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L’UDI : ce parti du Centre dont la France a besoin

udi_reveil_bL’Election du Président de l’UDI est un scrutin par correspondance, à 2 tours : du 7 au 14 octobre pour le 1er tour et du 29 octobre au 12 novembre pour le 2ème tour. Le résultat de l’élection sera proclamé le 13 novembre.

A cette occasion je voudrais rappeler l’objectif et les valeurs de l’ UDI :

L’UDI est un parti pragmatique ; son objectif est d’adapter la France au Monde de demain et d’aujourd’hui en conservant son modèle social. Plus la France tarde à s’adapter plus son modèle social sera difficile à conserver.

Le monde aujourd’hui se caractérise par :

  • L’ouverture. Le monde est ouvert. La mondialisation de l’économie favorisée par la chute du communisme et l’avènement des technologies de l’information et de la communication augmentent les échanges entre pays et continents. Rien ne fait penser que cette ouverture va s’arrêter.
  • Un enjeu supra-national : l’écologie avec le risque de réchauffement climatique.
  • Le libéralisme. Le libéralisme a connu des travers comme celui de la crise de 2008 et des efforts de régularisation économique sont nécessaires : La finance doit être au service de l’économie et non de la spéculation. Les sanctions récemment administrées à l’encontre d’un certain nombre de Banques pour des fautes réalisées lors de la Crise économique montre bien que la Politique n’est pas inerte face à l’Economie.

Les valeurs de l’UDI

  • Libéral : Pour s’adapter à ce monde ouvert et concurrentiel, les entreprises françaises doivent améliorer leur compétitivité : baisse du coût du travail, transfert du coût de la protection sociale sur une assiette plus large (TVA ou CSG), assouplissement du droit du travail, encouragement de l’innovation et des secteurs d’activité nécessitant une main d’oeuvre hautement qualifiée, adaptation de notre système de formation et d’éducation, assouplissement des normes et règlements qui freinent le développement des entreprises.
  • Europe : Seule l’Europe, par sa taille, peut prétendre peser dans des négociations commerciales face à des mastodontes indiens, chinois, brésiliens, américains. C’est pourquoi nous sommes favorables à la solidarité européenne, à la relance de la construction européenne et au fédéralisme européen. L’Europe est notre seule arme pour maîtriser l’avenir.
  • Social : Il faut rassurer les Français sur les principaux éléments de notre modèle social : accès de tous au système de santé, à l’éducation, à l’indemnisation chômage, aux pensions de retraites. Mais des efforts doivent être faits sur le temps de travail (il est préférable de travailler plus que d’être au chômage), lutter contre le gaspillage, augmenter la différence entre le revenu du travail et celui des allocations sociales, réformer notre système éducatif.
  • Ecologie. C’est le défi du XXIème siécle : se développer économiquement tout en respectant l’environnement notamment sans brûler notre planète et hypothéquer la vie de nos enfants. Cette question concerne la planète tout entière : elle ne peut donc se régler qu’à l’échelle européenne et mondiale.
  • La Place de l’Etat : L’Etat doit être moins omnipotent, plus concentré sur la défense de l’intérêt général contre les différentes corporations qui ne cessent d’imposer leur intérêt. Le service public doit, également, gagner en efficacité.

Les réformes structurelles si nécessaires à la France s’inspireront de ces 5 principes.

Nous ne croyons ni en l’Etat providence du parti socialiste, ni en l’homme providentiel de l’UMP.
Nous refusons le simplisme le populisme, la démagogie, le repli identitaire, le nationalisme.
L’Etat doit protéger ses concitoyens mais il doit aussi nous donner, collectivement, les moyens de nous adapter au monde concurrentiel de demain.
Nous pensons que la France doit produire davantage pour financer ses dépenses.

