment de conséquences sociales, comme vous le remarquez par ailleurs. Cette politique a eu des effets positifs, certes, dans le bâtiment surtout… Enfin, je n’ai jamais dit qu’il fallait virer les vieux du centre : il faut juste ajouter des logements, beaucoup, beaucoup de logements. Il est plus simple d’intégrer les pauvres chez les riches que l’inverse, il y aura certainement plus de volontaires (personnellement, je me vois pas m’installer dans certains quartiers juste pour le plaisir de faire de la « mixité », et vous ?)
Oui, Hervé : le jeu sur les taux US ou CEE est un jeu dangereux où nos géniaux Ben Bernanke et autre Trichet se ramassent en beauté (on le baisse donc les prix montent sans que les salaires suivent alors crack boum, on le monte puis les prix se stabilisent mais plus personne n’emprunte alors crack boum). C’est le « frottement au réel » qui arrive enfin après les acrobaties de Greenspan. Le pire, aujourd’hui, c’est qu’en baisse ou en hausse, les banques refusent les crédits, demandez aux agences : ce ne sont pas les volontaires qui manquent pour s’endetter de 1000 euros par mois pendant quarante ans, ce sont les banques qui se voient bienheureusement obligées de refuser cette folie….
@ Hervé,
Avez vous des informations sur le SCOT ?
C'est la trame juridique pour la grande agglomération havraise.
Comme la CCI du Havre est devenu la CCI et Caux, il serait p-t bon de lier, au sein du bassin d'emploi, habitat et infrastructures routières ?
J'ai en tête l'exemple de la sortie Nord du Havre. C'est à la limite de la catastrophe routière tous les jours. (Je laisse de côté les habitants, cela fait longtemps qu'ils en ont ras-le-bol)
C'est à se demander si le département ne favorise pas des communes au détriment des autres !?
Pourquoi ne pas intégrer les services des infrastructures routières à l'agglo du Havre ?
Nous sommes tous devenu des STP! des sans travail proche.
Désolé, si un côté écolo et econo ressort mais c'est du pragmatisme. C'est l'emploi, l'attractivité d'un bassin d'emploi qui dicte nos locations d'apparts.
@ Hervé,
Avez vous des informations sur le SCOT ?
C'est la trame juridique pour la grande agglomération havraise.
Comme la CCI du Havre est devenu la CCI et Caux, il serait p-t bon de lier, au sein du bassin d'emploi, habitat et infrastructures routières ?
J'ai en tête l'exemple de la sortie Nord du Havre. C'est à la limite de la catastrophe routière tous les jours. (Je laisse de côté les habitants, cela fait longtemps qu'ils en ont ras-le-bol)
C'est à se demander si le département ne favorise pas des communes au détriment des autres !?
Pourquoi ne pas intégrer les services des infrastructures routières à l'agglo du Havre ?
Nous sommes tous devenu des STP! des sans travail proche.
Désolé, si un côté écolo et econo ressort mais c'est du pragmatisme. C'est l'emploi, l'attractivité d'un bassin d'emploi qui dicte nos locations d'apparts.
@ chr!s
Je connais bien les difficultés de l'entrée/sortie Nord, j'ai habité au-dessus du carrefour de la brôche à rôtir ! Je ne pense pas que les habitants de Ste Adresse ou d'ailleurs sont prêts à accepter un toboggan autoroutier au-dessus de leurs têtes... Ceci étant, je ne pense pas que l'heure soit au développement de nouvelles infrastructures routières qui encouragent le développement du trafic.
L'habitat compte pour 1/4 des émissions de CO2 et le transport routier pour un autre 1/4. Une part importante du transport correspondant au transit domicile/travail, l'habitat est au coeur de la contrainte écologique.
Le développement routier pour permettre aux actifs de se rendre en voiture vers leur lieu de travail depuis un domicile de plus en plus éloigné touche à sa limite, en raison justement du coût du transport et de la contrainte environnementale.
L'aménagement urbain doit donc être dès à présent pensé en vue de réduire ces émissions d'une part, de tenir compte de la flambée du coût de l'énergie d'autre part.
Ma conviction est que dans l'avenir le développement urbain sera dirigé par le principe du rapprochement de l'habitat et de l'emploi, par l'équilibre entre deux options :
1) le resserrement de l'habitat autour des centres économiques industriels ;
2) la décentralisation des emplois tertiaires vers les bassins d'habitat.
