Blog de Marc Migraine

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législatives 2007

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lundi 11 juin 2007

Merci

Un grand Merci aux 3400 personnes qui ont voté pour notre candidature et un grand merci aux militants qui nous ont aidé dans cette campagne électorale.
Josepha et moi avons recueilli sous la bannière de l'UDF-MoDem 9.88% des suffrages. Ce qui représente le meilleur score du MoDem pour la Haute-Normandie, alors, aprés passée une certaine déception, nous sommes fiers et contents des résultats.

Nous sommes également trés contents pour Florent Saint-Martin et Anita Dumaine dont le score au-dessus de 5% leur permettra d'obtenir le remboursement de leurs frais de campagne.

Dans la presse j'ai indiqué que je ne donnais aucune consigne de vote mais que je voterai pour Jean-Yves BESSELAT, parce que le PS au Havre est ouvertement anti-européen.
De plus il est l'allié du Parti Communiste comme le prouve l'appel du PS à appeler pour le PC dans la 8ème circonscription (Daniel PAUL).

Le mode de scrutin a montré ses limites lors de cette élection car le parti de Nicolas Sarkosy qui a obtenu 1/3 des voix au 1er tour de l'élection présidientielle va recueillir les 2/3 des voix aux élections législatives tandis que François Bayrou avec 18,7% des voix au 1er tour n'obtiendra que 1 à 4 députés.

Bon courage aux finalistes,

Marc MIGRAINE

samedi 2 juin 2007

Café citoyen sur le commerce de proximité : Invité Serge BERTRAND

Mardi 29 mai à 18h30' à Ste Adresse, M. Serge BERTRAND, commerçant et Vice-Président commerce de la CCI du Havre animait un café citoyen avec Marc MIGRAINE, candidat aux élections législatives au Havre : Le commerce de proximité a toujours été une de mes préoccupations tant il participe à la vie de notre ville. C'est pourquoi j'ai mené en 2006 avec L'UDF une enquête auprès de 816 havrais : le commerce de proximité obtenait 48% d'opinions favorable (voir réponse à la question n°2 de l'enquête)

En introduction M. Serge BERTRAND, définit le commerce de proximité :

  • Des commerces du quotidien où l'on se rend à pied en 5 à 10 minutes.
  • Des commerces, pour la plupart, gérés par une famille et éventuellement aidé d'un ou plusieurs salariés.
  • Des commerces dont le nombre a diminué, en France, de 60 % en 20 ans. et cette tendance continue. Le Havre n'y échappe pas où des quartiers sont entrain de se vider de leurs commerces.
  • Certains commerçants ne touchent pas plus que l'équivalent du SMIC mais aime l'indépendance du métier de commerçant malgrés les horaires larges et un revenu bien souvent gagné en couple.
  • Le commerce de biens d'équipement à la personne situé en centre-ville ne correspond pas strictement au commerce de proximité car il attire des clients de l'extérieur.

M. BERTRAND décrit des situations très contrastées du commerce de détails ainsi :

  • Les supermarchés type champion ou superU font également partis du commerce de proximité bien qu'ils soient beaucoup plus grands.
  • Les Marchés dans les quartiers sont également du commerce de proximité.
  • Diversité de situation :
    • Des commerçants peuvent être indépendants complètement ou rattachés à une centrale d'achat.
    • Les commerçants franchisés appliquent,en plus, la même politique commerciale.
    • Les commerçants restants, bien souvent salariés, sont des succursalistes proposant le même magasin partout.

M. Bertrand distingue 2 attitudes de la part des commerçants :

  • L'attitude du commerçant classique qui répond à un besoin de la population et participe à la vie du quartier en y apportant convialité et lien social.
  • L'attitude de l'investisseur qui souhaite avant tout une rentabilité. La proximité n'existe pas ici car ces magasins sont souvent situés à l'extérieur du centre des villes

Serge Bertrand souligne la dépendance du commerce de proximité à des éléments extérieurs :

  • Eléments locaux :
    • Les choix d'urbanisme d'une ville ont des incidences sur le commerce.
      Le Tramway, la rocade Nord, les Docks Vaubans au Havre auront des conséquences sur le chiffre d'affaire des commerces du Havre.
      Pour autant les collectivités n'assument pas les conséquences de leurs décisions sur les commerces et notamment les plus petits. Il existe toutefois des exceptions comme à Rouen où les commerçants ont bénéficié de dédommagements de leur perte d'exploitation lors de la construction du métro.

