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Baisse de la pollution atmosphérique en France depuis 15 ans

Quelle est l’évolution de la pollution atmosphérique en France depuis 15 ans ?
D’un côté, le nombre de voitures en circulation augmente, la densité urbaine s’accroît et de l’autre côté les moteurs polluent moins, les techniques d’isolations des maisons s’améliorent.
Quel est le bilan de ces 2 tendances lourdes ?

La réponse est dans le graphique ci-dessous :

graphe_pollution

Entre 2000 et 2015 :

  • Baisse de plus de 20% de la pollution aux PM10 et au Nox.
  • Stabilité des concentrations d’Ozone.
  • Chute vertigineuse des concentrations de SO2 dans l’air.

à Paris : Baisse de 35% des émissions de PM10.

graphe_evol_pollution_paris

Pour plus d’information sur la réduction de la pollution des moteurs de voiture lisez mon post du 23 mai 2015 en cliquant ici


graphe_emission_pm10_nox

graphe_emission_CO2_paris

Les chaufferies à bois installées au Havre ne sont pas polluantes

La ville développe plusieurs chaufferies à bois sur son territoire. En 2014 l’opposition municipale s’était émue du risque de pollution de ces chaufferies à bois.

L’occasion de faire le point sur la chaufferie à bois.

  • Pollution ?
    • Le chauffage individuel (feux de cheminée, insert, poêle à bois) est une source de pollution surtout aux particules (PM 10 et PM 2,5) car la combustion est incomplète. Il n’existe pas de réglementation.
    • Le chauffage collectif fait l’objet d’une réglementation (surtout pour les grosses chaudières). Dans le cadre de sa politique de développement durable, la ville s’équipe de chaudière à bois dont l’émission de PM10 est très faible (<à 20 particules par m3 : PPM). C’est le cas pour la chaufferie du stade Gagarine.
  • Emission de CO2 ?
    •  240 gr/kwh  pour le gaz
    • 329 gr/kwh  pour le fuel.
    • 15 gr/kwh  pour le bois. habituellement les émissions de CO2 sont considérée comme nulle pour le chauffage à bois. En effet il est considéré que le dégagement de CO2 par la combustion du bois est compensé par la croissance des arbres qui fixent le CO2 par la photosynthèse. Les 15 gr/kwh correspond aux émissions liées à l’acheminement du bois.
  • Approvisionnement : Le bois-énergie utilisé par les chaufferies à bois provient de la région. Ainsi plus de 1 Million de m3 serait disponible rien qu’en seine-maritime. En effet, il ne faudrait pas d’une façon ou d’une autre participer à la déforestation de la forêt amazonienne.
  • Les chaufferies à bois sont :
    • Le garage Cuvier (300 kW) aux granulés de bois
    • Les ateliers des Moteaux (70kw), avec consommation des sciures de l’atelier menuiserie
    • Le centre aéré Montgeon (130kW) avec création d’un mini réseau aux plaquettes forestières.
    • Le stade Gagarine (100kW) aux plaquettes forestières.
    • La chaufferie bois du réseau du Montgaillard, dans le cadre de la DSP, (12MW), aux plaquettes forestières.
    • Le chantier Espaces Verts Montgeon (35kW) aux granulés de bois.
    • Les jardins suspendus (2x100kW) aux plaquettes forestières, chantier en cours.
    • Et enfin école Jean Jaurès (130 kW),  travaux début 2017, aux plaquettes forestières.

Conséquences du réchauffement climatique en France

 

enneigement artificiel - neige artificielleQuelles sont les conséquences d’un réchauffement climatique en France :

  • Hausse du niveau de la mer avec des inondations du littoral. Le niveau de la mer au Havre a augmenté de 20 cm depuis 1945.
  • Intrusion d’eau saline dans les nappes d’eau souterraines : Avec la hausse du niveau de la mer, la pénétration d’eau salée dans les nappes s’amplifiera avec pour conséquence de les rendre saumâtres et impropres à l’usage. L’intensité de ce risque dépend de la nature géologique des côtes et des variations locales de la montée des eaux marines.
  • Baisse du débit des rivières. Les réductions seront fortes sur les grands fleuves (Loire, Rhône) voire extrêmes (Garonne, Adour). Les rivières de montagne et les petits bassins versants du Sud seront les plus affectés.
  • Baisse de l’enneigement en moyenne montagne.
  • Modification des régions viticoles : extension vers le Nord.
  • Vagues de chaleur : Avec une hausse prévue des températures moyennes estivales en France jusqu’à 3 à 5°c, l’augmentation de la fréquence, de la durée et de l’intensité des épisodes de vagues de chaleur sera forte. Les effets en cas de vagues de chaleur seront plus marqués dans les villes.