Réhabilitation des friches portuaires
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Quelques exemples -
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Quelques exemples
Barcelone :
A Barcelone le vieux port était coupé de la ville.
Les habitants ne disposaient pas de plages à proximité ni de port
de plaisance. L’autorité portuaire a piloté le projet de réhabilitation
par l’aménagement d’espaces verts, d’un centre commercial, d’un
cinéma imax en 3D, d’un aquarium et d’un centre de congrées situé
au bout d’un terre-plein posé au milieu du port de Barcelone.
Les sommes dégagées par les ventes de ces espaces très rémunératrices
ont été réinvestis dans le développement d’une zone portuaire
moderne.
Cette reconversion a été particulièrement rapide grâce à l’élan
des Jeux Olympiques de 1992 et à des modifications législatives
afin de légaliser les aménagements
réalisés : résultats d’un lobbying efficace des décideurs catalans.
Buenos aires :
Le port moderne (privatisé récemment) a dû renoncer
à son projet d’agrandissement initial pour ne pas empiéter sur
des espaces protégés. L’agrandissement portuaire s’est réalisé
à distance.
L’aménagement de l’ancien port (site de Puerto Madero)
a consisté en la rénovation de 17 bâtiments le long de 4 bassins
tout en conservant l’architecture portuaire (certaines grues sont
restées en place).
Ces bâtiments sont agencés de la façon suivante
: RDC : restaurant, 1re et 2ème étage : Bureaux de secteur tertiaire
et 3ème étage habitations (immobiliers très coûteux).
Rotterdam :
Rotterdam est le plus grand port du monde ( suivi
de prés par les géants asiatiques) et a beaucoup souffert de la
dernière guerre.
Jusqu’à ces dernières années Rotterdam avait la
réputation d’être une ville où l’on travaille mais où l’on n’habite
pas, où l’on ne se divertit pas.
Pour ne plus être qu’un lieu de passage à container
Rotterdam s’est lancé dans un ambitieux projet baptisé Kop Van
Zuid, "la tête du Sud" afin de réorganiser la ville sur le monde
des affaires à partir de l’activité portuaire et d’offrir une
meilleure qualité de vie à ses habitants. Ainsi, pour séduire
les Hollandais (certains travaillaient à Rotterdam tout en habitant
Amsterdam), Rotterdam a construit (outre un quartier d’affaire)
un opéra et de l’habitat plus agréable. Les slogans sont : “On
peut vivre à Rotterdam” ; “Il fait bon vivre à Rotterdam”.
Rotterdam modernise également son port : voir le
dossier Port 2000.
Cardiff :
L’investissement publique fut très important.
En effet la baie de Cardiff a été fermé par un barrage
afin de maintenir, à marée basse, l’eau dans les vieux bassins
du port et d’organiser autour, la construction de nouveaux équipements
(bureaux, logements, activité de tertiaire et de loisir) dans
le plus pur style victorien.
Montréal :
Devant l’incapacité des autorités portuaires et
de la ville de Montréal à s’accorder sur un projet commun. L'état
a confié le réaménagement portuaire à une société. Des espaces
verts, des lieux de promenades ont été aménagés entre les anciennes
structures portuaires (silots, canal...).
Le Havre :
Comme tous les ports le centre portuaire s’est excentré libérant
des espaces à reconquérir (très riches d’après les visiteurs que
L’A.IV.P. a emmenés sur le site).
Un projet de réhabilitation est à l’étude.
Les autorités portuaires (concessionnaire du domaine
publique) ont, désormais, compris l’importance de l’insertion
du port dans la ville. Pendant longtemps la domanialité de ces
espaces a retardé leurs réaménagements puisque les recettes de
leurs “locations”(voir plus bas) sont directement transmises à
l’Etat et non au Port du Havre (PAH). Alors quels sont les intérêts
du PAH a organisé une vente dont il ne bénéficie pas ?
De même la domanialité interdit la vente totale
d’un bien domanial, seul un bail de longue durée (90 ans maximun)
est juridiquement possible. Or les Français, très attachés à la
transmission du patrimoine, renâclent à contracter un bail longue
durée.
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