    • Le coût de l'immobilier. Beaucoup de commerçants sont locataires. Et la flambée de l'immobilier entraîne une augmentation des loyers et une baisse de la rentabilité des commerces. Aujourd'hui beaucoup de loyers commerciaux sont en cours de rediscution.

  • Eléments nationaux :
    • Les charges sociales, les 35 heures, les taxes. C'est à ce niveau que le député peut agir pour soutenir le commerce, comme sur la problématique de l'ouverture dominicale.
      A ce propos une délibération du conseil municipal du lundi 4 juin 2007 propose, aprés avis à la CCI, au préfet le classement en zone touristique d'affluence exceptionnelle de la presqu'île Frissard (Docks Vauban) mais aussi le centre-ville perret, le printemps, le centre coty et le magasin darty.
      Le classement en zone touristique d'affluence exceptionnelle permet l'ouverture dominicale des commerces dont l'activité est directement liée au tourisme (mais en fait c'est quasiment tous les commerces).

Les Docks Vaubans :

  • Le projet initial des Docks vauban (60 000 m2 de surfaces commerciales) était d'amener au Havre une activité complémentaire sans concurrence frontale avec les commerces existants au Havre dont le centre-coty et les commerces du centre-ville.
  • Il s'agit de drainer une clientèle touristique (5 millions de touristes annuels dans la région du Havre : côte Fleuri et côte d'Albatre) attirée par 2 ou 3 locomotives : Le Centre de la Mer et du Développement Durable, le complexe aquatique, le multiplexe Gaumont et initialement le Casino qui s'est finalement localisé en centre-ville.
  • Les études sur le chiffre d'affaire prévisionnel estiment à 20% l'apport du centre de la Mer et du Développement Durable sur les Docks Vauban.
  • L'entrée de la ville du Havre va faire l'objet de transformation avec la rénovation des boulevards Churchill et Léningrad. Ce chantier débutera en octobre 2008 pour finir a priori en 2010. Il facilitera la desserte des Docks Vauban.

Les Docks Vauban souffreront de la concurrence de nouveaux centres commerciaux envisagés à Rouen mais surtout à Caen où plus de 100 000 m2 de surfaces commerciales supplémentaires sont prévues.

Informations recueillies au fil de la discussion :

  • L'espace Coty comprend essentiellement des enseignes nationales avec un faible turn-over des commerçants témoignant du succès du centre coty.
  • Le vieillissement de la population est à la fois un atout pour le commerce de proximité car les personnes âgées en sont les 1er clients mais cela peut être aussi défavorable lorsque que ces mêmes personnes font de longs séjours en dehors du Havre.
  • Il existe des communes rurales qui ont investi pour soutenir le commerce de proximité. Cette solution qui parait séduisante à une partie de l'assistance se heurte toutefois à son coût si on l'envisage pour une ville comme le Havre.

 

Voici mes notes en introduction de l'intervention de M. BERTRAND :

  • Le commerce de proximité est primordial pour une ville car c'est un lieu de rencontre et de convivialité. Finalement c'est quand il disparait que l'on découvre l'importance de son rôle. Je me souviens des difficultés posées par la fermeture de l'épicerie situé dans le quartier "les points cardinaux" du Havre.
  • C'est surtout indispensable pour les personnes âgées : lors des opérations de porte à porte nous avons rencontrés plusieurs personnes âgées vivant dans les communes de la codah et ayant déménagé pour vivre en centre-ville à cause de cette proximité du commerce.
  • Les Grandes Tendances du commerce de détails me semble être :
    • Forte perte d'activité du commerce de proximité depuis 30 ans.
    • Développement intense des super et hypermarchés dans cette même période.
    • Relatif échec du hard-discount plus récemment.
    • Le comportement du consommateur reste toujours attiré par des prix bas.
    • Nouveaux comportements vers le commerce équitable. J'ignore l'impact de ce type de commerce.
  • Les particularités Havraises :
    • Pouvoir d'achat : faible : 20% inférieur à la moyenne nationale.
    • Ville étendue avec plusieurs centres : les halles, le centre Coty, la rue de paris, sanvic, rouelles, sainte cécile, le rond-point, graville-soquence. Ce centre à multiple tête est une source de difficulté pour dynamiser le commerce.
    • Projet d'un nouveau centre commercial de centre-ville : Dock Vauban. Les difficultés de commercialisation des emplacements commerciaux dans les docks vauban ouvrent le risque d'une concurrence avec les commerces de centre-ville. Son ouverture programmée sans le Centre de la Mer et du Développement Durable sera un handicap transitoire.

