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Le mode de vie du Goéland

goeland_argente Le Goéland nuit à la tranquillité de beaucoup de nos concitoyens. Une bonne connaissance du mode de vie du Goéland est importante pour mieux appréhender le problème.

Vous trouverez ci-dessous l’ensemble des informations que j’ai collecté concernant le Goéland.

Les falaises normandes et anglaises constituent l‘habitat naturel du Goéland. En 1972, au Tréport est observé la 1er nidification de goéland en ville et en France.
Depuis le goéland a élu domicile dans toutes les villes du littoral normand. Arrivés au début des années 80 , Le Havre est la ville où les goélands sont les plus nombreux. C’est la raison pour laquelle des campagnes de stérilisation sont engagés, à la période des pontes oeufs_goeland(fin avril-début juin) chaque année de façon systématique sur la ville basse et à la demande des habitants sur la ville haute.
Cette méthode consiste à asperger les œufs d’un liquide spécifique rendant la ponte des goélands stérile. La stérilisation permet en effet de maintenir l’oiseau en couvée et de supprimer l’éclosion et l’élevage des jeunes, périodes où les goélands sont particulièrement bruyants. Les tentatives d’effarouchement n’ont pas été efficaces.
En 2013, 2768 couples de goélands argentés ont été observés sur la Ville contre 121 pour les goélands marins et 60 pour les goélands bruns.
Sans mesure de gestion, l’effectif augmenterait de 10 % par an. Les campagnes de stérilisation permettent de stabiliser (voire de diminuer un peu) le nombre de goéland en ville basse. La stérilisation est une opération soumise à autorisation annuelle du Ministère de l’Ecologie, du Développement Durable, des transports et du logement. La municipalité obtient ainsi  une dérogation au principe régissant les espèces  protégées.

oisillons_goelandEn France la population générale des goélands argentés est en régression. 75 000 Goélands argentés en 2006 contre 79 000 à la fin des années 90. Les Goélands marin et brun sont  en discrète augmentation.
Dans la région Havraise, le Goéland est moins présent sur son habitat naturel (haut de plage et falaises) et plus présent en ville. Le Goéland y trouve plus de confort, plus de tranquillité sur les toits, moins de prédateurs (faucon pèlerin) et plus de nourriture. A l’inverse dans son habitat naturel le goéland peut être dérangé par des promeneurs (surtout lors de la ponte), des prédateurs ou par des surcotes de marée noyant les nids en haut de plage.
Le Goéland se nourrit de mollusques, de poissons, de crustacés, de vers de terre , de petits mammifères et de détritus. Le Goéland Marin (rare) est le plus grand des goélands (envergure : 1,6m) ; il est prédateur pour de petits oiseaux (macareux moine, les puffins et les océanites).

goeland_femelleLes goélands nichent fin avril-début juin. Les œufs  donnent naissance à des oisillons un mois après. 40 jours après leur naissance (juillet) les oisillons apprennent à  voler  avec les encouragements bruyants de toute la famille goéland.
La mortalité des oisillons est de l’ordre de 40% avant l’age d’un an. A 4 ans les goélands peuvent se reproduire et leur durée de vie est de 30 ans.

Les goélands en ville  occasionnent de nombreuses nuisances  :

  • Le bruit : le niveau des émissions sonores peut paraître parfois élevé au moment de la nidification ou lors des 1ers coups d’aile des oisillons.
  • Les salissures (sur les toitures, façades, trottoirs, monuments, véhicules et passants) liées aux déjections et au transport de matériaux pour la construction de nids.
  • Les dégradations d’antennes de télévision et de toitures (l’amoncellement des matériaux qu’ils utilisent.
  • Les pelouses sont abîmées par les goélands qui « picorent » des verres de terre.
  • Rarement menaçants les goélands défendent leur nid en intimidant les individus s’en approchant. En ville, le goéland peut crier et voler très proche des passants afin de les éloigner de leur nichée. Ce comportement n’est observable que durant la période de nidification.

La coopération des Havrais est nécessaire au succès de la stérilisation des oeufs de Goelands.

Il est donc recommandé :

  • De faciliter l’accès aux toits aux équipes de spécialistes.
  • De ne pas ôter les œufs des nids, ce qui entraînerait une deuxième ponte.
  • De ne pas détruire les nids qui seraient alors rebâtis par le couple nicheur.
  • De ne pas nourrir les oiseaux, soit directement, soit indirectement.
  • De déposer les sacs poubelles aux horaires prévus.

les rats au Havre

rat_dessinLes rats au Havre, comme dans toutes les villes sont très nombreux. En général il faut compter 2 à 3 rats par nombre d’habitants. Les rats vivent dans les égouts où ils se nourrissent de matières organiques (nos propres déjections !). Ainsi ils participent à l’entretien des égouts des villes. Ils sortent des égouts lors des modifications du niveau d’eau ou lorsqu’ils sont dérangés comme ce fut le cas avec la construction du Tramway au Havre expliquant la présence de rats dans les jardins du centre-ville du Havre.
Une fois sortis des égouts, les rats apprécient la vie en plein air dans nos jardins et surtout près des aires de jeux pour enfants où ils se nourrissent des restes du goûter. Les rats sont omnivores. Pour éviter leur prolifération Il est important de ne laisser aucun déchet ou aliment traîné sur la voie publique.

