La politique de co-développement proposée
par François Bayrou
François Bayrou a participé, mardi 30 janvier, à un colloque consacré
au "co-développement et à la coopération partenariale".
Les bases d'une nouvelle politique de coopération entre les pays riches et
les pays "dits" en voie de développement sont posées au cours de ce colloque.
Cette politique, si elle est suivie, sera fondée sur le respect réciproque et
le traitement d'égal à égal avec de véritables partenaires internationaux que
seront ces pays en développement.
De ce colloque ressort un bilan que François Bayrou relaie sans détours
: "nous avons un problème d'assurance-vie pour l'Humanité". Un déséquilibre
entre pays riches et pays pauvres se manifeste de manière flagrante par les
flux migratoires de populations en détresse provenant de pays d'Afrique, notamment,
vers des pays d'Occident tels que la France, terre, pleine de promesses d'avenir
pour eux.
Une seule solution pour le candidat à la présidentielle : "la question
de l'immigration ne peut se traiter que par le développement" de ces pays
dont les émigrés fuient la misère. "L'objectif qui doit être le nôtre,
c'est que les femmes et les hommes de ces pays soient en situation de vivre
et de travailler au pays", préconise-t-il. Pour atteindre cela, il faut
repenser la politique agricole et l'économie qui s'y rapporte et rééquilibrer
les termes de l'échange, en valorisant le travail de l'agriculture à taille
humaine, et arrêter de tirer les prix vers le bas, que ce soit pour eux ou pour
l'agriculture des pays les plus riches également touchés par ce "dumping"
agricole.
Ensuite, François Bayrou décline l'idée du "co-développement"
en expliquant l'intérêt de ce concept d'échange proprement démocratique. La
démocratie doit être encouragée dans ces pays, en reconnaissant tout d'abord
leur souveraineté pleine et entière, leur autonomie, et les traiter comme des
partenaires et non comme des territoires annexés nous permettant de trouver
tantôt une main d'œuvre qualifiée complémentaire, selon une "politique d'immigration
choisie", tantôt un appui ou un "faire-valoir" au niveau international
pour la France.
De même, la coopération par micro-réseaux, à taille humaine (à l'échelle de
villes, de départements) est prônée par le candidat à la présidentielle, plutôt
que l'unique intervention des grands ensembles (ONG, Etat), pas toujours efficiente.
François Bayrou souligne l'intérêt du commerce équitable et de sa démarche
de "co-responsabilité" dans le développement, qui rééquilibre et
stabilise les termes des échanges économiques avec les pays en développement
pour certaines denrées. Les pays d'Afrique sont des partenaires internationaux
qui compteront, avec leurs qualités et leurs identités respectives, dans les
combats à mener tels que celui de l'énergie et du développement durable. C'est
une politique mondiale, fondée sur le « respect réciproque », qui doit
être instaurée, et dans laquelle l'Europe peut avoir un rôle à jouer, autre
que celui d'un "signataire de chèques".
Le discours de
François Bayrou en intégralité
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