Quels sont les atouts ? Quelle est la place, quel est l'avenir du commerce de proximité aujourd'hui ? voici les questions posées à M. Serge BERTRAND

A l'issu de la réunion j'ai tenté de répondre à la question suivante : Comment dynamiser le commerce de proximité ?

Le soutien de la puissance public au commerce de proximité pourrait s'inspirer de 2 principes :

  • Revaloriser le métier en proposant aux commerçants des formations pour la gestion, pour animer et dynamiser le commerce.
  • Assurer l'animation des quartiers et toujours prendre en compte les incidences sur le commerce lors des décisions sur la circulation dans la ville, le stationnement, etc...
  • Aide à l'embauche. En effet les grandes entreprises bénéficient plus facilement d'aide de l'état car elles sont mieux organiser pour obtenir des subventions. Soit on supprime totalement les aides aux entreprises (c'est ce que propose Didier Corpet dans son intervention du mercredi 23 mai 2007) et toutes les entreprises sont sur le même pied d'égalité soit il faut trouver un moyen pour que les petites entreprises surtout celle dont le rôle social est important bénéficient également des aides publiques. je rappelle également que les embauches dans les petites entreprises se font le plus souvent en CDI.

Merci, Marc Migraine

lundi 28 mai 2007

L'emploi

Voici une vidéo à propos des problèmes d'emploi au Havre.

Lire également le compte rendu de ma visite dans un centre d'apprentissage du Havre.

Réagir sur le thème de l'éducation en cliquant ici ou sur le thème de l'emploi

Le Président de la République au Havre demain

Demain je vais aller à la réunion organisée par Antoine Rufenacht en l'honneur du Président de la République, à l'Hôtel de ville pour les "corps constitués" à 16h30'.
Bien évidemment je souhaite pour la France que le Président de la République réussisse.

Au passage je précise que le grand meeting de Nicolas SARKOZY aura lieu aux Docks Océanes et non aux Docks Cafés comme on le lit, curieusement sur les panneaux d'affichages ou sur les invitations à 18h demain.

Je vous prie de trouver les raisons de mon vote en faveur de Nicolas SARKOZY au 2ème tour de l'élection présidentielle.

dimanche 27 mai 2007

Café citoyen sur l'économie : Invité Didier CORPET

 

Didier CORPET : Invité du café citoyen du mercredi 23 mai 2007 dans le cadre de la campagne législative de Marc MIGRAINE et Josepha RETOUT dans la 7ème circonscription en présence de Florent Saint-Martin et Bruno Bequet candidats dans la 8ème circonscription. Les notes d'introduction de Marc Migraine sont situées à la fin de ce compte rendu

Didier CORPET anime deux entreprises havraises qu'il a repris, associé avec leurs dirigeants, il y a 5 ans, membre élu de la chambre de commerce et d'industrie du Havre et Président des Entrepreneurs et Dirigeants Chrétiens de Normandie, il s’intéresse notamment aux questions de la formation et de la reprise d'entreprise.

En introduction didier CORPET indique qu'il y a un décalage entre ce que ressent l'entreprise dans son quotidien et l'image des difficultés de l'économie ressenties par l'opinion. Par exemple les entreprises des pays aux coûts salariaux faibles ne sont pas en concurence avec les sociétés que dirige M. CORPET.
le coût du travail en France est un faux problème pour lui car les vrais concurrents sont des entreprises européennes ou américaines aux mêmes coûts salariaux.

M. CORPET indique que plutôt discuter sans fin du partage du "gâteau" existant il faudrait mieux d’abord le faire grandir. Ce « gâteau » correspond à la valeur ajouté du travail surtout marchand, c’est ce que produisent les entreprises et notamment les PME. Avec une croissance mondiale de 4 à 5% par an il n'y a aucune raison pour que la France n'en profite pas, et qu’ainsi elle puisse mieux répartir ensuite les fruits de cette croissance.

Cette croissance est possible sous 2 conditions :

A) S'enrichir en acceptant les lois du marché.