A noter que le tracé du tramway prévoit une branche jusque Dollemard (en plein développement urbain), ce qui ouvre un accès par transport en commun au Nord de l'agglomération.
Cela ne me semble pas incohérent.
@ chr!s
Je connais bien les difficultés de l'entrée/sortie Nord, j'ai habité au-dessus du carrefour de la brôche à rôtir ! Je ne pense pas que les habitants de Ste Adresse ou d'ailleurs sont prêts à accepter un toboggan autoroutier au-dessus de leurs têtes... Ceci étant, je ne pense pas que l'heure soit au développement de nouvelles infrastructures routières qui encouragent le développement du trafic.
L'habitat compte pour 1/4 des émissions de CO2 et le transport routier pour un autre 1/4. Une part importante du transport correspondant au transit domicile/travail, l'habitat est au coeur de la contrainte écologique.
Le développement routier pour permettre aux actifs de se rendre en voiture vers leur lieu de travail depuis un domicile de plus en plus éloigné touche à sa limite, en raison justement du coût du transport et de la contrainte environnementale.
L'aménagement urbain doit donc être dès à présent pensé en vue de réduire ces émissions d'une part, de tenir compte de la flambée du coût de l'énergie d'autre part.
Ma conviction est que dans l'avenir le développement urbain sera dirigé par le principe du rapprochement de l'habitat et de l'emploi, par l'équilibre entre deux options :
1) le resserrement de l'habitat autour des centres économiques industriels ;
2) la décentralisation des emplois tertiaires vers les bassins d'habitat.
A noter que le tracé du tramway prévoit une branche jusque Dollemard (en plein développement urbain), ce qui ouvre un accès par transport en commun au Nord de l'agglomération.
Cela ne me semble pas incohérent.
OK pour votre raisonnement et votre conclusion.
Sauf pour 2 points.
1) Pour la sortie nord, je pensais à l'interface [St Adresse-Bléville]-[Octeville]
2)Pour le réaménagement de cet interface, le développement d'entreprises de services et des logements.
Pour l'intégration dans le paysage, nous pourrions prendre exemple sur la zone artisanale+logistique d'Honfleur nouvellement créée. Tout est en construction HQE et il un à un process de l'ACV (Analyse du Cycle de Vie) pour les déchets.
Pour info, la SHEMA et les développeurs associés assure la maitrise d'ouvrage.
OK pour votre raisonnement et votre conclusion.
Sauf pour 2 points.
1) Pour la sortie nord, je pensais à l'interface [St Adresse-Bléville]-[Octeville]
2)Pour le réaménagement de cet interface, le développement d'entreprises de services et des logements.
Pour l'intégration dans le paysage, nous pourrions prendre exemple sur la zone artisanale+logistique d'Honfleur nouvellement créée. Tout est en construction HQE et il un à un process de l'ACV (Analyse du Cycle de Vie) pour les déchets.
Pour info, la SHEMA et les développeurs associés assure la maitrise d'ouvrage.
Bonjour aux internautes;
Ma petite contribution sur le sujet "LOGEMENT"
Je pense que ce domaine doit être étudié et analysé de manière globale.
Tant pour les primo accédants, pour les locataires, que pour les bailleurs publics ou privés.
Il existe à ce jour, bon nombre de textes législatifs, de règlements qui sont soit inconnus des citoyens, soit ignorés des professionnels et qui pourtant répondent au moins en partie à quelques besoins de la population.
Ainsi pour ceux qui iraient surfer sur le site de l'UESL, ils pourraient apprendre que:
Pour les locataires existent des aides répondant aux demandes souvent exhorbitantes de certains bailleurs.
Notamment l'aide dénommée "Loca-Pass" permettant de répondre aux besoins des salariés, étudiants, retraités en terme de dépot de garantie, de caution.
De même pour les salariés en difficultés existe un dispositif "Sécuri-Pass"
Pour ceux en mobilités géographique "Mobili-Pass" ETC, ETC.
Les accédants à la propriétés peuvent également prétendent selon critères à certaines aides types "Prêt 1%" "Prêt à taux O" "Pass-Travaux" et autres.
Les personnes handicapés peuvent également obtenir certaines aides selon d'autres dispositifs.
