L’histoire
: quelque part aux USA, de nos jours. Un couple, qui s’ignore
depuis plusieurs années. Leur fille, l’adolescente typique.
Elle a une copine, un canon de beauté selon les standards américains
; maintenant, c’est à vous de voir … Leur voisin, un colonel
des marines un peu taré, sa femme, un peu givrée. Ils ont un
fils et devinez quoi : … il est un peu bizarre. Voilà les personnages
principaux ! Vous secouez, vous gavez le tout d’armes à feu
et de pulsions existentialistes (« je ne veux plus être une
victime ») et vous obtenez « American Beauty ». C’est le film
à la mode, celui qu’il faut avoir vu sinon vous n’êtes que des
ringards. Oui, bon d’accord, il va remporter tous les oscars,
paraît-il, n’empêche que j’ai vu bien mieux il n’y a pas si
longtemps (cf « Being John Malkovich »). C’est une plutôt bonne
histoire, c’est fort bien joué par tous les acteurs. Kevin Spacey
(le mauvais de « Usual Suspects ») est superbe comme toujours.
N’empêche que … N’empêche que c’est du cinéma américain qui
veut ruer dans les brancards et qui fait quand même du cinéma
ricain. D’accord, il n’y a pas d’effets spéciaux ni de stalloneries
mais il y a ces ravages du socratisme mal compris (« connais-toi
toi-même ») dans une société pour qui le fric est la seule valeur
qui compte. On ne s’ennuie pas mais qu’on ne nous dise pas que
c’est un chef-d’œuvre de la contre-culture !