Pour cela il faut 3 éléments principaux :

  • La consommation : Répondre positivement à la volonté des habitants de s'enrichir en augmentant leur pouvoir d’achat. S'enrichir car la vie coûte plus cher aujourd'hui qu'hier. Les français ont des besoins de communication, de déplacement ou de logement qui leur coûtent aujourd’hui plus cher qu’hier. Par exemple les téléphones portables, les ordinateurs, les ipods, l’nternet provoquent des dépenses qui n'existaient pas il y a 20 ans.
  • Les entreprises : Soutenir les entreprises pour qu’elles soient mieux présentes dans le marché global, valoriser la mondialisation au lieu de la dénigrer, aider les entreprises à exporter et à innover. Faire en sorte que l’image de l’entreprise soit valorisée parce que c’est elle qui crée la richesse dont tous ont besoin.
  • Les investissements : faire agir en commun les acteurs publics et privés pour favoriser les investissements qui soutiennent la croissance présente et préparent celle de demain, les investissements sont autant incorporels par la formation par exemple que corporels par les infrastructures telles que Port 2000 ici au Havre.

B) Avoir des entreprises compétitives :

Didier CORPET insiste beaucoup sur le besoin d'un meilleur dialogue social au sein des entreprises :
D'un côté il faut des bons employeurs qui savent gagner de l’argent en adaptant leurs entreprises à leurs marchés tout en étant respectueux de leurs salariés et en rémunérant correctement les efforts des salariés.
De l'autre côté il faut des salariés qui apportent leur travail, leur savoir-faire et leurs idées innovantes et qui ont l’envie que l'entreprise réussisse sans arrières pensées d’un autre age.

Didier CORPET est partisan d'apporter une formation sur le dialogue social aux entrepreneurs, aux cadres et aux syndicalistes. Il suggère la création d'un "diplôme" de patron qui pourrait être délivré aux repreneurs et aux créateurs d'entreprises par exemple. En effet les employeurs et les cadres ont une image trés négative du syndicalisme parce que celui-ci est trop souvent motivé par de intérêts personnels, politiques ou corporatistes.

Il faut casser les rigidités et les protections abusives du syndicalisme trop souvent coupé des réalités du monde du travail. Nombre d’élus du personnel et de délégués syndicaux ne mettent plus les pieds dans leurs entreprises depuis des années et cherchent à être élus pour se protéger eux-mêmes davantage plutôt que pour aider les autres salariés, ils deviennent ainsi non représentatifs en réalité.

La France a besoin de "missionnaires" pour changer les réticences des syndicalistes et des employeurs les uns envers les autres.

Concernant la flexibilité de l'emploi, didier CORPET, indique que le marché du travail est trés contrasté : pour 50% des salariés il n'y a aucune ou trés peu de flexibilité tandis que la flexibilité pèse tres fortement sur les 50% restants (les < de 35 ans ou > de 55 ans) qui sont dans une situation trés précaire.
Ceci ne lui parait normal. L’ennui c’est que les syndicalistes qui comptent aujourd’hui en France sont tous ou presque issus de la catégorie des privilégiés de la sécurité et sont entièrement décalés par rapport à la réalité de la précarité des autres. Ils défendent ainsi des rigidités qui font que la précarité des « autres » s’accroît.
Il est clair que dans ce « jeu » vicieux les entreprises participent en faisant peser toute la flexibilité sur ceux qui ne sont pas protégés : Quand une entreprise importante doit réduire la voilure que peut-elle faire ? Elle réduit le nombre d’intérimaires et la sous-traitance mais elle ne touche pas aux salariés « de plein droit » au risque d’une grève immédiate !

Concernant les tracas administratifs : didier CORPET est favorable à une simplification des demandes de subventions. En fait il considère qu'il serait mieux de diminuer voir de supprimer toutes les subventions aux entreprises en échange d'une diminution de l'imposition et des charges des sociétés.
Il est anomal que les entreprises (notamment les grandes) profitent du dédale et de la compléxité des modes d’obtention des subventions et deviennent ainsi souvent des "machines à tricher". C’est amoral et idiot : Combien d’heures sont ainsi perdues dans l’administration et dans les entreprises ?

