Un nouveau centre de recyclage en remplacement du centre des moteaux

Après Octeville-dur-Mer, Montivilliers et Havre Sud, le centre de tri et de recyclage du Havre Nord a été inauguré vendredi en remplacement de l’ancien centre, rue des Moteaux.
Le site de 16 000 m² pourra accueillir 40 véhicules simultanément,le nouveau site propose 31 filières de recyclage (radios médicales, solvants, acides, produits phytosanitaires…) pour un coût de 5,7M d’euros.
La Codah s’inscrit « également dans une démarche solidaire en créant un espace réservé aux associations pour faciliter le don d’objet et leur réemploi dans la cadre de l’opération « Ambition zéro gâchis ». « D’ici 2019, 25 M d’euros auront été investis pour que chaque habitant de l’agglomération havraise dispose d’un équipement de dernière génération à moins de 15 minutes de son domicile », a précisé Luc Lemonnier, maire du Havre et président de la Codah.

Centre de recyclage Havre-Nord, 25 rue du Capuchet (accès par les rues Irène Jolio-Curie et Maryse Bastié) uniquement accessible aux particuliers. Ouverture du lundi au samedi (également les jours fériés sauf 25 décembre, 1er janvier et 1er mai) de 8h30 à 12h et de 14h à 18h, le dimanche de 8h30 à 12h30.

investissements importants dans la Zone Industrielle et Portuaire du Havre

Après 145 millions d’euros investis sur la zone industrialo-portuaire du Havre en 2016, les acteurs majeurs de la logistique poursuivent leurs investissements avec 287 millions d’euros pour 2017.
Bolloré Logistics inaugura, en septembre, 24 000 m2 d’entrepôts construits sur le PLPN2, près du terminal multimodal. Le groupe dispose au total de 110 000 m2 d’entrepôts en Normandie, dont 39 000 m2 au Havre ce qui constitue le  »premier hub maritime en France » d’après Bolloré.
D’autres projets sont en cours ou à venir menés par : Normandie Logistique pour 20 000 m2 d’entrepôts, Panhard avec un accord portant sur le développement de 135 000 m2 sur le PLPN2, Alsei pour un bâtiment de 41 000 m2 sur le PLPN1. Le havrais Seafrigo démarre la construction d’un parc à conteneurs, d’un entrepôt froid et de deux entrepôts du le long du canal de Tancarville.

La pollution contrôlée des navires de croisière faisant escales au Havre

Jean-Baptiste Gastinne rassure les élus  sur la pollution des navires de croisière avec 3 arguments :

  1. La première raison est que depuis le 1er janvier 2015, le Havre est soumis, comme tous les ports de la Manche, de la mer du Nord et de la mer Baltique, à une directive européenne qui impose aux navires qui font escales dans ces ports, soit d’utiliser des carburants beaucoup moins sales que ceux d’avant – avec des taux de souffre qui sont dix fois moins importants que les autres qui étaient utilisés habituellement – soit d’installer des équipements sur les navires de croisière qui lavent les fumées, qu’on appelle des scrubbers. Autrement dit, l’équivalent des pots catalytiques que nous avons sur nos voitures, mais évidemment dimensionnés à l’échelle des navires de croisière. Je rappelle que c’est pour cette raison-là, parce que les navires de croisière avaient à faire des investissements pour laver leurs fumées, que nous avons eu une baisse de l’activité croisière en 2015. Les paquebots étant immobilisés pour que ces équipements soient installés à bord.
  2. Deuxième élément, le navire Aida Prima est passé des fuels lourds, ou plus légers, au GNL (gaz naturel liquéfié). Ce navire est justement celui qui escale au Havre toutes les semaines. Tous les mardis ! Ce navire, qui est le seul aujourd’hui à fonctionner au gaz naturel liquéfié, représente le tiers de nos escales puisqu’il vient toutes les semaines, avec 50 escales, et nous attendons 140 escales en 2017. Vous voyez donc que c’est plus du tiers de nos escales. Autrement dit, plus du tiers des escales au Havre sont faites par le navire qui est le plus vertueux de la flotte des paquebots de croisière.
  3. Puis, dernier élément, le port du Havre s’est inscrit depuis longtemps dans une politique environnementale assez ambitieuse, il a d’ailleurs été récompensé en étant labellisé Best green port in Europe pendant deux années consécutives. Aussi, une des politiques qui est récompensée est le choix du port d’offrir aux navires les plus vertueux, sur le plan environnemental, une réduction sur les droits de port afin d’encourager la venue au Havre de navires vertueux sur le plan environnemental. Les navires sont classés dans un index environnemental, c’est l’index environnemental des navires, et le port offre une ristourne assez intéressante aux navires qui escalent au Havre et qui sont vertueux. Il se trouve que, jusqu’à présent, cette ristourne était limitée à deux types de bateaux : les porte-conteneurs d’une part, et les rouliers. Aussi, la CODAH et le port du Havre viennent de décider d’étendre cette ristourne aux paquebots de croisière et cette disposition va donc s’appliquer très prochainement.Voilà les trois éléments qui doivent nous conforter dans l’idée que la croisière a un avenir ici, que nous avons intérêt à développer la croisière.