Nous croyons que plus l’UDI sera puissante, plus les réformes de structure décrites ci-dessus pourront s’imposer au détriment des mesures démagogiques trop souvent mise en oeuvre à des fins électorales.
C’est pourquoi la France a besoin d’un parti du Centre puissant et nous invitons les Havrais et les Havraises à rejoindre l’UDI.

sortie de l’euro : un saut sans parachute !

euroUn récent sondage indiquait que plus de 85% des français ne font pas confiance au gouvernement pour rétablir la situation économique du pays.
Effectivement le gouvernement apparaît tétanisé par l’ampleur de la crise et prisonnier du discours économique, démagogique, du candidat Hollande et de la gauche avant 2012.
Il fait des annonces, dont certaines vont dans le bon sens, mais aucune mesure économique concrète n’est appliquée depuis 2 ans et 6 mois.
Le débat politique devient surréaliste quand des députés frondeurs demandent le changement d’une politique qui n’est qu’annoncée sans être jamais appliquée !

Face à ce désarroi  des français, à l’incapacité du gouvernement, l’extrême droite comme l’extrême gauche, jouant sur la nostalgie des français, prônent la sortie de l’Euro et le retour  au Franc. Il me semble que cette idée fait son chemin dans l’opinion.
Pour mieux réfuter cette idée,  je me fais l’écho de ce très bon article du journal le Monde de Gérard FONOUNI,  professeur d’économie, qui étudie les avantages et inconvénients d’une sortie de l’Euro.

Morceaux choisis :

Les inconvénients de l’Euro

« L’euro a ceci de particulier qu’il ne fonctionne bien que lorsque la conjoncture économique est bonne. Inversement il se fissure dès que des difficultés économiques surviennent, faute d’ajustement mutuel entre les Etats de la zone euro ».

« Le fonctionnement de la zone euro tel qu’il a été pensé à la suite du traité de Maastricht a atteint ses limites : un taux de change unique pour tous, n’est possible que si les situations économiques des membres de la zone euro sont identiques. »

« dès l’instant où l’hétérogénéité de départ n’a pas été corrigée, il n’a jamais été possible de  mettre en œuvre des politiques monétaires expansives en cas de ralentissement de l’activité économique, ni à l’inverse, de freiner l’activité économique dans des situations de surchauffe. »

« A défaut de pouvoir utiliser le levier monétaire à leur guise pour dévaluer leur monnaie, les Etats membres de la zone euro sont contraints de recourir à des dévaluations sociales  pour améliorer leur compétitivité. De telles restrictions sociales ne font qu’aggraver les inégalités et ne font que freiner davantage la demande intérieure des Etats en question.
Elles retardent d’autant la reprise économique et accentuent la montée du chômage. L‘euro a donc une part de responsabilité tant dans la faiblesse des remèdes utilisés pour lutter contre la crise actuelle que dans la mise en œuvre de politiques de rigueur. »

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Les conséquences d’un retour  au Franc

Dévaluation immédiate ….. et successive du franc

« Sortir de l’euro provoquerait une dévaluation immédiate du franc, ce qui renchérirait le prix de tous les biens importés, ces biens qui représentent aujourd’hui plus du tiers du produit intérieur brut (PIB). »

Renchérissement des biens importés – effondrement  de la consommation – explosion du chômage

« Cela provoquerait ainsi un appauvrissement généralisé, notamment des plus modestes et la consommation s’effondrerait durablement. A défaut de consommation intérieure, les entreprises licencieraient en masse, le chômage exploserait et les inégalités sociales se creuseraient. En outre, ce retour du franc dévaloriserait considérablement l’épargne des agents économiques. »

Ruine des épargnants – chute de l’investissement dans les entreprises

« Cette ruine des épargnants pénaliserait sévèrement les investissements et les entreprises asphyxiées par le crédit crunch fermeraient en masse. Face à ce risque économique généralisé, il serait illusoire de croire que la relance des exportations pourrait sauver notre économie. La baisse des tarifs des exportations liée à la dévaluation du franc serait doublement annulée par le renchérissement du coût des matières premieres importées et par l’inflation vertigineuse à laquelle notre économie devrait faire face. »

Climat de défiance économique et  rétablissement des barrières protectionnistes

Les dévaluations successives ….. »créeraient un climat de défiance nocif pour les échanges et pour la croissance économique. Ils conduiraient rapidement au rétablissement de barrières protectionnistes entre les Etats européens ayant quitté la zone euro. »

Alourdissement de la dette – augmentation des taux d’intérêt – fuite des capitaux

