Archives mensuelles : janvier 2015

Drame de Charlie Hebdo : Maintenant on fait quoi ?

charlie_hebdoComme tous les français j’ai été bouleversé par les drames de Charlie Hebdo et de l’hypercasher de Vincennes.
Ces événements tragiques sont, malheureusement, le résultat d’un mélange explosif : Intégrisme musulman et Echec de l’intégration à la française laissant des jeunes sans emploi, sans formation et totalement désœuvrés. 

A la suite des émeutes de 2005 de lourds investissements ont été fait pour améliorer l’urbanisme des quartiers périphériques de nos villes et des banlieues. Mais rien n’a été fait pour favoriser l’intégration des jeunes issus de l’immigration.

La question reste entière : Maintenant on fait quoi ?

Un certain nombre de réformes est, à mon sens, nécessaires :

  • Un 1er groupe de réformes consiste à  renforcer les prérogatives régaliennes (Police, Armée,  Justice) de l’Etat et  réduire l’Etat providence (moins de dépenses sociales à l’exception de l’éducation) afin de compenser le coût du renforcement des fonctions régaliennes car il est impossible de s’affranchir des contraintes budgétaires.

Le 2ème groupe de réformes demande au préalable d‘accepter une réalité que nous ne voulons pas admettre.  Manuel Valls a eu le courage d’asséner un certain nombre de vérités lors de ses voeux à la presse, la semaine dernière.

Il faut, à mes yeux, admettre 3 constats à partir desquels des mesures pragmatiques pourront être prises :

1) Dans nos villes françaises cohabitent des  communautés sociales ou ethniques, loin de l’idéal républicain de mixité sociale.

2) L’intégration à la Française laisse de côté beaucoup trop de jeunes issus de l’immigration, ou issus de milieux défavorisés sans espoir d’insertion dans la société française. Les plus fragiles d’entre eux sont la proie des intégristes.

3) L’égalitarisme en matière d’éducation ne corrige pas les inégalités sociales.

Accepter ces constats signifie qu’il est possible d’étudier finement les attentes et les difficultés des communautés pour y apporter des réponses précises.

Notre idéal républicain de mixité sociale, d’égalité des chances et de promotion sociale par la méritocratie n’est pas perdu, bien au contraire, mais notre modèle d’intégration et de promotion sociale doit se réformer en urgence.
Ce modèle est fondé (trop ?) sur la réussite scolaire qui permet, heureusement, à de nombreux jeunes de s’insérer correctement dans la société française mais qui produit chaque année 60 000 illettrés et 150 000 jeunes sortant du système scolaire sans formation.

  • C’est pourquoi un 2ème groupe de réformes  consiste à lutter contre le décrochage scolaire. En France l’intégration passe avant tout par l’Education Nationale. Le décrochage scolaire est un drame plus important que dans d’autres pays où l’insertion sociale et l’emploi passent par la scolarité mais aussi par la « formation sur le tas » dans des entreprises grâce à une flexibilité beaucoup plus forte du travail.

La lutte contre le décrochage scolaire est décisive car le décrochage scolaire est source de chômage et de délinquance. Les événements récents ont montré le passage de la délinquance au djihad intégriste.

A cause du manque de mixité sociale le recrutement des écoles est relativement homogène en fonction de leur localisation. Ainsi il est relativement facile d’adapter la pédagogie et l’enseignement en fonction des écoles. Malgré toutes les actions sociales des collectivités locales, l’environnement culturel d’un enfant du centre-ville est très différent de l’environnement culturel d’un enfant habitant dans un quartier périphérique.
Corriger cet environnement culturel inégal pour conserver l’égalité des chances demande une adaptation de l’éducation bien plus importante que celle existante à travers les Réseaux d’Education Prioritaire.
En tant qu’élu local j’attends du gouvernement et des enseignants une adaptation de la pédagogie et de l’enseignement en fonction des écoles et du niveau des élèves avec l’objectif de donner à tous un socle de connaissances fondamentales et une formation. 1er pierres à l’intégration.

Partenariat Haropa avec Caen et Cherbourg

 

haropa_bHaropa vient de signer une convention de partenariat triennal avec Ports Normands Associés (PNA), un syndicat mixte regroupant les ports de Caen et Cherbourg. Objectif : faire face à la concurrence des ports du Benelux.
Axes de travail retenus : le projet de navettes de transport maritime de conteneurs Caen/Le Havre, les croisières, le gaz naturel liquéfié et les énergies marines renouvelables. L’objectif est qu’il n’y ait pas de concurrence entre ces différents ports français mais bien un travail concerté.

Au cours de la cérémonie de début d’année organisée par le Groupement havrais des armateurs et agents maritimes (Gham), les représentants des 42 armateurs et agents maritimes membres, ont exprimé leur espoir de voir le port du Havre dépasser les 2.5 millions d’EVP en 2015 et pourquoi pas franchir le cap symbolique de 3 millions d’EVP. Ils fondent de grands espoirs sur la nouvelle plateforme multimodale qui devrait être opérationnelle en avril. Le Gham est optimiste pour les mois à venir en raison de la capacité du port à accueillir les très grands navires dont les derniers MSC qui dépassent 19 000 EVP.