L'Artificialisation de l’Estuaire a débuté en 1964 avec
le dragage du chenal de l’Estuaire pour le Port de Rouen.
La chenalisation de l’Estuaire a gravement perturbé son équilibre
hydrosédimentaire car le courant s’est accru dans le chenal
au détriment des zones latérales dont les vasières se sont enlisées
et se comblent (3 millions de métres cubes/an) encore actuellement
à raison de 25 hectares de vasières par an. Parallélement des
bancs de sable se constituent.

Quelques soient les aménagements portuaires envisagés actuellement
le devenir des milieux naturels de l'estuaire est compromis
à long terme ( 2014) essentiellement par l'asséchement des 350
hectares de vasiéres restants.
Les tentatives (1995) de création de vasières en amont du Pont
de Normandie (rive nord) ont connu un succès relatif : Après
une période de neuf années, seuls 10 hectares de vasières persistent
sur les 25 initiales.
D’une manière générale il est impossible de prévoir l’évolution
de vasières créées artificiellement.