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Intercommunalité

Introduction - Les 2 types d'intercommunalité
Intercommunalité de gestion au Havre - Intercommunalité de projet au Havre

Intercommunalité de projet au Havre

En matière d’intercommunalité de projet , la ville du Havre accuse un retard certain.

Alors qu’il existe 7 districts dans le département de la Seine-Maritime, aucun ne concerne la région havraise ( le plus proche est celui de Fécamp ), et seule deux communautés de communes ( Saint Romain de Colbosc, et la CC du Cœur de Caux créée le 1er janvier 2000) sur 10 est voisine du Havre.

La ville du Havre n’est donc engagée, à l’heure actuelle, dans aucune intercommunalité de projet.

Cependant, il semble que l’agglomération havraise corresponde réellement aux zones urbaines visées par les nouvelles communautés d’agglomération. La mise en œuvre d’une telle intercommunalité permettrait d’assurer le développement économique et social, ainsi que l’aménagement de l’espace et du cadre de vie de l’ensemble de l’agglomération havraise. A la différence des syndicats existants qui ne permettent que la gestion et la réalisation de compétences restreintes, un intercommunalité de projet permettrait de définir en commun les grandes orientations d’une ensemble de communes liées par une unité géographie, historique et économique et cela grâce à une meilleure répartition des ressources fiscales.

Mais l’intérêt majeur d’une communauté d’agglomération est d’instaurer une taxe Professionnelle Unique applicable à l’ensemble des communes membres de la communauté.

En effet, le découpage administratif ne correspond pas toujours à la réalité socio-économique. Certaines communes de taille modeste et souvent situées à la périphérie d’une grande agglomération perçoivent, en raison de l’implantation sur leur territoire d’entreprises de taille importante, beaucoup de taxe professionnelle, alors que la majorité des personnels n’habite pas dans cette commune mais dans l’agglomération proche. De plus, ces communes proches d’une ville-centre bénéficient des avantages de nombreux services et équipements financés par les autres communes. La TPU, grâce à l’harmonisation des taux, permet d’instaurer plus d’équité entre les communes et permet de financer des programmes communs de développement de communes liées géographiquement mais surtout économiquement.

Il est certain que les communes périphériques ne voient pas toujours d’un bon œil cette redistribution de leurs ressources fiscales.

Par ailleurs, la TPU permet d’éviter la concurrence entre les communes, notamment les communes « riches » dont les taux sont généralement faibles et donc qui incitent les entreprises à s’installer sur leur territoire et les autres communes dont les taux sont plus élevés.

Mais certaines petites communes ne veulent pas se lier à d’autres collectivités plus grandes de peur de perdre leur identité au sein d’une structure trop importante. En effet certains élus locaux craignent que les décisions prises par la Communauté d’agglomération ne s’imposent à eux, sans qu’ils ne disposent de réels moyens d’opposition. Il est certain que la viabilité d’une structure intercommunale impose de trouver un équilibre entre les grandes communes, principales financeurs et décideurs, et les petites communes associées.

Si le principe de la création d’une communauté d’agglomération semble acquis, le périmètre de celle-ci n’est pas encore défini. En effet, une communauté d’agglomération comprenant 33 communes du pays de Caux ( c’est-à-dire de Saint Romain à Sainte-Adresse), ne semble pas allier l’adhésion de toutes les communes. Certaines communes rurales ont préféré, dans un premier temps, la création d’un syndicat mixte destiné à étudier la mise en œuvre d’un « pays ». Institué par les lois d’aménagement du territoire, le pays est un groupement représentant une communauté d’intérêts économiques et sociaux, destinés dans le cadre de la politique d’aménagement du territoire à bénéficier d’une action coordonnée entre l’Etat et les collectivités territoriales concernées en faveur du développement local et du développement urbain. Cette structure, contrairement aux établissements de coopération intercommunale, ne permet pas la mise en œuvre d’une fiscalité commune.

Parallèlement, une communauté d’agglomération plus réduite est à l’étude et pourrait prochainement voire le jour.


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