Les bailleurs ne sont pas oubliés et peuvent être aidés de façon plus ou moins importantes "Dispositif BESSON" "ANAH" ETC, ETC.
Les différents bailleurs sociaux se voient également subventionnés par des aides de divers organismes et collectivités locales/territoriales.
Bref le panel des mesures existantes est très large même si cela ne règle rien dans les faits.POURQUOI ?
Effectivement l'immobilier ces dernières années à subit le choc de la spéculation et est devenu inabordable que l'on soit locataire ou accédant à la propriété.
En parrallèle le pouvoir d'achat étant ce qu'il est, les chances de retrouver un équilibre rapide sont peu probables.
Alors c'est par un effort de tous que les bonnes réponses devront être trouvées. Les lois Méhaigneries, les idées Borloo en son temps méritaient surement d'être étendues, améliorées et imposées.
La mise en cause de certains abus d'agents immobiliers ou bailleurs spéculateurs étudiés de plus prêt et là le travail du législateur peut donner des engagements clairs.
Les possibilités d'offrir sur le Havre des logement décents & abordables pour toutes les catégories de sa population sont réelles et imaginables.
Mais cela passe par une véritable politique de la ville, des collectivités territoriales et de l'Etat répondant aux besoins vitaux de l'ensemble de notre population.
Car s'il faut s'interresser au logement des classes moyennes, il ne faut pas écarter les attentes tout aussi légitimes de toutes les autres catégories.
Cela passe effectivement par une étude de la sociologie des HAVRAIS, par la détermination des besoins selon les types de logements nécessaires, par la recherche de zone constructible ou à rénover (Et la refonte du Port nous offre quelques hectares à exploiter), par un plan quinquennal de construction et de projet qui ne pourra qu'être très ambitieux et volontaire.
La est la gageure pour l'équipe municipale à venir.
Comment en 2008 pouvons nous accepter ce que l'Abbé Pierre dénoncait déjà en 1954.
Pourquoi ne pas imposer par Arrêtés municipaux le respect de certaines règles, envisager d'user du droit de préemption dans un certain nombre de cas, créer un organisme local incluant une représentation de tous les acteurs et pouvant regrouper l'ensemble du sujet "Logement" et être ainsi force de proposition.
Pourquoi ne pas prendre également en compte toutes les possibilités, les synergies possibles et imaginables avec les industriels & employeurs locaux à qui ces carences en logement posent également beaucoup de problèmes.
Ce sujet est véritablement important et se doit d'être traité dans toute son ampleur et je dirais même avec le même degré de priorité que l'emploi, le pouvoir d'achat et l'essor économique de notre agglomération.
Bonjour aux internautes;
Ma petite contribution sur le sujet "LOGEMENT"
Je pense que ce domaine doit être étudié et analysé de manière globale.
Tant pour les primo accédants, pour les locataires, que pour les bailleurs publics ou privés.
Il existe à ce jour, bon nombre de textes législatifs, de règlements qui sont soit inconnus des citoyens, soit ignorés des professionnels et qui pourtant répondent au moins en partie à quelques besoins de la population.
Ainsi pour ceux qui iraient surfer sur le site de l'UESL, ils pourraient apprendre que:
Pour les locataires existent des aides répondant aux demandes souvent exhorbitantes de certains bailleurs.
Notamment l'aide dénommée "Loca-Pass" permettant de répondre aux besoins des salariés, étudiants, retraités en terme de dépot de garantie, de caution.
De même pour les salariés en difficultés existe un dispositif "Sécuri-Pass"
Pour ceux en mobilités géographique "Mobili-Pass" ETC, ETC.
Les accédants à la propriétés peuvent également prétendent selon critères à certaines aides types "Prêt 1%" "Prêt à taux O" "Pass-Travaux" et autres.
Les personnes handicapés peuvent également obtenir certaines aides selon d'autres dispositifs.
Les bailleurs ne sont pas oubliés et peuvent être aidés de façon plus ou moins importantes "Dispositif BESSON" "ANAH" ETC, ETC.
Les différents bailleurs sociaux se voient également subventionnés par des aides de divers organismes et collectivités locales/territoriales.
Bref le panel des mesures existantes est très large même si cela ne règle rien dans les faits.POURQUOI ?
Effectivement l'immobilier ces dernières années à subit le choc de la spéculation et est devenu inabordable que l'on soit locataire ou accédant à la propriété.
