Conflit chez Total : où va-t-on ?
Par Marc Migraine le lundi 22 février 2010, 18:46 - Port et économie - Lien permanent
La
raffinerie Total de Gonfreville l'Orcher - 1 260 salariés,
le plus important des six sites français - affiche sa
solidarité avec Dunkerque : 20 unités sont arrêtées et 18
fonctionnent en "débit minimum" de sécurité, les travaux
de construction et de maintenance sont stoppés et les expéditions
ne sont plus assurées.
Selon la fédération chimie de la CGT, le mouvement pourrait même s'étendre
mardi aux deux raffineries d'Exxon Mobil (Port-Jérôme-Gravenchon et Fos-sur-Mer).
Les négociations ultra-tendues n'ont en effet pas donné
satisfaction et les propos de Christian Estrosi, ministre de l'Industrie,
n'ont pas rassuré.
Nicolas Sarkozy a discrètement reçu ce lundi le président du conseil d'administration
du groupe, Thierry Desmarest, mais rien n'a filtré de l'entretien.
Côté Direction de Total, l'entreprise
s'est engagée à ne fermer aucune raffinerie
en France et à ne procéder à aucun licenciement
sur le site des Flandres et ce, malgré la crise européenne que
connait le raffinage en raison la surcapacité
de la production par rapport à la demande.
La Direction vient par ailleurs d'annoncer sa volonté d'avancer au 8
mars le comité central d'entreprise consacré à la raffinerie des Flandres. Cette
annonce a été qualifiée d'"avancée"
par la CFDT qui a appelé les salariés à suspendre le
mouvement, sans effet pour l'heure.
Côté syndicats grévistes, on s'inquiète des risques de fermeture du site de Dunkerque, mais aussi des délocalisations des activités de raffinage "vers les pays moins regardants sur le plan social et environnemental" ; pour preuve, la construction par le groupe Total d'une très grosse raffinerie en Arabie Saoudite (dont les produits finis sont destinés à l'Europe) et d'un dépot pétrolier à Fos-sur-Mer pour accueillir les produits ainsi fabriqués à l'étranger.
Côté approvisionnement en carburant, Lundi après-midi, les salariés ont voté en assemblée générale la poursuite de la grève illimitée et les syndicats n'écartent pas la possibilité d'une pénurie de carburant en France. La Direction de Total a assuré quant à elle que si des stations-service du groupe peuvent manquer de certains "produits", des réapprovisionnements se font au fur et à mesure des commandes.
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Commentaires
On défend les emplois chez total mais quand ma petite entreprise a fait faillite personne n'a défendue mon emploi. 2 poids - 2 mesures chez les patrons, le gouvernement et les syndicats.
TOTAL devrait prendre en compte le point suivant:
TOTAL a ete cree avec les finances publiques (vous, moi et nos parents)
De ce fait ils ont une obligation morale qui va au dela de la logique economique.
Il n'y a pas de doute qu'une raffinerie construite dans un pays "low cost" (moyen orient ou Asie) sera bien plus rentable qu'une rafinerie en France. cela dit, par obligation morale et là ce n'est pas pour rire, TOTAL DOIT investir en France pour creer des rafineries au top de la technologie car IL LE DOIT AUX FRANCAIS qui ont payé pour son existence et son developpement.
D'une demande mondiale de pétrole déprimée, qui a connu deux années de chute en 2008 et 2009. De fait, après la flambée du brut en juillet 2008, la crise économique et la crise écologique ont fortement pesé sur la demande en or noir, avec un recul du trafic maritime, automobile et aérien, particulièrement important aux Etats-Unis et en Europe. En deux ans, les Européens ont réduit leur consommation de pétrole de 7,5%