« L’instabilité monétaire provoquée par la sortie de l’euro, alourdirait la dette extérieure qui est libellée en euros, et qui et de fait, n’attirerait plus les investisseurs. La crainte d’une accélération de l’inflation ferait monter les taux d’intérêt et renchérirait le coût de la dette publique. »

« La fuite des capitaux deviendrait inévitable, l’investissement s’effondrerait et la perte de confiance dans la monnaie obligerait à des augmentations drastiques des taux d’intérêt qui empêcheraient tout retour rapide de la croissance. »

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« Pourtant si quitter l’euro est une voie périlleuse pour notre économie, y rester en l’état est aussi dangereux. L’euro souffre d’un déficit « d’Europe » et d’une absence de gouvernance économique collective. Une monnaie unique, suppose de franchir les étapes de l’intégration fiscale, budgétaire et sociale. » « Ces étapes ont toujours été repoussées pour finalement ne jamais se  réaliser et ce alors même, qu’elles permettraient de renforcer l’homogénéité des pays européens et de les rapprocher. Cela n’est jamais allé au-delà des mots. La crise a révélé cet inachèvement. »

Il est donc urgent de relancer  le processus d’intégration européen.

L’UDI s’affirme au niveau National comme en Seine-Maritime

udi_reveil_bAlors que l’UDI n’a que 18 mois d’existence, le parti du centre sort consolidé de ces échéances électorales et s’impose dans le paysage politique. Ainsi Catherine Morin-Desailly, Présidente de la Fédération UDI de Seine-Maritime, a félicité les nouveaux conseillers municipaux du Centre et de la Droite républicaine dans l’ensemble du département et de la Région Haute-Normandie. La réélection de la totalité des maires UDI sortants (Didier Peralta à Gruchet le Valasse, Pascal Houbron à Bihorel, Moise Moreira à Petiville, Pascal Martin à Montville, Blandine Lefebvre à Saint-Nicolas d’Aliermont, Jean-Nicolas Rousseau à Anveville, Hubert Saint à Saint-Martin de Boscherville, Franck Meyer à Sotteville sous le Val …) est une vraie satisfaction pour une formation politique qui n’a que 2 ans d’existence.

La stratégie d’union entre l’UDI et l’UMP, lorsqu’elle a été réalisée dès le 1er tour, a porté ses fruits. Preuve en est la réélection d’Edouard Philippe, soutenu par Valérie Egloff et Marc Migraine, au Havre, de Gilbert Renard, soutenu par Julien Laureau et Edouard Schmidt,  à Bois-Guillaume, Xavier Lefrançois (DVD) à Neufchâtel et les très belles  victoires au 2nd tour de  Marie-Agnès Poussier-Winsback (UMP), et de Raynald Maheut (UDI), à Fécamp, celle d’Hubert Dejean de la Batie (UDI) à Sainte-Adresse ou bien encore d’Yves Derrien (DVD) et de Jean Richard (UDI) à Eu …  Le rassemblement entre les deux tours, s’il a permis  à Mont-Saint-Aignan  une large victoire de Catherine Flavigny, sur le maire socialiste sortant, ne s’est pas avérée une stratégie payante à Rouen qui fait figure d’exception dans cette vague bleue.

 

A l’aune de ces résultats électoraux, et du basculement d’un nombre important de communes du département de Gauche à Droite, on ne peut que faire le constat du rejet de la politique menée par le président de la République et de sa majorité. Dans toutes les villes de Seine-Maritime, l’UDI a été un partenaire incontournable de l’UMP pour permettre la reconquête des villes. L’opposition ne se résume plus à la seule UMP. Il faut désormais compter avec l’UDI.

 

Force est de constater également, que ces élections ont confirmé l’implantation territoriale de l’UDI dans l’ensemble de la Seine-Maritime et de la Haute-Normandie (on notera la belle victoire de François-Xavier Priollaud à Louviers)  et le renouveau des centristes, que certains disaient « morts ou agonisants en 2008» sur la scène politique départementale. Ces élections municipales signent le retour du Centre comme 3ème force politique de notre pays et de notre département  en regard du nombre d’élus qu’il obtient.