En parrallèle le pouvoir d'achat étant ce qu'il est, les chances de retrouver un équilibre rapide sont peu probables.
Alors c'est par un effort de tous que les bonnes réponses devront être trouvées. Les lois Méhaigneries, les idées Borloo en son temps méritaient surement d'être étendues, améliorées et imposées.
La mise en cause de certains abus d'agents immobiliers ou bailleurs spéculateurs étudiés de plus prêt et là le travail du législateur peut donner des engagements clairs.
Les possibilités d'offrir sur le Havre des logement décents & abordables pour toutes les catégories de sa population sont réelles et imaginables.
Mais cela passe par une véritable politique de la ville, des collectivités territoriales et de l'Etat répondant aux besoins vitaux de l'ensemble de notre population.
Car s'il faut s'interresser au logement des classes moyennes, il ne faut pas écarter les attentes tout aussi légitimes de toutes les autres catégories.
Cela passe effectivement par une étude de la sociologie des HAVRAIS, par la détermination des besoins selon les types de logements nécessaires, par la recherche de zone constructible ou à rénover (Et la refonte du Port nous offre quelques hectares à exploiter), par un plan quinquennal de construction et de projet qui ne pourra qu'être très ambitieux et volontaire.
La est la gageure pour l'équipe municipale à venir.
Comment en 2008 pouvons nous accepter ce que l'Abbé Pierre dénoncait déjà en 1954.
Pourquoi ne pas imposer par Arrêtés municipaux le respect de certaines règles, envisager d'user du droit de préemption dans un certain nombre de cas, créer un organisme local incluant une représentation de tous les acteurs et pouvant regrouper l'ensemble du sujet "Logement" et être ainsi force de proposition.
Pourquoi ne pas prendre également en compte toutes les possibilités, les synergies possibles et imaginables avec les industriels & employeurs locaux à qui ces carences en logement posent également beaucoup de problèmes.
Ce sujet est véritablement important et se doit d'être traité dans toute son ampleur et je dirais même avec le même degré de priorité que l'emploi, le pouvoir d'achat et l'essor économique de notre agglomération.
/// L’ANTI-COMPTE-RENDU ///
Le débat commence : « la question du logement n’attire pas beaucoup de monde » (sic), Marc donne le ton, celui de la pacification. En bourse ou dans la Franc-maçonnerie, on parle d’initiés, ceux qui voient avant les autres ! Ils ne sont jamais nombreux mais leur rôle est déterminant, en général mais pas ici. Ici, on vient pour dormir paisiblement.
Au Havre, les talents s’usent, et puis ils partent, chacun le sait. Alors que l’on devrait parler d’avenir sur la base d’un constat évident (et quoi de plus évident aujourd’hui que la surévaluation de l’immobilier), nous débattons pendant des heures sur le passé, le bilan-comptable, le ce-qu’il-faut-en-penser-mes-amis, le restons-polis-SVP, etc. Nous avons encore perdu notre soirée d’hier en dégustant une spécialité politique que d’aucuns nomment le « à-côté-de-la-plaque ». Cessons donc d’être bien élevés, ne levons pas la main pour prendre la parole : nous courrons à la catastrophe avec le sourire au lèvre tout en disant « merci » !
Déjà, pour les ignorant qui affirment encore que l’immobilier Français va tenir : qu’ils se remémorent Tchernobyl et regardent les courbes suivantes le $DJR, l’EPRA et le CAC sectoriel. Ces trois indicateurs immobiliers des zones US, CEE et France sont totalement corrélés et font peur (l’œil du cyclone disait mon banquier). Après, s’ils affirment que l’immobilier restera stable dans notre beau pays de la Raison et du Droit Humain, alors qu’il se proposent pour un poste de ministre : c’est visiblement là que se trouvent les derniers imbéciles à tenir publiquement de tels propos.
Cela étant dit, la deuxième perte de temps réside dans un recentrage sur le logement étudiant, les hyper-précaires et, à l’opposé, sur les doutes existentiels des riches propriétaires auto-satisfaits de Sainte-Adresse. Il manque le milieu (environ 95% de la population) : vous ou vos enfants (Soi-même comme un autre, vous connaissez ? tapez sur google puis sur votre front). Bref, nous aurions dû parler du logement « moyen » au Havre en période de baisse comme facteur de dynamisation démographique et économique : raté, je n’y reviens pas car j’ai assez perdu de temps. (N.B. chr!s : le SCOT est confidentiel, et inutile).
