Quel air sort des pots d’échappement de nos voitures ?

pot_echappementAir-Normand estime la part des transports dans les émissions de PM10 et de PM2,5 respectivement à 23% et à 28% en Haute-Normandie sur l’année 2014 des émissions totales.

les pots d’échappements de nos voitures (diesel ou essence) émettent 4 polluants :

  • Des particules fines (PM10 ou 2,5).
  • des oxydes d’azote
  • du monoxyde de carbone
  • des Hydrocarbures.

Le CO2 n’est pas pris en compte car il n’affecte pas la santé. Notons que la faible consommation des moteurs diesels leur permet de moins émettre de CO2 : c’est mieux pour la lutte contre le réchauffement climatique.

Ces polluants sont soumis à des normes Européennes dites « Euro » depuis 1991, numérotées de Euro 0 à Euro 6 pour les voitures particulières et de Euro I à Euro VI pour les véhicules commerciaux. La norme Euro 5 en vigueur depuis 2011 sera remplacée pour les véhicules particuliers en septembre 2015 par la norme Euro 6. Cette norme est déjà en vigueur depuis le septembre 2014 pour les véhicules utilitaires :

 selon le site argus.fr Euro IV (01/01/05) Euro V (01/01/09) Euro VI (01/09/14)
Essence Diesel Essence Diesel Essence Diesel
Oxydes d’azote(NOx) 80 250 60 180 60 80
Monoxyde de carbone(CO) 1 000 500 1 000 500 1 000 500
Hydrocarbures(HC) 100 100 100
HC + NOx 300 230 170
Particules (PM10 et 2,5)   25 5 5 4,5 5

L’analyse de ce tableau montre que, pour les moteurs diesels, la norme Euro 5 (2009-10) a divisé par 5 les émissions de particules fines et la norme Euro 6 (2014-15) divise par 3 les émissions d’oxydes d’azote et par 2 les émissions de monoxyde de carbone.
Ainsi un véhicule particulier diesel rejetait en 1960 : 1200 mg/km, contre 30 mg/km en 1998 et « moins de 1mg/km » en 2011.

Ces améliorations considérables doivent être tempérées par le temps de renouvellement du parc automobile : 25 à 30 ans en France. Ainsi les diesels les plus polluants (< l’an 2000) représente 27% du parc en circulation (19 millions de véhicules). De même ces résultats sont obtenus dans des conditions optimales de conduite probablement différentes de la conduite en ville.

Dans les villes européennes, la part de la voiture dans la concentration atmosphérique en particules fines est prépondérante et rend particulièrement efficaces les politiques visant à interdire les véhicules les plus polluants des centre-villes. Plus de 200 villes européennes ont pris de telles mesures. La France adepte depuis 2012 d’une politique écologique « non punitive » refuse d’adopter des solutions efficaces comme le dénonce le journal Le Monde du 14 decembre 2013 : « Décidée par le gouvernement de François Fillon en 2010, la création de « zones d’action prioritaires pour l’air » dans huit agglomérations avait été avortée en septembre 2012 par Delphine Batho ». « La ministre de l’écologie avait alors annoncé un « plan d’urgence », sans ambition, qui reposait principalement sur des plans locaux de protection de l’atmosphère insuffisamment contraignants. »

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