En terminant son intervention Didier CORPET indique que les contrôles fiscaux, de l’URSSAF, ou de la DRIRE ne le gènent pas en ce sens que les règles doivent être respectées et que les contrôles sont logiques.
Mais encore faudrait il que les règles soient bien les mêmes pour tous et qu’elles soient établies en concertation et en bonne intelligence sans accumulations intempestives et contradictions nuisibles.
Les tracas insupportables par les entreprises ne proviennent pas de l’existence des règles mais de leurs complexités et des abus de pouvoirs de certaines administrations qui en résultent.

Le libéralisme dans lequel doivent s’inscrire nos entreprises pour réussir n’est pas du tout sauvage pourvu que les règles qui le contrôlent soient claires et simples et s’appliquent à tous.

L'assistance composé d'une trentaine de personnes s'est beaucoup interessée au besoin de rénover le dialogue social.

 

Notes de Marc MIGRAINE en introduction du café citoyen sur l'économie le mercredi 23 mai 2007 :

Mes Principes :

  • je suis favorable au système libéral tempéré par la démocratie.
  • je ne vois que 2 moyens d'enrichir un pays et d'avoir de la croissance et ainsi permettre de redistribuer des moyens vers les plus démunis :
    • travailler plus (jeunes - séniors)
    • ou travailler mieux (gain de productivité).

Quel est l'Etat de l'économie française ?

- La situation économique difficile de la France :

  • croissance moins forte que les pays de la zone EURO
    • déficit du commerce extérieur depuis 2004 : la France n'est pas capable de produire autant qu'elle consomme.
      L'industrie souffre d'une perte de compétitivité comme le souligne le point de conjoncture en mai 2007 de l'Union des Industries et Métiers de la Métallurgie : ses conclusions sont les suivantes :
      • Les entreprises françaises réalisent de moins bonnes performances à l'exportation que leurs voisins européens
      • Elles souffrent de nombreux handicaps : dégradation de la compétitivité-coût, lourds prélévements fiscaux et sociaux, faible durée du travail
      • Mais elles continuent d'investir et de distribuer du pouvoir d'achat à leurs salariés, malgré la forte dégradation de leurs résultats financiers.
    • Taux de chômage élevé.
    • Baisse relative du pouvoir d'achat par rapport aux autres pays européens : 6ème de l'OCDE en terme de PIB par habitant en 1980 nous sommes aujourd'hui 16ème.

     

  • Faiblesse de la création d'emplois marchands :

    • 85% des créations nettes d'emplois au cours des 25 dernières années ont concernés le secteur public cad qu'ils ont été financés par l'impôt.
    • Le nombre d'heures travaillées par salarié est le plus faible de l'OCDE (même si leur productivité est forte) :
  •  

  • la non-participation au marché de l'emploi est importante : 30% de la population active ne participe pas au marché de l'emploi : chômeurs, jeunes, pré-retraites (taux d'emploi des plus de 55 ans 37.5%).

  • Forte précarité des jeunes (plus de 80% des CDD concernent des jeunes de moins de 35 ans).

  • Faible création d'emplois en faveur des travailleurs peu qualifiés.
    La France cumule à la fois :
    • plus de jeunes travailleurs peu qualifiés qu'un grand nombre de pays industrialisés et
    • un coût du travail pour ce type d'emploi élevé proportionnellement au salaire médian. (1/3 des salariés en France sont rémunéré entre un et 1.2 SMIC).

La France ne peut continuer avec :

  • de moins en moins de croissance et
  • de plus en plus de dépenses sociales,

La France ne peut continuer car notre système se heurte à la quadrature du cercle : il faudrait à la fois moins d'impôt pour stimuler l'initiative et plus d'impôt pour financer l'enseignement supérieur, les infrastructures, la prise en charge des personnes âgées, la justice….

Les mesures que je préconise :

  • Encourager les petites et moyennes entreprises en leur réservant une part des marchés publics. La création de 2 emplois sans charge pour toutes les entreprises était une proposition particuliérement judicieuse de Francois Bayrou.

  • Encourager le secteur économique hautement qualifié :
    • En effet sur le marché des biens de qualité moyenne, la compétition est perdue d'avance en raison des coûts salariaux des pays émergents.
    • C'est sur le marché des biens innovants et de hautes technologies qu'un pays comme la France peut se développer.
    • Il existe des pays développés pour qui la mondialisation est un avantage : elle permet de baisser les prix de certains biens désormais importés tandis qu'elle ouvre des marchés immenses pour les produits des entreprises nationales.