///
/// L’ANTI-COMPTE-RENDU ///
Le débat commence : « la question du logement n’attire pas beaucoup de monde » (sic), Marc donne le ton, celui de la pacification. En bourse ou dans la Franc-maçonnerie, on parle d’initiés, ceux qui voient avant les autres ! Ils ne sont jamais nombreux mais leur rôle est déterminant, en général mais pas ici. Ici, on vient pour dormir paisiblement.
Au Havre, les talents s’usent, et puis ils partent, chacun le sait. Alors que l’on devrait parler d’avenir sur la base d’un constat évident (et quoi de plus évident aujourd’hui que la surévaluation de l’immobilier), nous débattons pendant des heures sur le passé, le bilan-comptable, le ce-qu’il-faut-en-penser-mes-amis, le restons-polis-SVP, etc. Nous avons encore perdu notre soirée d’hier en dégustant une spécialité politique que d’aucuns nomment le « à-côté-de-la-plaque ». Cessons donc d’être bien élevés, ne levons pas la main pour prendre la parole : nous courrons à la catastrophe avec le sourire au lèvre tout en disant « merci » !
Déjà, pour les ignorant qui affirment encore que l’immobilier Français va tenir : qu’ils se remémorent Tchernobyl et regardent les courbes suivantes le $DJR, l’EPRA et le CAC sectoriel. Ces trois indicateurs immobiliers des zones US, CEE et France sont totalement corrélés et font peur (l’œil du cyclone disait mon banquier). Après, s’ils affirment que l’immobilier restera stable dans notre beau pays de la Raison et du Droit Humain, alors qu’il se proposent pour un poste de ministre : c’est visiblement là que se trouvent les derniers imbéciles à tenir publiquement de tels propos.
Cela étant dit, la deuxième perte de temps réside dans un recentrage sur le logement étudiant, les hyper-précaires et, à l’opposé, sur les doutes existentiels des riches propriétaires auto-satisfaits de Sainte-Adresse. Il manque le milieu (environ 95% de la population) : vous ou vos enfants (Soi-même comme un autre, vous connaissez ? tapez sur google puis sur votre front). Bref, nous aurions dû parler du logement « moyen » au Havre en période de baisse comme facteur de dynamisation démographique et économique : raté, je n’y reviens pas car j’ai assez perdu de temps. (N.B. chr!s : le SCOT est confidentiel, et inutile).
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De mon coté, je m'attendais a plus d'echange également lors de la reunion mais bon...
Et ceux qui s'expriment ici avec tant de conviction, d'assurance, voire - on en a presque l'impression - competences. Etaient ils présents hier ? Je n'ai pas entendu ce discour ni les leçons qui en decoulent....
Mais je m'arrete sinon on va avoir l'impression que je sais mais que je garde mes si bonnes idées pour moi et mes "amis", en dehors des reunions qui étaient dédiées a ce partage !
Gardez conscience que pour avoir un "off" et des anti-compte rendu il faut avoir eu les moyen de développer la demarche officielle; sinon vous restez dans l'anonymat....
De mon coté, je m'attendais a plus d'echange également lors de la reunion mais bon...
Et ceux qui s'expriment ici avec tant de conviction, d'assurance, voire - on en a presque l'impression - competences. Etaient ils présents hier ? Je n'ai pas entendu ce discour ni les leçons qui en decoulent....
Mais je m'arrete sinon on va avoir l'impression que je sais mais que je garde mes si bonnes idées pour moi et mes "amis", en dehors des reunions qui étaient dédiées a ce partage !
Gardez conscience que pour avoir un "off" et des anti-compte rendu il faut avoir eu les moyen de développer la demarche officielle; sinon vous restez dans l'anonymat....
Pierre,
Dommage en effet que notre débat d'hier n'aie pas été plus approfondi. Difficile de traiter l'intégrité d'un tel sujet - entre non-professionnels - en 2 heures. Je ne pense cependant pas que le temps consacré hier à ce sujet a été perdu.
Je vous invite tous à écouter ce soir à 19h20 sur France Inter l'émission "Le Téléphone sonne" consacré au logement dans le cadre de la campagne municipale.