Le rat ne vit quelques années et atteint la maturité sexuelle à 3 mois. Il se reproduit au rythme de 2 à 3 portées par an. Chaque portée contenant 5 à 10 rats.

Le rat ne transmet plus la peste (la moitié des populations européennes a été décimée à la fin du moyen âge) mais peut transmettre la leptospirose par son urine et la streptobacillose par morsure. Ces 2 infections se soignent facilement par antibiotique dès lors que le diagnostic est fait. Le rat fait plus de dégât par souillure que pour se nourrir.

Ainsi la municipalité s’engage, (après une pré-campagne en juillet) à  une importante campagne de lutte anti-rats du 12 au 18 novembre inclus.
Les sites concernées sont :
–          Le square Saint-Roch
–          Le square Erignac
–          Le square Armand Salacrou
–          Les jardins de l’Hôtel de ville
–          La place jules Ferry

Chaque massif concerné sera clôturé par des barrières où seront installés des panneaux d’information « Dératisation en cours ». A chaque entrée des squares, et sur les barrières autour du massif pour l’Hôtel de Ville, seront placés les panneaux réglementaires avec le nom de la matière active et le numéro de téléphone du centre anti-poison (Lille : 0 800 59 59 59). Les installations auront lieu dès le mercredi 12 novembre au matin.

Pour le cas particulier du square Saint Roch, celles-ci seront réalisées en fin de journée du 12 novembre. Le site sera alors interdit au public, ce jusqu’à la réouverture du parc le 19 novembre matin.

 

Estuaire de la Seine

reserve_hodeMardi 9 septembre j’ai eu le  plaisir de visiter la réserve naturelle de l’Estuaire avec les responsables de la maison de l’Estuaire.

La réserve naturelle de l’Estuaire de la  Seine a été promulguée en 1997. Elle comprend 8500 hectares dont 4500 de surfaces terrestres.

Les surfaces terrestres sont composées :

–         Roselière : 1000 hectares de roseaux : la plus grande roselière en eaux saumâtre de roseauxFrance après la Camargue. Elle contient également plusieurs plantes rares : la grande angelique, l’oenanthe safrani et surtout la Liparis de loesel : orchidée rare. Sa présence dans l’Estuaire de la Seine est unique en Haute-Normandie mais assez répandue dans le Nord de la France. 16 espèces sont déclarées envahissantes dans la réserve dont la renouée du japon, la verge d’or….

Le creusement du chenal de Rouen et le comblement de l’appontement (ou estacade) du bac du Hode dans les années 60 ont été responsable de la disparition de nombreuses vasières transformées en roselière.

 

–          Zone subhalophile (200 hectares) : contient des roseaux et des prairies – d’une biodiversité très riche car contient de l’eau saumâtre de salinité intermédiaire. Des sondes permettent le suivi de ces paramètres.

–          Les mares orphelines (non chasse) ou mares de chasse : gabions.

–          Marais de Cressenval : entre l’autoroute et le canal de tancarville : Le marais est alimenté par des sources d’eau douce venant du pays de caux.

–          Prairie humide (1684 ha de pâturage).

–          Surfaces cultivées : 230 ha

–           Reposoir sur  Dunes : zone classée « réserve tampon » avec la réserve naturelle observatoiresituée en aval du pont de Normandie– plusieurs dunes, reposoirs d’oiseaux migrateurs : limicoles (oiseaux des vasières), canard, cignes, cormoran, spatules, hérons, avocettes. Ces dunes ou îlots sont entourés d’eaux dont le niveau est fixe (mais peu varié). L’accès à l’observatoire se fait sur un chemin entouré de douves. La présence de libellules et de nombreuses grenouilles témoignent de la qualité de la biodiversité.

Beaucoup de terrains sont la propriété des ports du Havre et de Rouen.

Le niveau d’eau des marais est géré, artificiellement par  des vannes. Pour plus d’explications cliquez ici

–         Les 5 zones maritimes de l’Estuaire de la Seine : feront l’objet d’un prochain billet.

reserve_rive_sudLa Maison de l’Estuaire a pour rôle de faire découvrir la réserve au public (accueil de nombreux scolaires, salle pédagogique au pont de normandie) et de gérer la réserve naturelle de l’estuaire en essayant de faire cohabiter les différents acteurs de la réserve. Ce n’est pas une tâche facile – les dégradations régulières de vannes ou le saccage des locaux de la maison de l’estuaire l’été dernier témoignent de tensions importantes. Un recours a été  déposé (par les associations écologistes) contre le nouveau plan de gestion de la réserve naturelle.(en attente du jugement)