  • Réformer l'enseignement supérieur et approfondir le lien entre l'enseignement supérieur et le monde économique.

  • Réserve d'emploi : pénurie de main d'œuvre. Ainsi certains secteurs connaissent une situation de pénurie au Havre : les métiers de l'artisanat, de l'hotellerie, de la restauration, du transport routier, de la santé.

  • Service public de l'emploi plus efficace et plus exigeant.
    • Schématiquement il y a 2 modèles de traitement de l'emploi :
      • Américain : faibles indemnités chômage, politique de reclassement des chômeurs peu active mais retour à l'emploi spontanément rapide.
      • Nordique : fortes indemnités chômage, mais politique de reclassement très active et efficace.

      La France doit choisir entre ces 2 modèles.

  • Créer une différence beaucoup plus grande entre les revenus du travail et les revenus de l'assistance.
  • On considère communément qu'il y a 3 freins au développement économique :
    • le cout du travail,
    • le manque de souplesse du marché du travail,
    • la compléxité du droit du travail et les tracasseries administratives.

    Est-ce-vrai ? et quelle est la part de chaque frein. voici la 1er question posée à notre invité Didier CORPET.

revenir au début du compte rendu

vendredi 25 mai 2007

Contribuables avant d'aller voter informez-vous

Tout au long de l’année parlementaire, il est proposé régulièrement à l’ensemble des députés, sans aucun a priori ou parti pris politique, de soutenir, concrètement, en signant, une proposition de loi ou un amendement qui pourrait améliorer les conditions des contribuables en France.

Ainsi, les positions de chaque élu sont comptabilisées, appréciées, et conduisent à la publication d’un Argus Parlementaire. Pour consulter la note (0/5 en 2005/2006 et 3.5/29 sur l'ensemble de la législature) de Jean-Yves BESSELAT, député sortant dans la 7ème circonscription cliquer ici :

mardi 22 mai 2007

Relancer la construction européenne

Je crois que L'Europe est la clé de notre avenir.
La construction européenne est nécessaire pour peser dans la mondialisation et organiser une concurrence juste avec les grandes puissances en développement comme la Chine et l'Inde en leur imposant les mêmes grandes règles (environnementales ou sociales) que nous.
Ce n'est qu'ensemble que les pays européens pourront peser dans la mondialisation et lutter contre le dumping social et environnemental.
Marc Migraine

Lire le résumé de l'intervention de Jean-Louis BOURLANGES (député européen UDF) au Havre le 9 février 2007 à l'invitation de la Maison de l'Europe pour les 50 ans du traité de Rome.
Lire également l'avis de Jean-Louis Bourlanges sur le projet d'intégration de la Turquie dans l'europe.

Lire le résumé de la conférence Erik IZRAELVEWICZ, directeur de la rédaction du journal "les échos" lors de sa venue au Havre en 2005. Le titre de sa conférence est "quand la chine change le monde".

lundi 21 mai 2007

Délinquance

3 mesures :

  • Une justice plus rapide de façon à permettre au délinquant de tourner rapidemment la page et de passer à un projet d'avenir.
  • des peines toutes réalisées y compris les plus petites ou les travaux d'intérêt général qui ne sont souvent pas exécuté par manque de moyens.
  • Ne pas alourdir les peines. En effet c'est bien facile d'augmenter la durée des peines de prison car il suffit de faire voter une loi par le parlement mais rendre les peines toutes exécutables c'est plus difficile et pourtant ce serait plus efficace.
    Traiter les maux de la délinquance préventivement en donnant à tous les jeunes une instruction minimale leurs permettant d'apprendre un métier.

lire la note consacrée à la sécurité et à la justice dans notre pays. vous pourrez faire des commentaires.

Justice et Sécurité

la justice doit être plus fermes envers les voyous et les casseurs afin de garantir la tranquillité publique.
La société doit indiquer à ses concitoyens dès leur plus jeune âge que la délinquance est une impasse et que seule la voie de la formation et du travail peut leur ouvrir l'avenir.
Une sanction vaut parfois mieux qu'un geste de compassion.

Lire la suite...

vendredi 18 mai 2007

La santé

IL y a 5 ans le financement du système de santé occupait toute la scène du débat politique sur ce sujet.

Désormais dans certaines régions et notamment au Havre la démographie médicale a pris le pas sur le trou de la sécu !


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