Pour éviter toute incompréhension quant au débat d'hier soir, je vais réitérer mon point de vue, qui n'a pas pour objectif de plaire, et tant pis si d'aucuns jugent mon avis "lyrique" ou "purement intellectuel" :
- les prix de l'immobilier ont atteint un prix inacceptable pour la classe moyenne et a fortiori des faibles revenus.
- ces prix inacceptables sont la conséquence du refus délibéré (on l'a vu hier...) d'accepter tout mécanisme de régulation.
- les aides sociales, pour méritantes qu'elles soient, ne participent en rien à la régulation du marché : elles ne sont que des compensations, et participent trop souvent à entretenir des prix élevés (cas des APL, des lois Robien ou Borloo...).
- la bulle spéculative est en train d'imploser en France comme ailleurs, et aucune régulation ne pourra l'éviter. Une correction brutale des prix est en cours au niveau mondial, avec un risque financier systémique et de profonde récession économique.
- pour des raisons essentiellement démographiques, je pense que les tensions sur le marché immobilier français perdureront bien au-delà de l'implosion de la bulle. La chute des prix ne résoudra pas le déséquilibre de l'offre et de la demande. Je suis persuadé qu'une autre bulle spéculative suivra celle-ci si nous n'actionnons pas les outils de régulation disponibles.
- je reste persuadé - malgré les contestations entendues hier au nom du libéralisme économique - que la puissance publique a pour devoir de réguler le marché du logement, qui reste un bien de première nécessité.
- en dehors de la tentation collectiviste que je récuse, je ne connais que deux outils de régulation pour tempérer les excès du marché privé :
1) le taux directeur de la Banque Centrale Européenne
2) l'offre de logement social
- certains blocages peuvent être levés au niveau législatif, notamment par la révision (à l'échelon européen où elles ont été imposées par une directive) des normes IFRS, ou encore dans le durcissement de la loi SRU.
- dans la discussion d'hier sur le logement social vacant à Caucriauville, et sur-demandé en centre-ville, on a laissé entendre que la responsabilité de ce déséquilibre portait sur les demandeurs, qui refusent d'aller à Caucriauville et veulent un logement en centre-ville. Je m'inscris en faux : si les citoyens veulent s'installer en centre-ville, cela signifie que c'est là que l'effort de logement à prix abordable doit être le plus fort.
à suivre,
Hervé de Bressy
Pierre,
Dommage en effet que notre débat d'hier n'aie pas été plus approfondi. Difficile de traiter l'intégrité d'un tel sujet - entre non-professionnels - en 2 heures. Je ne pense cependant pas que le temps consacré hier à ce sujet a été perdu.
Je vous invite tous à écouter ce soir à 19h20 sur France Inter l'émission "Le Téléphone sonne" consacré au logement dans le cadre de la campagne municipale.
Pour éviter toute incompréhension quant au débat d'hier soir, je vais réitérer mon point de vue, qui n'a pas pour objectif de plaire, et tant pis si d'aucuns jugent mon avis "lyrique" ou "purement intellectuel" :
- les prix de l'immobilier ont atteint un prix inacceptable pour la classe moyenne et a fortiori des faibles revenus.
- ces prix inacceptables sont la conséquence du refus délibéré (on l'a vu hier...) d'accepter tout mécanisme de régulation.
- les aides sociales, pour méritantes qu'elles soient, ne participent en rien à la régulation du marché : elles ne sont que des compensations, et participent trop souvent à entretenir des prix élevés (cas des APL, des lois Robien ou Borloo...).
- la bulle spéculative est en train d'imploser en France comme ailleurs, et aucune régulation ne pourra l'éviter. Une correction brutale des prix est en cours au niveau mondial, avec un risque financier systémique et de profonde récession économique.
- pour des raisons essentiellement démographiques, je pense que les tensions sur le marché immobilier français perdureront bien au-delà de l'implosion de la bulle. La chute des prix ne résoudra pas le déséquilibre de l'offre et de la demande. Je suis persuadé qu'une autre bulle spéculative suivra celle-ci si nous n'actionnons pas les outils de régulation disponibles.
- je reste persuadé - malgré les contestations entendues hier au nom du libéralisme économique - que la puissance publique a pour devoir de réguler le marché du logement, qui reste un bien de première nécessité.
