ITW de Gilles FOURNIER, président du conseil de surveillance du GPMH, sur france info samedi :
http://www.france-info.com/chroniqu...

 

voici le texte accompagnant l'interview que vous pouvez écouter sur le lien ci-dessus :

Jeudi la CGT a annoncé qu’elle suspendait la grève dans la plupart des grands ports du pays. Des négociations auront lieu la semaine prochaine. Un conflit qui a déjà fait perdre au port du Havre, le deuxième en France après Marseille, 25% de son trafic selon Gilles Fournier.

Sur France Info, le président du port du Havre critique les revendications du syndicat hyper-majoritaire dans les ports, qui réclame des départs anticipés pour les grutiers et dockers, quatre ans avant l’âge légal de la retraite, au nom de la pénibilité de ces métiers : “Je ne suis pas convaincu que le travail portuaire soit plus pénible que dans bien d’autres professions. Cela fait longtemps que les dockers ne portent plus de charges, ils manipulent des engins tout à fait modernes. Certains travaux restent physiquement difficiles mais on doit pouvoir les réserver aux gens les plus jeunes”. Gilles Fournier évoque la rémunération des agents : les grutiers du Havre sont “plutôt bien payés...autour de 3000 euros.”

Sur les conséquences financières de la grève, il donne des chiffres inquiétants : Nous avons perdu 25 % de trafic depuis le début de l’année. Et ce trafic risque d’être perdu pour longtemps, avec des détournements vers d’autres ports, notamment Anvers et Rotterdam. Imaginez un client qui va dans une boutique, on lui rend un mauvais service, du coup il change de façon définitive”. Et d’appeler les salariés des ports à “se mettre au travail” pour regagner les parts de marché perdues.

Invité à commenter les déclarations sur France Info de Laurence Parisot, qui avait qualifié la grève organisée par la CGT de “meurtre économique”, Gilles Fournier prend ses distances avec la présidente du MEDEF : “Ce n’est pas en tenant des propos de cette nature que l’on peut arriver à un accord.”