- en dehors de la tentation collectiviste que je récuse, je ne connais que deux outils de régulation pour tempérer les excès du marché privé :
1) le taux directeur de la Banque Centrale Européenne
2) l'offre de logement social
- certains blocages peuvent être levés au niveau législatif, notamment par la révision (à l'échelon européen où elles ont été imposées par une directive) des normes IFRS, ou encore dans le durcissement de la loi SRU.
- dans la discussion d'hier sur le logement social vacant à Caucriauville, et sur-demandé en centre-ville, on a laissé entendre que la responsabilité de ce déséquilibre portait sur les demandeurs, qui refusent d'aller à Caucriauville et veulent un logement en centre-ville. Je m'inscris en faux : si les citoyens veulent s'installer en centre-ville, cela signifie que c'est là que l'effort de logement à prix abordable doit être le plus fort.
à suivre,
Hervé de Bressy
@Hervé,
Félicitation pour ton bilan. Ton premier challenge était en effet de faire comprendre l’évidence d’un retournement, pas si simple. Ta conclusion est prometteuse, je la cite « Je m'inscris en faux : si les citoyens veulent s'installer en centre-ville, cela signifie que c'est là que l'effort de logement à prix abordable doit être le plus fort. à suivre ». Je renforce en répétant pour la nième fois mes propos : il faut d’urgence redensifier le centre-ville, c’est là le débat : ouvrons le ici.
@Arno_LQ : merci pour tes conseils mais mes réactions étaient là, hier, je suis le trentenaire brun chevelu qui s’agitait souvent : parler ce n’est pas se faire entendre, et j’ai tenté de recadrer x fois avant d’en venir au site internet… suite aux conseils de Marc… Deuxième point : ce ne sont pas les qualité d’expert qui font un bon politique mais les qualités de jugement, soit la pertinence à terme de ses choix (l’un des problèmes de la politique actuelle, c’est la dérive de la prospective vers l’expertise). Enfin, dire que les remarques sur ce site ne servent à rien, c’est réduire la démocratie à néant et je ne suis absolument pas certain que les réunions à l’UMP, au PS ou autres aillent aussi loin qu’au Modem (in/réunion et off/internet) : cependant, ici, sur internet, nous pouvons combler les lacunes de l’oral. Libres aux autres partis de s’en inspirer : cela ne fera que remonter la barre et nous placer en précurseurs !
En conclusion : Merci Hervé. Si c’est la ligne du MoDem sur la question numéro Un de ces prochaines élections (ce sera certainement le logement, ne vous y trompez pas), alors OK pour le MoDem.
///
@Hervé,
Félicitation pour ton bilan. Ton premier challenge était en effet de faire comprendre l’évidence d’un retournement, pas si simple. Ta conclusion est prometteuse, je la cite « Je m'inscris en faux : si les citoyens veulent s'installer en centre-ville, cela signifie que c'est là que l'effort de logement à prix abordable doit être le plus fort. à suivre ». Je renforce en répétant pour la nième fois mes propos : il faut d’urgence redensifier le centre-ville, c’est là le débat : ouvrons le ici.
@Arno_LQ : merci pour tes conseils mais mes réactions étaient là, hier, je suis le trentenaire brun chevelu qui s’agitait souvent : parler ce n’est pas se faire entendre, et j’ai tenté de recadrer x fois avant d’en venir au site internet… suite aux conseils de Marc… Deuxième point : ce ne sont pas les qualité d’expert qui font un bon politique mais les qualités de jugement, soit la pertinence à terme de ses choix (l’un des problèmes de la politique actuelle, c’est la dérive de la prospective vers l’expertise). Enfin, dire que les remarques sur ce site ne servent à rien, c’est réduire la démocratie à néant et je ne suis absolument pas certain que les réunions à l’UMP, au PS ou autres aillent aussi loin qu’au Modem (in/réunion et off/internet) : cependant, ici, sur internet, nous pouvons combler les lacunes de l’oral. Libres aux autres partis de s’en inspirer : cela ne fera que remonter la barre et nous placer en précurseurs !
En conclusion : Merci Hervé. Si c’est la ligne du MoDem sur la question numéro Un de ces prochaines élections (ce sera certainement le logement, ne vous y trompez pas), alors OK pour le MoDem.
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Juste une remarque : en dehors de la conclusion sur le centre, cela ne va pas être simple d'influencer la BCE à partir du MoDem-Havre, ou de modifier la politique nationale dans le logement social. Il faut sans doute penser à d'autres moyens. N'est-ce-pas la question ?
Juste une remarque : en dehors de la conclusion sur le centre, cela ne va pas être simple d'influencer la BCE à partir du MoDem-Havre, ou de modifier la politique nationale dans le logement social. Il faut sans doute penser à d'autres moyens. N'est-ce-pas la question ?
Pierre, Il me semble que tu sous-estime la puissance du MoDem-Havre ! Trichet va recevoir ses instructions prochainement !
Pierre, Il me semble que tu sous-estime la puissance du MoDem-Havre ! Trichet va recevoir ses instructions prochainement !
"Le téléphone sonne" d'hier soir était sur cette ligne : c'est bel et bien l'absence de régulation qui a conduit à la situation explosive actuelle.
Si l'outil des taux directeurs est hors de notre portée et relève d'une négociation intergouvernementale et d'un nouveau traité européen, celui du logement social est entièrement disponible aux mairies et conseils généraux que nous élisons en ce moment.
Seulement voilà, le logement social a un coût financier autant que politique : pas facile de faire admettre à un électeur propriétaire que son coquet pavillon devra dorénavant voisiner avec un lotissement HLM, et que pour faire bonne mesure on va augmenter les impôts locaux pour financer le tout...
Cela suppose chez nos dirigeants une dose de courage politique à ce jour remarquablement absente, au moins sur ce sujet.
L'éclatement en cours de la bulle, pour douloureux qu'il va être, sera peut-être l'occasion de révéler ce courage. L'espoir fait vivre...
Hervé de Bressy
"Le téléphone sonne" d'hier soir était sur cette ligne : c'est bel et bien l'absence de régulation qui a conduit à la situation explosive actuelle.
Si l'outil des taux directeurs est hors de notre portée et relève d'une négociation intergouvernementale et d'un nouveau traité européen, celui du logement social est entièrement disponible aux mairies et conseils généraux que nous élisons en ce moment.
Seulement voilà, le logement social a un coût financier autant que politique : pas facile de faire admettre à un électeur propriétaire que son coquet pavillon devra dorénavant voisiner avec un lotissement HLM, et que pour faire bonne mesure on va augmenter les impôts locaux pour financer le tout...
Cela suppose chez nos dirigeants une dose de courage politique à ce jour remarquablement absente, au moins sur ce sujet.
L'éclatement en cours de la bulle, pour douloureux qu'il va être, sera peut-être l'occasion de révéler ce courage. L'espoir fait vivre...
Hervé de Bressy
quand nous parlons du coût du logement,certes très cher au Havre il ne faut pas oublier de le corréler au pouvoir d'achat.Un bien égale 3 années de salaire.Quand on entend des coûts de 200 ou 300 K€,faites le calcul,on est loin des classes moyennes.La municipalité n'a pas de levier sur les revenus(en tout cas moins que certains serial noceurs(cf film pierre)).La position logique du Modem devrait être:relance du pouvoir d'achat au niveau national et accompagnement au niveau local.Les classes moyennes se sentant comprises resteront peut-être sur Le Havre sinon on s'achemine vers une ville- musée patrimoine de l'UNESCO certes mais vide,une ville fantôme.N'oublions pas que Rouen regagne des habitants.Hervé quand tu parles de courage politique ne commets-tu pas un oxymore?
quand nous parlons du coût du logement,certes très cher au Havre il ne faut pas oublier de le corréler au pouvoir d'achat.Un bien égale 3 années de salaire.Quand on entend des coûts de 200 ou 300 K€,faites le calcul,on est loin des classes moyennes.La municipalité n'a pas de levier sur les revenus(en tout cas moins que certains serial noceurs(cf film pierre)).La position logique du Modem devrait être:relance du pouvoir d'achat au niveau national et accompagnement au niveau local.Les classes moyennes se sentant comprises resteront peut-être sur Le Havre sinon on s'achemine vers une ville- musée patrimoine de l'UNESCO certes mais vide,une ville fantôme.N'oublions pas que Rouen regagne des habitants.Hervé quand tu parles de courage politique ne commets-tu pas un oxymore?
fin de la discussion afin d'éviter les spams, Merci, Marc Migraine
fin de la discussion afin d'éviter les spams, Merci, Marc Migraine